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Politique

Encore une histoire de mœurs qui va agiter les eaux de la lagune Ebrié.

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Après la fameuse affaire d’apologie du viol impliquant l’animateur vedette de télé Yves de M’Bella et son invité présenté comme un prédateur sexuel récidiviste repenti et qui avait simulé des actes de viol sur le plateau d’une télévision privée, voilà une autre affaire de fesses qui va encore défrayer la chronique. Cette fois-ci, ce n’est plus un Ivoirien tartempion qui sera au cœur de la polémique, mais plutôt une personnalité politique, qui plus est membre d’un gouvernement.

Il s’agit de Kouadio Konan Bertin, plus connu sous l’acronyme « KKB », qui est visé par une plainte pour agression sexuelle. En effet, une enquête a été ouverte contre lui suite au dépôt d’une plainte pour viol par une chanteuse ivoiro-camerounaise. Les faits selon la plaignante se seraient déroulés en avril dernier à Divo, une localité située à près de 180 kilomètres de la capitale économique, Abidjan.

Se prononçant sur de telles allégations lors d’une émission à la télévision nationale, « KKB » a rassuré ses compatriotes, affirmant la main sur le cœur n’avoir rien à se reprocher. Mieux, on apprendra plus tard qu’il a déposé à son tour une plainte contre son accusatrice pour « escroquerie » et « diffamation ». En attendant donc d’en savoir davantage sur cette affaire d’alcôve, on ne peut s’empêcher de se poser un certain nombre d’interrogations dont la principale est de savoir si derrière tout ça, il ne se cache pas un quelconque règlement de comptes politiques. La question mérite d’être posée quand on sait que l’actuel ministre de la Réconciliation nationale, qui a longtemps joué au trublion dans son parti politique d’origine le PDCI-RDA, n’y a pas laissé que des amis. Pire, ces détracteurs lui font porter la bure de traitre de service dans la mesure où il a fait fi du mot d’ordre de boycott de l’opposition lors de la dernière présidentielle en se portant candidat.

Bien lui en a pris puisque malgré son maigre score de 1,99% des suffrages exprimés, il a hérité d’un portefeuille ministériel. N’oublions pas qu’en Afrique et même sous d’autres cieux, les fesses sont une arme de destruction totale d’un adversaire politique. Ce n’est pas Ousmane Sonko, chef du parti Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), véritable poil à gratter du pouvoir, qui dira le contraire. En effet, il est lui aussi poursuivi depuis le 3 mars 2021 pour « viols et menaces de mort » suite à une plainte déposée par Adji Sarr, une jeune femme qui travaillait dans un salon de massage de Dakar.

Akodia Ezékiel Ada


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