Après les pièces lisses de monnaie, ce sont les billets de banque tachetés que commerçants et clients refusent désormais à Abengourou. Cela dure depuis quelque temps et les raisons de cette situation varient d’une personne à l’autre.
Timité Amadou, vendeur d’articles scolaires dit ne pas comprendre pourquoi les billets tachetés d’encre, par endroits, sont refusés. Et pourtant, souligne-t-il, ces billets de banque comportent des numéros d’identification. « Dans le pays voisin du Ghana, les billets de banque sont pratiquement massacrés mais personne ne les refuse. Ils sont en circulation jusqu’à ce que de nouvelles coupures soient émises sur le marché. Mais chez nous, une petite tache suffit pour refuser le billet de banque », s’indigne ce commerçant de manuels scolaires. Et de préciser qu’il détient par devers lui quelques billets de 500 francs qu’il n’a pas pu utiliser.
Superstition
En outre, Timité Amadou révèle que la superstition s’invite même dans ce phénomène de billets de banque tachetés. « Certaines personnes pensent que quand vous acceptez un billet de banque tacheté, une fois que vous le déposez sur votre lot d’argent, il le fait disparaître. C’est ce qui attise davantage la méfiance des populations à refuser les billets de banque tachetés », confesse t-il.
Une gérante de cabine téléphonique rencontrée derrière son comptoir non loin du marché central d’Abengourou affirme avoir été aussi confrontée à d’énormes difficultés pour se débarrasser des nombreux billets de banque tachetés de 500 francs qu’elle détenait dans son tiroir. « Regardez vous-même ces billets (qu’elle nous brandit) que tout le monde refuse. Avant, je prenais ces billets des mains des clients, mais quand je les remets à mon tour à autrui, on refuse net. Les banques qui acceptaient les billets tachetés, sont aussi rentrées dans la danse, en refusant les billets tachetés » martèle t-elle. Puis, la gérante de cabine téléphonique affirme que ce problème de refus d’accepter les billets de banque tachetés, cause de lourds préjudices tant aux commerçants qu’aux clients.
Le silence des banquiers
Propos corroborés par un opérateur économique du secteur de la téléphonie mobile. « Quand je passe une commande d’unités pour ravitailler mes clients et que j’ai des billets tachetés, mon fournisseur refuse » précise cet homme d’une trentaine d’années.
Pour notre part, les démarches menées pour rencontrer les banquiers en vue de se prononcer sur le phénomène des billets de banques tachetés sont restées vaines.
D'où viennent les taches ?
Mais, au juste, quelle est l’origine de ces taches sur les billets de banque ? Selon une source, ces taches proviennent des pantalons Jeans qui déteignent ou des stylos à bille dont l’encre reste sur les billets. « Quand vous transpirez et que la sueur est abondante, la couleur déteint et reste sur le pantalon qui est automatiquement tacheté. Par inattention, en voulant écrire, l’encre du stylo à bille peut toucher le billet de banque, et du coup, il peut être tacheté », fait observer ce taxi de chauffeur.
Au demeurant, commerçants et clients d’Abengourou plaident afin que les billets de banque tachetés soient acceptés, non sans inviter les autorités à entreprendre des actions de sensibilisation dans ce sens, à travers les médias.
Traoré Moussa
Correspondant régional
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
publicitéPLUS D'ARTICLES
-
68e session du Conseil international du sucre au Kenya: la Côte d’Ivoire confirme son rôle moteur dans la durabilité de l’économie sucrière mondiale
-
Côte d’Ivoire. La disponibilité de l'eau au cœur de la célébration de la « Journée de l’Afrique »
-
Gabon : un ancien international retrouvé mort
-
Côte d'Ivoire. Agriculture : cap sur un nouveau programme d'investissement
-
Côte d’Ivoire : Le gouvernement aux côtés des déguerpis de Koumassi Campement
-
Côte d’Ivoire. « Une jeune fille instruite deviendra une femme agissante » (Dominique Ouattara)
-
Côte d’Ivoire - Bénin. Coopération bilatérale et sécurité régionale au menu de la rencontre entre Wadagni et Ouattara
-
Côte d’Ivoire. Communication institutionnelle : vers une synergie renforcée entre les structures agricoles
-
Côte d’Ivoire. Protection de l'enfance : Onze brigades speciales anti-traite installées
-
Côte d’Ivoire. Autoroute du nord : La BOAD accorde 30 milliards de FCFA pour le prolongement
-
Côte d’Ivoire. La gestion des déchets ne sera pas confiée aux maires
-
Côte d’Ivoire - Vendeurs ambulants : Gagner son pain en risquant sa vie
-
Madagascar :Ministère de l’injustice ?
-
Côte d’Ivoire. Déguerpissement : il n’y a plus de « Zimbabwé » à Abidjan
-
Côte d’Ivoire. Abidjan sous les ordures : Amédé Kouakou menace les opérateurs
-
Côte d’Ivoire. L’influenceur Apoutchou National et Lionel PCS condamnés à 3 et 5 ans de prison pour blanchiment de capitaux
-
Côte d’Ivoire. Gouvernance du numérique : Abidjan au cœur des règles
-
Arsenal : La réaction incroyable des supporters avec le maillot de Gabriel après son penalty manqué
-
Coupe du monde de football : 40 billets à gagner
-
Côte d’Ivoire- Éducation : Les filles dépassent les garçons d'une courte tête au CEPE
-
Kibarou . A la conquête des touristes chinois
-
Usa: Marche arrière sur la nouvelle règle pour les demandes de résidence permanente
-
Exemption de visa bientôt entre Abidjan et Yaoundé
-
Côte d’Ivoire : Dominique Ouattara alloue des fonds supplémentaires pour l’autonomisation des femmes
-
Côte d’Ivoire. Bruno Koné poursuit la réforme de la Chambre d'Agriculture
-
Côte d’Ivoire. Cybercriminalité : Détournement sur mobile money
-
Côte d’Ivoire - États Unis : Nialé Kaba et Ibrahima Touré conviennent des axes prioritaires
-
Face aux bombes russes : l’Ukraine pleure ses morts et refuse de plier, quatre ans après
-
Côte d’Ivoire.Foncier rural à Facobly : le temps de la certification
-
Coupe du monde 2026: “Des régimes étrangers se livrent à des manœuvres d’intimidation aux États-Unis”
-






Publié le :
8 juillet 2021Par:
BI MICHEL