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Kibarou

Et maintenant on fait quoi ?

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Le contre- pouvoir politique ivoirien a fait samedi dernier sa démonstration de force, avec beaucoup de verve, au stade Félix Houphouët Boigny. Sans entraves significatives, les militants des différents partis composant la Plateforme, que ladite opposition constitue désormais, ont déferlé en ce lieu, dans la discipline. Belle expression démocratique, que l’on se doit de saluer. Et qui donne une image plutôt appréciable de l’opposition, bien différente en tout cas de celle marquée d’actes de violence et de désordres, qui ont émaillé ses premières sorties. En toute liberté, les leaders se sont également exprimés de vive voix. Pour donner à leurs nombreux militants présents, le ou les motifs de leur refus de participer à la prochaine joute électorale.

L’on retiendra pour l’essentiel, qu’il s’agit de parvenir à la mise en place d’une transition. En vue de procéder par la suite, à une reconsidération totale de toutes les institutions impliquées dans l’organisation du processus électoral. Donc un changement radical du système électoral actuel, que remplacera certainement un autre qui leur fera la part belle. Et qui doit être surtout marqué d’un fait majeur : l’éviction total de la candidature du Président sortant. Lequel apparaît dorénavant comme la bête noire des candidats issue de cette plateforme. Malheureusement, aucune explication justificative réelle, convaincante de cette exigence n’a jusqu’ici été rapportée. Pourtant, ils étaient légion et ils le demeurent encore, ceux de leurs militants, qui s’attendaient à ce que ce meeting en soit le cadre approprié. Où, tout le monde suivrait en même temps et de façon publique, lesdites explications, démontrant rationnellement, l’absolue nécessité de cette remise à plat du système électoral.

Les militants ont plutôt eu droit, ainsi qu’ils en ont l’habitude, à une litanie de revendications, de propos incitateurs au rejet et au sabotage de la présidentielle. Vraiment rien de nouveau, qui puisse les édifier, en dehors des clichés qu’on leur ressasse en longueur de journée. Et de toute évidence, pour continuer à marquer leur appartenance aux différentes formations politiques dont ils se réclament, la plupart de ces militants ont pris la peine de les écouter jusqu’au bout. Sans pour autant être valablement outillés en arguments de poids, dans l’optique de pouvoir se convaincre eux-mêmes d’abord. Et de savoir ensuite persuader autour d’eux, toutes ces autres personnes qui s’interrogent encore, sur les vraies motivations et autres incitations à elles faites, de réfuter cette présidentielle. D’où, cette question trivialement posée par les uns et les autres : on fait quoi maintenant qu’on les a entendus nous répéter les mêmes choses ? Pendant que le processus électoral devant aboutir à la désignation du nouveau Président se poursuit, sans accroc majeur. Et que chaque jour qui passe voit les Ivoiriens exprimer leur désir d’aller paisiblement aux urnes. Après la remise de leurs spécimens aux candidats, la distribution des cartes d’électeur débutera dans deux jours. Suivie un jour après du démarrage de la campagne électorale. Alors et maintenant on fait quoi ?

Kibarou * qui signifie nouvelle en Malinké

Moussa Ben Touré




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