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Kibarou

Seule la Côte d’Ivoire compte

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L’ex Président ivoirien, Laurent Gbagbo a enfin regagné son pays natal le 17 juin 2021, accueilli par ses partisans dans une joie populaire. C’est encore là, une symbolique du changement que la Côte d’Ivoire connait depuis quelques années. A travers la dynamique de la reconstruction nationale qui rime avec la stabilité, la paix lesquelles conditionnent même devons- nous dire, son état et sa continuité. Une dynamique qui aura convaincu la majorité des Ivoiriens, de la nécessité de son maintien permanant. Tant il est vrai qu’elle profite d’une manière comme d’une autre, aux uns et aux autres, sans exclusion aucune. Pour tout dire, la Côte d’Ivoire a renoué avec la paix. Un acquis de taille que rien ne devrait pouvoir compromettre, perturber ou fragiliser. Même pas le retour aux affaires d’un ex président de la République, au nom de la liberté d’action que lui donne la pratique de la démocratie qui est bien de mise en Côte d’Ivoire.

 Même s’il est indéniable que ladite pratique souffre bien d’insuffisances multiples, elle a tout de même le mérite d’exister. Mais ne saurait pour autant s’accommoder d’une quelconque politicaillerie, assortie d’actes de violence, que les Ivoiriens ont assez vécus. Et qui ont toujours eu pour effet, de tirer le pays vers le bas. C’est dire que la logique démocratique qui défend l’existence même des contre- pouvoirs, peut être respectée et observée sans gêner ou vouloir absolument détruire, la dynamique de la reconstruction nationale engagée depuis dix ans. Il suffit de le vouloir, en se convainquant soi même que, seule la Côte d’Ivoire compte ou devrait l’être. Et ce, aussi légitime que pourrait être une quelconque propension à vouloir reconquérir le pouvoir d’Etat. 

La réconciliation reste le grand prétexte à un certain apaisement des consciences. Tout le monde ou presque, est à ce jour prêt à y croire, comme si les Ivoiriens sont demeurés en conflit perpétuel, depuis tout ce temps qu’a duré le procès de l’ex Président à la Haye. Le maintien des clivages politique, ainsi que les différences caractérisant les opinions développées et entretenues sur la crise postélectorale de 2010, ne devraient guère être perçus tels des obstacles à la cohésion sociale. Bien au contraire, de par leur existence, ils sont comme une sève nourricière à la démocratie ivoirienne. Il en été ainsi tout au long de ces dix dernières années sans que la stabilité du pays, tout comme la reconstruction nationale si bien engagée, n’en soient une seule fois irréversiblement éprouvées. En vérité, la réconciliation en question reste le deal des leaders politiques, pour sauvegarder et honorer leur présence sur l’échiquier politique. S’affranchir de certaines considérations et accusations, qui ont pour eux valeur d’affronts et d’humiliation Cependant, cette réconciliation que d’aucuns considèrent aussi comme l’occasion d’une renaissance politique tous azimuts, pour eux-mêmes, leurs parti et ses dirigeants avec, est toujours bonne à prendre, tant que ses acteurs aspirent sincèrement pour une fois, à l’avènement d’une Côte d’Ivoire bien meilleure encore, dont hériteront les générations futures. Et surtout, si elle est consolidatrice de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale.

Moussa Ben Touré


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