Ne voulant rien dire ou faire de nature à aggraver la crise sociopolitique actuelle, je me suis fait un devoir, face à toutes les incompréhensions qui nous assaillent, de ne point alimenter par certains propos ou agissements la tension et le conflit politiques dont nous devinons aisément les conséquences sur tous les plans.
Toutefois, pour ne pas paraître cautionner ou couvrir des écrits et propos qui ne me sont guère imputables et contribuer à rétablir la vérité, je me sens en devoir de m'exprimer, car ne rien dire dans le sens de la rectitude morale et juridique ce serait contribuer à alourdir le climat sociopolitique et encourager ainsi le mensonge et la violence. C'est ce devoir, politique et éthique, qui m'oblige en ce moment même à intervenir pour m'inquiéter et inviter chacun à descendre en lui-même.
En effet, je découvre avec étonnement et consternation, que des individus établissent et diffusent, sur les réseaux sociaux, des textes donnés comme émanant de moi. Or, depuis un certain temps, je me suis librement, volontairement, abstenu d'intervenir dans le débat qui a cours, ayant déjà souligné qu'en l'espèce, l'intérêt national devrait prévaloir.
Je note, avec plaisir, que certains ont pu comprendre par eux-mêmes, que les textes diffusés ne procèdent pas de moi ainsi que le laissent voir tant la méthode utilisée, qui est loin d'être la mienne, que certaines monstruosités contenues dans les textes.
L'erreur sur l'orthographe de mon nom ;
La qualité de fondateur du PIT qui m'est reconnue, alors même que le PIT a été créé par un groupe d'hommes et de femmes auquel j'appartenais ;
L'erreur sur la dénomination du parti que j'ai dirigé de 1990 à 2011, qui n'est pas le Parti ivoirien du travail, mais plutôt le Parti ivoirien des travailleurs.
Les monstruosités, que voilà, auraient pu conduire à douter de l'authenticité des textes diffusés et à s'abstenir, en conséquence, de tout propos désobligeant.
Protestant avec indignation contre cette façon d'agir en s'abritant derrière ma personne, je ne manquerai pas, en cas de récidive, de recourir à des poursuites judiciaires.
Ainsi, saisissant l'occasion, je lance un appel solennel aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens et en particulier aux pouvoirs publics pour que nous puissions, tous, marcher résolument sur la voie de la paix.
Fait à Abidjan, le 18 septembre 2020
Francis WODIE
Professeur titulaire des universités
Ancien doyen de la faculté de droit de l'université d'Abidjan
Ancien président du Conseil Constitutionnel

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COMMENTAIRES
Publié le :
19 septembre 2020Par:
Forestier de LahouCeux qui ont besoin d'usurper la signature d'un ponte respecté comme le Pr. Wodié pour démontrer que la Constitution ne permet pas de 3eme mandat sont vraiment des pauvres types.Publié le :
19 septembre 2020Par:
BonéboOuf ! Ce qui vient soulager plus d'un ! Merci Professeur ! Il y en a hélas qui en panne de bois sec, cherchent et sautent avec beaucoup de cynisme, sur tout ce qui peut lui permettre de raviver leur feu. impossible d'agir à visage découvert, impossible d'assumer et espérant le pouvoir par procuration, tous tapis dans l'ombre. L'Histoire les attend.Publié le :
19 septembre 2020Par:
Beugré JulienLa constitution permet à Dramane un troisième mandat? C'est à cette question que les ivoiriens attendent ta réponse. PAS DE GRAND DISCOURS!Publié le :
19 septembre 2020Par:
BI MICHELMerci à vous surtout que nos convictions propres ne doivent pas être la norme absolue car chacun de nous peut se tromper dans son jugement étant entendu que les sentiments nous aveuglent des fois. Nous sommes des humains. Bien à vous professeur.publicitéPLUS D'ARTICLES
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Publié le :
20 septembre 2020Par:
Loethiers Mackan