Constat heureux : la Côte d’Ivoire est restée entière après la journée du 31 octobre. Et cela, contrairement à l’hécatombe que d’aucuns lui prédisaient. Le chao complet, qui a fait s’enfuir de chez elles, des centaines d’habitants de certaines communes d’Abidjan notamment, en direction de leurs villages ou villes d’origine locales. En tout cas, deux jours après la journée hautement redoutée du samedi dernier, les Ivoiriens sont là, à évaluer et analyser les actes majeurs de cette fatidique journée. Des actes essentiellement constitués de deux faits notables : le vote et la désobéissance civile. Et là-dessus, chacun y va de ses commentaires, dans les salons, les cercles d’amis, de familles et autres cadres de rencontres, non sans rappeler par moments les affabulations des fakes news aussi.
Une façon de demeurer dans le ton de cette présidentielle, en attendant la proclamation effective des résultats provisoires que viendra confirmer infirmer ou rejeter le Conseil Constitutionnel. Mais surtout d’avoir une idée du taux de participation, que des opposants s’emploient déjà à minimiser, pour ainsi démontrer tout le succès de la désobéissance civile, qu’ils ont orchestrée. Certes, des agents de la Commission électorale indépendante (CEI) ont été battus, leurs habitations incendiées, l’escadron de gendarmerie de Daoukro a été attaquée, une cinquantaine de bureaux de vote furent également saccagés et le matériel électoral avec, des routes ont aussi été barrées. Entre Dimbokro et Toumodi, l’on a pu relever plus de vingt cinq barrages constitués de tronc d’arbres abattus ici et là, etc. Mais le vote qui, après tout n’est pas un acte obligatoire dans la législation ivoirienne, a tout de même eu lieu largement à travers la Côte d’Ivoire et à la date constitutionnellement arrêtée à cet effet.
On le voit bien, le mode opératoire du boycott n’a pas changé. Il est bien le même qui avait été utilisé par le Front Républicain en 1995, alors essentiellement composé du FPI et du RDR. Ce n’est donc pas un cas de figure méconnu des différentes compétences chargées de l’organisation et de la sécurité des élections en Côte d’Ivoire, ainsi que de la plupart des Ivoiriens du reste. Lesquels ont su s’élever au -dessus de toutes ces tentatives d’entraves à l’accomplissement de leur devoir civique. C’est dire que les multiples menaces de transformation de la Côte d’Ivoire en un champ de bataille interethniques ou intercommunautaires, ne sont pas parvenus à fléchir les ardeurs des uns et des autres, à faire en sorte que cette élection ait bel et bien lieu.
A présent, le temps est à la fois à la proclamation progressive des résultats, ainsi qu’à la consolidation effective des dispositifs sécuritaires mis en place ici et là, afin de tuer dans l’œuf, toutes ces velléités de perturbations qui voudront se produire à travers le pays. Un fait qui a plongé hier le tout Abidjan dans une torpeur totale constatée partout au sein de la capitale économique. Déjà, une vingtaine de départements ont livré leurs résultats sur la centaine que compte le pays. Aujourd’hui, la CEI entend donner la suite desdits résultats. De sorte à libérer totalement les cœurs et préciser un peu plus les données relatives au fameux taux de participation. Restons zen tout simplement.
Moussa Ben Touré
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Publié le :
3 novembre 2020Par:
Bonébo