Sauf modification de dernière minute qui serait imputable à un fait indépendant de la volonté de la Commission électorale indépendante (CEI), les élections législatives ivoiriennes auront bel et bien lieu le 6 mars prochain. Il s’agit d’une élection qui vient ainsi nourrir la démocratie de proximité et qui ne sera point dépourvue de passions et d’agitations. Susceptibles dans certains cas, ou certaines contrées de réveiller les vieux démons de la division, de la haine et de la discorde totale, entre gens d’une même communauté. Un paradoxe que l’on mettra du mal à comprendre. Tant il apparait à chacune de ses manifestations, tel l’expression d’un masochisme collectif toujours latent, et qui ne connait son éveil maléfique qu’à pareille occasion.
Aussi convient-il de se prévenir et de prévenir les autres d’une telle mauvaise attitude. Toute chose qu’ont bien comprise des responsables politiques de Yamoussoukro, en participant à cette importante rencontre de réconciliation, initiée par l’Ong TÔMINOU et la Fondation Félix Houphouët -Boigny pour la recherche de la paix. Le Gouverneur du District, Augustin Thiam, le ministre Souleymane Diarrassouba, ainsi que le maire Gnrangbé Jean, principaux acteurs de cet évènement se sont engagés à mettre fin aux mésententes nuisibles d’effets, qui ont miné et désarticulé le climat social dans lequel vivent les populations de la capitale politique. La sauvegarde et la suprématie à tous les prix des intérêts politiques et personnels, qui en sont à l’origine, devraient dorénavant disparaitre de leurs comportements et considérations quotidiennes. Pour faire place-du moins nous l’espérons bien-, à une harmonie, une fraternité et un sens élevé de l’appartenance à la même localité, au même terroir. Un intérêt commun dont la préservation devrait pouvoir dorénavant préoccuper chacun à son niveau. Et qui ne saurait donc souffrir d’un quelconque conflit de supériorité politique ou personnelle.
Cet exemple de Yamoussoukro déteindra sur les populations du District de sorte que les législatives à venir, ne soient émaillées de heurts regrettables. Assurant du coup, le succès et la réussite de l’initiative de TÔMINO et de la Fondation Félix Houphouët Boigny, pour la recherche de la paix. Mais déjà, ce qu’il convient de retenir, de soutenir et conseiller aux autres contrées du pays, c’est bien ce qu’il convient d’appeler : l’exemple de Yamoussoukro. Un fait relevant de la responsabilité du ministre de la réconciliation nationale, qui a soutenu et vivement apprécié les engagements des frères antagonistes d’hier de la capitale politique, dont il aura été le plus grand témoin. Toute attitude contraire ou quelconque désintérêt serait surprenant. Voire incompréhensible et surtout condamnable. Aussi, souhaiterions nous voir le ministre encourager par sa présence et d’autres actions, de multiples autres initiatives semblables à travers le pays, avant le 6 mars. A défaut de ne pouvoir les susciter. Tant il est important d’œuvrer vaille que vaille, afin que ces élections législatives ne nous replongent dans des conflits sordides, déjà latents par ce que non vidés préalablement de leur substances génitrices. Qui ne sont autres que, ces multiples expressions manifestes, avilissantes et honteuses de notre grande incompréhension de la démocratie. Ce que d’aucuns s’évertuent à appeler avec un certain euphémisme, les incontournables avatars du difficile apprentissage de la démocratie. Lesquels durent depuis avril 1990. Quelle excuse !
Moussa Ben Touré
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