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Politique

2011 – 2020 : Comment Alassane Ouattara a transformé la Côte d’Ivoire

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Lebanco.net vous propose un bilan de presque dix ans de gouvernance du président Ouattara , élu en 2010 et ayant effectivement accédé au pouvoir en 2011(1/4).

De pays fragile et exsangue qu’il était en 2011, la Côte d’Ivoire a accompli des progrès remarquables pour devenir un pays pré-émergent, avec des performances économiques saluées de par le monde.


Dans le Top 10 des meilleures performances économiques au monde


Entre la Côte d’Ivoire de 2011 et celle de 2020, quelles ressemblances pourrait-on noter ? Le moins que l’on puisse dire est qu’en moins d’une décennie, le pays a subi de nombreuses transformations positives, sous le leadership du Président Alassane Ouattara. Depuis mai 2011 en effet, la Côte d'Ivoire a accompli des progrès notables sur le plan politique, économique et social, reconnus par le secteur privé et l’ensemble de la communauté internationale. Ces progrès sont le fruit de la mise en place d’un ensemble cohérent de mesures structurelles de grande ampleur, visant à renforcer, entre autres, la gestion des ressources publiques, la modernisation de l'administration (y compris de l'armée) et l’amélioration du climat des affaires.

Les mesures économiques, sociales et politiques prises par le Président Ouattara ont permis de rétablir un climat de sécurité et de paix, stimuler les échanges et repositionner la Côte d’Ivoire comme un pays phare en Afrique. Elles lui ont notamment permis d’atteindre le point d'achèvement de l’Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) en juin 2012, et de bénéficier d’un allègement subséquent de sa dette extérieure. Pour assurer la soutenabilité des finances publiques, facteur indispensable à la conduite de toute politique économique, le pays a procédé à la restructuration de la dette souveraine. Le rétablissement des ratios d’endettement en dessous des normes communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (actuellement autour de 40 % pour un ratio communautaire de 75 %) et internationales a permis au pays de bénéficier, à nouveau, d’une crédibilité financière auprès des institutions internationales et des investisseurs. Des instruments de viabilité de la dette ont été mis en place pour atténuer le risque de surendettement du pays considéré comme modéré.

Une croissance économique passée de -4 % à une moyenne de 8%

Grâce à une gestion macro-économique rigoureuse, l’économie a connu une évolution fulgurante, passant d’une croissance négative (-4,2 %) en 2011 à une moyenne de 9 % sur la période 2012-2016. Le taux d’inflation s’est situé à 0,4 %, en dessous de la norme UEMOA de 3,%. Le taux d’endettement était de 42,6% du PIB en 2017, pour un ratio sous-régional de 70 %. Quant au taux de pauvreté, il est passé de 51 % en 2011 à 46,3 % en 2015 et son estimation pour 2020 est de 35%.

La croissance économique, au rythme de 8,3 % en moyenne par an, sur la période 2012-2018, classe la Côte d’Ivoire parmi les dix nations qui réalisent les meilleures performances économiques au monde. En outre, le pays est placé, à trois reprises, dans le top 10 des pays réformateurs au monde, en 2014, 2015 et 2019, selon le classement Doing Business de la Banque mondiale. Bien plus, le London Stock Exchange (LSE), classe la Côte d’Ivoire parmi les pays pré-émergents, le seul pays en Afrique subsaharienne francophone.

Au terme d’une revue du portefeuille de la Banque africaine de développement (BAD), le 30 janvier dernier à Abidjan, le Vice-Président, Développement Régional, Intégration et Prestation de Services de la Banque africaine de développement, Khaled Sherif, indiquait que les performances économiques de la Côte d’Ivoire depuis 2012 sont inédites dans le monde.

« La Côte d’Ivoire est de manière constante depuis plus de cinq ans, dans le peloton de tête des cinq économies du monde les plus performantes, en termes de taux de croissance », a-t-il noté. Ajoutant avec précision que « le pays a réussi à maintenir sur la période un taux d’inflation de moins de 9%. Cela est une performance inédite dans le monde ».

Dans son classement des pays africains où il fait bon investir, la sud-africaine Rand Merchant Bank classe le pays 7e sur 54. L’agence de notation Moody’s juge que la Côte d’Ivoire fait partie, avec le Rwanda et le Cameroun, des trois pays africains qui résisteraient le mieux à une crise. Ce tableau flatteur est dû, bien sûr, au retour de la stabilité politique, mais aussi à une bonne gouvernance saluée aussi bien par la Fondation Mo Ibrahim que par le FMI.

Avec la survenance de la pandémie de Covid-19, l’économie ivoirienne a montré sa résilience en se contractant nettement moins que d’autres économies sur le continent. Le gouvernement a su réagir en faveur des plus touchés et des plus défavorisés, en mettant en place un vaste plan de riposte sanitaire, mais aussi de soutien économique, social et humanitaire dont ont bénéficié de nombreuses familles vulnérables et des PME.

Un repositionnement international

La diplomatie ivoirienne a retrouvé son lustre depuis l’avènement du Président Ouattara. Après 26 ans, la Côte d’Ivoire a été élue, pour la période 2018-2019 membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, et son mandat a été salué par la communauté internationale. Le pays est redevenu fréquentable. Plusieurs chefs d’État et dignitaires étrangers y ont effectué des visites. De nombreux forums internationaux prestigieux s’y sont tenus, tel le Sommet Union africaine - Union européenne le 29 et 30 novembre.

La Côte d’Ivoire a joué un rôle de leader dans la région sur les questions de paix, de développement et de sécurité, notamment avec la présidence de la Cedeao et de l’Uemoa en 2016 par le Président Ouattara. La Côte d'Ivoire a gagné en respectabilité et en attractivité.

Ce repositionnement diplomatique est en outre aidé par le développement institutionnel de la Côte d’Ivoire, ses avancées politiques et démocratiques qui en font désormais un Etat stable engagé sur la voie de la modernité politique, économique et sociale.

René Tiécoura



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