Les pouvoirs publics ne restent pas indifférents aux difficultés financières que suscite la cherté de la vie, dans les différents ménages ivoiriens. L’illustration en est bien, la rencontre des acteurs des filières des produits de consommation courante, afin de les exhorter à tenir compte de l’incapacité financière de nombre de familles à faire face à cette augmentation des coûts de leurs produits.. Pour ainsi, éviter toute majoration exagérée de leurs prix, tel que certains d’entre eux le faisaient. S’appuyant en cela, sur les facteurs aussi bien endogènes qu’exogènes, explicatifs de la surenchère. Il s’agissait au final d’amener les uns et les autres, à humaniser un tant soi peu, ces majorations bien que légitimes pour la plupart, mais tout en demeurant réalistes et respectueux des marges bénéficiaires autorisées. Pénible exercice, dont les garanties de succès restent tout de même minces et aléatoires à bien des égards. Tant il est vrai que le ministère du Commerce, quelle que soit sa bonne volonté et sa détermination effective à combattre la hausse anarchique des prix, ne saurait suivre individuellement chaque vendeur et revendeur des produits concernés. Afin qu’ils ne dépassent pas les niveaux de majoration autorisés.
Voilà bien, une réalité qui explique toute la nécessité pour les consommateurs que représente la population dans son ensemble, à ne plus se contenter de dénoncer à tout venant, la hausse des prix. Mais, à s’impliquer pleinement dans la recherche des solutions à même de réduire les effets économiques, de cette fâcheuse situation pour la plupart des Ivoiriens. Et c’est en cela que cette solution préconisée par le Comité de lutte contre la vie chère, mérite notre attention à tous. En fait, elle consiste pour la population à s’adapter à la consommation des produits locaux de saison. Autrement dit, lorsque que certains produits agricoles auxquels l’on est fortement habitué pratiquement à tout moment de l’année, voient leurs coûts majorés sur les marchés ; à cause de leur rareté imputable au fait que la saison ne sied pas à leur production, surtout à grande échelle, comme c’est justement le cas actuellement ; il est bienséant de changer d’habitude alimentaire. En se déportant tout simplement sur la consommation des produits agricoles, de la saison en cours. Une solution géniale en soi, qui pourrait amoindrir quelque peu les dépenses alimentaires. Etant donné que les prix de ces produits de saison, sont en ce moment abordables, grâce à leur profusion sur les marchés.
En vérité, cette façon de procéder n’est pas une nouvelle trouvaille toute faite. Elle est déjà de mise dans les habitudes alimentaires des populations rurales. Une pratique à ce jour méconnue des ménages citadins, qui ont plutôt développé d’autres habitudes alimentaires, les rendant presque strictement dépendants d’un certain type d’aliments, qu’ils consomment au quotidien. Il est donc temps, d’adopter et surtout de vulgariser cette variation des habitudes alimentaires, au gré de nos saisons agricoles. Toute chose qui contribuera quelque peu, à ne plus s’alimenter de jour comme de nuit, exclusivement avec le même produit. Tel que le déconseillent du reste les nutritionnistes, qui exhortent plutôt à une diversification constante et régulière de notre alimentation.
Moussa Ben Touré
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COMMENTAIRES
Publié le :
16 août 2021Par:
Lago TapeRien de nouveau dans cette pretendue solution geniale. Au marche, on vend ce qui est de saison et c'est ce que la menagere Ivoirienne achete. Si par exemple, ce n'est pas la saison des mangues, des Avocats ou des ignames, et bien, vous n'en trouverez pas au marche. "Moussa Ben Toure" raconte du n'importe quoi pour essayer de nous faire avaler que la vie chere est le fait des ivoiriens qui veulent manger des produits hors-saison. C'est faux et archi-faux!publicitéPLUS D'ARTICLES
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Publié le :
26 août 2021Par:
Forestier de Lahou