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Politique

Libre opinion :Viol présumé :KKB bourreau ou victime ?

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D'emblée, il faut dire que nous condamnons tous le viol car c'est un crime. Un crime passible de lourdes peines. Mais, une accusation de viol, repose sur des preuves irréfutables dont un certificat médical. De simples déclarations ou audios ne sauraient constituer des preuves.

Selon différents témoignages, cette dame, une artiste camerounaie, Sophie Dencie, et KKB se côtoient depuis longtemps, intimement. Les deux auraient fait plusieurs "missions" ensemble et même tard dans la nuit. Elle aurait donné un coup de main à KKB candidat à la présidentielle d'octobre 2020. Elle attendait donc d'être payée par le candidat devenu entre temps ministre. Un retour donc sur investissement. Las d'attendre, elle passe à l'offensive. Une histoire de viol voit le jour. Quelques mois après un séjour dans un hôtel à Divo. Elle affirme disposer de photos du ministre nu, alors qu'ils se trouvaient tous deux en chambre. Des photos prises sans doute à l'insu de ce dernier. Comme si elle planifiait quelque chose.

Elle et son mari ou manager ont sans doute compris qu'ils pouvaient tirer profit de ces photos en menaçant de les publier et en accusant le ministre de viol. Et briser ainsi sa carrière politique. Il faut lui proposer un arrangement à l'amiable. Qu'il paye des dizaines de millions de cfa. Un cyberactiviste entre en scène et offre ses bons offices. Lui aussi veut " manger" dans l'affaire. C'est la conclusion à laquelle je suis parvenu après écoute de différents audios. Mais, je peux me tromper. Ce sont mes analyses en attendant d'autres pièces du dossier.

Mais, des questions s'imposent: Pourquoi a-t-elle accepté de dormir dans la même chambre d'hôtel que KKB ce 9 avril 2021? Pourquoi n'a-t-elle pas insisté pour avoir une chambre séparée ? Pourquoi n'a-t-elle pas immédiatement porté plainte après le viol dont elle dit avoir été victime? Pourquoi est-elle allée jusqu'à Tunis quatre mois après les faits pour des examens médicaux qu'elle aurait pu faire sur place à Abidjan ? Beaucoup de zones d'ombres dans cette affaire qui a tout l'air d'un chantage dans le but de gagner de l'argent, beaucoup d'argent. On attend la preuve irréfutable du viol à travers un certificat médical. On attend aussi que le mis en cause donne sa version.

Jusqu'à preuve du contraire, le ministre KKB n'a violé aucune femme. Juste une accusation. Pas plus. Il bénéficie de la présomption d'innocence. Rien n'indique aussi que la dame a été vraiment violée. Juste ses déclarations. Pas plus.

Nous condamnons tous le viol mais en tant que homme, nous pouvons aussi être victime de fausse accusation, de chantage, parce que notre situation sociale aurait tout simplement changé. Nos "petites femmes" ou copines, aujourd'hui consentantes, pourraient demain nous accuser de viol simplement pour se venger. Pour nous faire payer une rupture mal digérée.

Il faut sortir des accusations gratuites parce qu'on veut "abattre" un ministre qualifié par certains de traître. Si les preuves sont réelles alors KKB devra subir la rigueur de la loi. On attend donc les preuves de la dame. Et que justice soit faite.

Sachons avec qui marcher. Surtout quand on est une personnalité publique. Et sachons surtout tenir notre ceinture.

Georges Ibrahim Tounkara



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