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Politique

Point de vue : A présent,place à la précampagne

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Le processus électoral ivoirien se poursuit. En dépit de ces entraves que l’on tente de dresser sur son cheminement. Quatre candidats ont ainsi tiré leur épingle du jeu. Pour avoir rempli toutes les conditions requises, les autorisant à aller solliciter les suffrages des Ivoiriens. En vue de les gérer pour les cinq prochaines années à venir.

Ainsi, le temps est à la précampagne. Qui leur donne toute la latitude de consolider les différentes stratégies qu’ils entendent mettre en œuvre chacun de son côté et mener à bien sa pêche aux voix, qui n’est autre que la campagne proprement dite. Laquelle démarrera le 15 octobre pour prendre fin le 29 octobre. Puis suivra le scrutin le 31 octobre, venant ainsi départager les différents candidats. La précampagne n’est donc pas négligeable. En ce sens qu’elle offre l’opportunité de mieux identifier et étudier les thématiques à aborder, relativement aux centres d’intérêt. Et mieux encore, aux aspirations collectives des populations. Contrebalancer, voire détruire ou dévaloriser tout simplement tous les avantages, et atouts de l’adversaire. Pour ainsi lui conférer une image qui soit loin de lui valoir l’admiration ou même la sympathie des votants. A tout cela, s’ajoute une autre action fondamentale à bien concevoir au cours de cette précampagne : la parfaite connaissance, ainsi que la maîtrise effective de la présentation et des commentaires de son programme de société, qui devront constituer l’activité quotidienne de la campagne à venir. Tant il est vrai qu’il s’agit de convaincre coûte que coûte l’électorat d’être son choix. Les discours sont alors préparés en fonction de l’esprit, du niveau de culture et de la capacité de compréhension des différents publics, ou composantes sociales à rencontrer partout, à travers le pays. Le tout assorti de conception de slogans, devises politiques et autres phrases fortes, susceptibles d’accrocher dès la première lecture. Sans oublier l’appel aux influences multiples, que symboliseront le choix des personnes, généralement des figures fortes de la politiques et autres. Qui viendront publiquement soutenir le candidat. Et exhorter ou inciter par ce fait même, les électeurs à lui donner leurs voix. Tout cela, sera moulé dans une ambiance féérique, ne laissant point indifférent

. On le voit bien, la précampagne n’est point une banale période de repos. A laquelle le candidat s’adonnerait, dans l’optique d’une simple méditation relative aux tactiques et calculs de voix qu’il pourrait obtenir, dans tel ou tel localité ou région. Et cela, en fonction de la côte de popularité qui y est la sienne. Non. Elle exige bien des préparatifs de la campagne. Une organisation de celle-ci, par l’entremise de dispositions à prendre à cet effet.

Une réalité que n’ignorent point les quatre candidats en lice, pour cette présidentielle du 31 octobre prochain. C’est qu’aucun d’entre eux n’en est à sa première expérience. Ce qui donne de l’allant à cette compétition, en ce sens que chacun y va avec des références qui vaudront ce qu’elles devront valoir aux yeux des Ivoiriens. Et devra faire du mieux qu’il le peut pour s’adjuger plus de considérations et partant, plus de voix. Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont tous les deux déjà occupé le fauteuil présidentiel. Et sont à cet effet, plus au fait des exigences à satisfaire pour le garder ou se l’attribuer à nouveau. Pascal Affi N’Guessan et Kouakou Konan Bertin ont déjà chacun à son niveau, effectué une fois la tentative sans succès d’y prendre place. Leurs échecs les ont certainement instruits des facteurs explicatifs de ce qui n’avait pas marché pour eux en 2015, afin que la tentative de 2020 soit la bonne. En réalité, rien pour aucun de ces candidats, n’est gagné au départ. Bien que l’on entende ici et là des affirmations de victoire absolue dès le premier tour. Sans être pour autant une rêverie non plus, ces propos traduisent à la fois un vœu ardent et une conviction aux relents intimidateurs, adressés aux adversaires, pour les désarçonner dans leur ferme confiance de pouvoir faire pencher la balance du plus grand nombre de votants de leur côté. Stratégie de persuasion donc, qui reste à la portée de chaque candidat. Loisible à lui d’en user comme il veut.

Mais, il y a que cette période du processus électoral est aussi marquée par des manifestations. Expression de la contestation de candidats contre le rejet de leur candidature, par le Conseil Constitutionnel. Tant que celles-ci ne sont point assorties d’actes de violences et de vandalisme, elles peuvent encore être comprises comme la traduction de la démocratie. De la liberté de dire ce que l’on pense de nos institutions qui, malgré tout ne sont nullement exemptes de critiques. Pourvu que celles-ci soient réalistes, fondées et véritablement constructives et non déclarations mensongères destructrices, invitant et incitant à la catastrophe, au chaos. Situation dantesque à éviter, sans condition.

Moussa Ben Touré





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