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Politique

Côte d'Ivoire - Présidentielle 2020. Yamoussoukro en proie à des manifestations

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Tôt ce matin, à Yamoussoukro, des jeunes de l’opposition ont envahi les rues, érigeant des barricades et brûlant des pneus, tables et bancs laissés aux abords par des commerçantes, ce, à plusieurs carrefours significatifs de la ville, bien entendu en dehors du quartier Dioulakro acquis au RHDP. L’artère principale de la ville est fermée à la circulation. Devant la gare UTB, hermétiquement fermée jusqu’au carrefour Malex, se tiennent des jeunes militants du RHDP. De la gare UTB aux bureaux de la CIE, se tiennent les forces de l’ordre qui s’interposent entre les deux camps. En remontant de la gare routière jusqu’au grand marché, se dressent des jeunes de l’opposition. L’atmosphère est très électrique et peut dégénérer à tout moment en des affrontements sanglants si l’on n'y prend garde.

Entre temps, dans les autres quartiers, notamment 220 logements, Assabou, Habitat, Morofé et autres, des jeunes de l’opposition ont installé des barrages et incendient des pneus. Quand viennent les cargos de CRS, ils se retirent et reviennent dès que ceux-ci, après avoir tiré des bombes lacrymogènes, s’éloignent vers d’autres sites.

Aucun étalage de vendeuses aux abords des voies n’est épargné puisque servant pour allumer le bûcher sur les voies publiques. Toute la ville est paralysée. Commerces, stations service, même les boutiques de quartier ont fermé. De la fumée épaisse s’élève dans le ciel de Yamoussoukro devenue une véritable ville morte. Tel est le spectacle qu’offre la capitale politique et administrative à la mi-journée de ce vendredi 30 octobre, à la veille du scrutin de la présidentielle.

Voulant nous rendre à Dioulakro en compagnie du confrère de l'AIP, nous avons été stoppés net, au niveau de la gare UTB malgré la déclinaison de nos identités avec cartes de presse à l’appui. Nous avons tenté de savoir pourquoi ce face-à-face qui risque de tourner à l’affrontement sanglant, nos interlocuteurs ont répondu en choeur que l’heure n’est pas aux explications. « Si vous voulez des explications, on se voit après les élections et on va vous parler beaucoup même si vous voulez. Actuellement, chaque camp reste vigilant », nous ont-ils répondu en retour, sans autre forme de commentaire.

Il faut noter que depuis le mercredi 27 octobre où l’opposition et le RHDP ont animé des meetings respectivement à la Place Zone Z et à la place Jean-Paul II, les esprits s’échauffent avec des jeunes de chaque camp sur le qui-vive. Des heurts mineurs avaient éclaté ce jour-là et depuis, l’atmosphère demeure délétère.

Patrice Zouhou 

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