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Politique

Côte d'Ivoire : regarder l'avenir avec des institutions fortes

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Ouattara, Gbagbo, Bédié, Soro, tous ont leur part de responsabilité dans le drame que nous avons connu avec la crise postélectorale de 2010-2011.

Laurent Gbagbo en tant que président de la République à cette époque. Quand on dirige un pays, et qu'il y a des morts , la responsabilité première vous incombe en tant que garant de la paix et de la stabilité. Il n'a pas pu empêcher la rébellion et la crise postélectorale qui a fait des milliers de morts. Il avait pour devoir notamment de nous maintenir dans la paix. Et il n'a pas pu le faire. Certains diront qu'il a été acquitté par la Cpi. C'est vrai. Mais des gens se sont battus pour lui et ont tué en le défendant, en défendant son pouvoir. Cela est indéniable. Il n'a pas pu maintenir le pays dans la paix.

Alassane Ouattara en tant que protagoniste de la crise postélectorale. Car pour faire une guerre, il faut au moins un adversaire. Et Gbagbo a fait la guerre avec des adversaires. Autant ceux qui soutenaient Laurent Gbagbo, ont commis des crimes, autant ceux qui le combattaient en ont commis. C'est une vérité indéniable. Et si Ouattara avait accepté, au nom de la paix, de s'opposer au recours à la force, on aurait sans doute évité tous ces morts.

Henri Konan Bédié en tant que soutien de l'un des protagonistes, à savoir Alassane Ouattara, a sa part de responsabilité. Si vous soutenez quelqu'un dans un combat qui fait des morts, vous avez vous aussi, votre part de responsabilité. Cela est indéniable.

Guillaume Soro, en tant que chef des ex rebelles et soutien d'Alassane Ouattara, a sa part de responsabilité. Il était sur le terrain avec les militaires. Pour l'influence qu'il avait sur les chefs de guerre, il a sa part de responsabilité.

Pour aller à la paix, il faut d'abord que chacun reconnaisse sa part de responsabilité et fasse amende honorable. Il n'y a pas d'un côté des anges et de l'autre des démons. Toutes ces personnalités politiques sont responsables de ce que le pays a vécu.

Maintenant , comment tirer profit de ce passé pour que cela ne se reproduise plus ?

Pour moi, c'est la question fondamentale. Il ne s'agit pas de ressasser toujours le passé avec des questions du genre, qui a gagné les élections de 2010 ? On ne sera jamais d'accord sur la réponse à cette question. Et c'est parce que nous n'étions pas d'accord, qu'il y a eu cette grave crise. Qu'il ait gagné ou pas, Alassane Ouattara est au pouvoir et Laurent Gbagbo dans l'opposition, plus de 10 ans après la crise de 2010. C'est cela la réalité qu'il faut admettre.

Au contraire, ce sur quoi nous devons chercher à nous mettre d'accord, c'est de doter le pays d'institutions fortes, crédibles. Des institutions consensuelles pour qu'il n'y ait plus de crises liées aux élections. Pour que nous n'ayons plus à compter des morts a chaque élection. Pour que des Ivoiriens ne soient plus contraints à l'exil. Pour que les élections ne soient plus des périodes d'angoisse pour le peuple et de tension dans le pays

Georges Ibrahim Tounkara


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