Disons- le sans fioritures ni retenues, de nature à ménager un quelconque décideur. Les ménages ivoiriens sont bien à la merci de commerçants et autres acteurs de prestations économiques, dont ils ont quotidiennement besoin. En effet, tel un effet de mode, la surenchère est partout de mise, sur nombre de produits. Il aura suffi que des unités industrielles mettent en cause, la mauvaise passe que le pays vit, dans la fourniture quotidienne du courant électrique et qui affecte leurs différentes productions, pour que tout le monde se lance dans la majoration effrénée, du moindre petit produit mis en vente. Véritable effet multiplicateur d’une situation qui, telle une pandémie mine progressivement nombre de ménages, se relevant déjà assez difficilement d’une forte fragilisation psycho économique, imputable à la crise sanitaire à Coronavirus. Laquelle, en plus d’avoir suscité des pertes des mises au chômage qui dure jusqu’ici,des pertes d’emplois , ainsi que des fermetures partielles et totale d’entreprises, a également entrainé dans son sillage malfaisant, de fortes augmentations de prix de divers produits.
Depuis quelques semaines, on aurait dit que chaque jour qui passe voit un secteur d’activité commerciale donné, se lancer dans cet appauvrissant exercice des ménages, que constitue la surenchère à tout vent. C’est que la pratique semble avoir revêtu tous les oripeaux de la gratuité, du fait de l’impuissance inavouée des pouvoirs publics. Lesquels paraissent plutôt assister pantois, à l’inexorable désagrégation du pouvoir d’achat de nombre de ménages, au demeurant démunis. Les récurrents appels médiatisés, assortis de visites de terrain pour agiter l’épouvantail de la sanction, contre les pratiquants de ces augmentations honteuses et sauvages des prix, ont bien atteint leurs limites. Surtout qu’ils n’ont jamais véritablement été suivis d’actions punitives portées sur les mis en cause. Et qu’en plus, les fameux contrôleurs de prix, dont on a moult fois annoncé le déploiement dans les marchés et autres places de vente des produits, n’ont jamais été visibles sur ces lieux, pour inquiéter et mettre aux arrêts, les pratiquants des prix illicites.
Ainsi, en attendant la fin du rationnement du courant électrique, brandit par tous ces commerçants en majorité véreux, comme le principal facteur explicatif de ces augmentations anarchiques des coûts, des ménages se meurent ici et là. Pratiquement dans l’indifférence des uns et des autres. Sous l’effet exacerbé d’une pauvreté qui se métastase chez eux, plutôt que de connaitre la réduction. Quid alors, de tous ces efforts financiers colossaux, naguère consentis par la puissance publique, à travers tout un programme dédié, en vue de réduire ces poches d’extrême pauvreté. Dont les nombreuses victimes auront à gorge grandement déployé, pendant de pénibles années, crié à l’aide, à l’assistance populaire ? Il va certainement falloir faire plus, pour eux et surtout mieux. Et cela, singulièrement dans une extrême urgence, si l’on ne veut voir aller à la ruine totale, tous les acquis dudit programme, qu’incarnait la réussite de la remise à niveau social et économique, d’un impressionnant nombre de démunis. Nous osons également porter de réels espoirs, sur ce qu’on pourrait appeler un retour à la normal de tous ces prix, ayant pris de manière incontrôlé l’ascenseur, lorsque sera sonnée la fin effective, du rationnement, de l’électricité. Et c’est bien ici aussi, que sont attendus, les mouvements consuméristes de la place, qui devront pour une fois, quitter le confortable carcan des déclarations insipides, pour s’activer sur le terrain.
Moussa Ben Touré
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