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Politique

Point de vue :Les vrais candidats arrivent

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C’est à présent le Conseil constitutionnel qui est à l’œuvre, dans l’exécution du processus électoral. La Commission électorale indépendante ayant fini avec son premier niveau d’intervention. C’est à ce titre qu’elle a réceptionné quarante-cinq dossiers de candidature. Donc plus du double du nombre de la présidentielle de 2010, où ladite Commission avait reçu vingt dossiers de candidature. C’est bien là, une évolution numérique notable, que l’on ne doit pour autant pas percevoir telle une désacralisation ou un simple avilissement de la fonction présidentielle, ainsi que certains ce sont mis à le dire ici et là. Non, loin s’en faut. Il faut plutôt voir dans cette pléthore de candidature, une transparence effective du caractère démocratique même de ce scrutin, qui se veut véritablement ouvert à tous. Sans conditions quelconques, camouflant des relents tribaux, socialement discriminatoires ou autres.

Tout tient aux critères édictés et sauvegardés par les dispositions légales préalablement établies en la matière. Des conditions que les candidats et les formations politiques ne sont guère sensés ignorer, en venant déposer leurs dossiers. Et dont le respect ou l’observance par chacun des prétendants au fauteuil présidentiel, sera vérifié par l’ensemble des membres du Conseil constitutionnel. Une action capitale et déterminante pour la suite du processus, qui ne devra point donner dans la complaisance, l’amateurisme, l’incompétence, la corruption. Tout comme, les résultats des examens et analyses qu’ils feront de chacun des dossiers, ne devront souffrir d’interprétations farfelues, nourries à la sève de suspicions malveillantes, malhonnêtes, que certains entretiennent déjà.

Il s’agira donc de savoir se conformer aux décisions de ces hommes et ces femmes de droit, pétris d’expérience et de compétence qui, nous le croyons fermement, restent bien conscients de l’enjeu et de l’importance que revêt le rôle qui est le leur. Et ce, tout au long de ces quinze jours qui leur sont impartis à cet effet. Il est dès lors inutile de vouloir déjà influencer ou conditionner les résultats qui sortiront de leurs travaux, par l’entremise de supputations, menaces de déstabilisations sociales et autre sophisme… Qui n’auront certainement aucune prise sur les consultations que mène le Conseil constitutionnel en toute équité, conscience et responsabilité. Pour nous annoncer les candidatures autorisées à compétir à cette présidentielle. Ils seront alors constitutifs de la liste définitive des candidats à cette autre présidentielle, à laquelle l’on semble finalement porter trop d’intérêts et de considérations superfétatoires.

Toute chose qui rappelle vivement la présidentielle de 1995, perçue à l’époque comme l’élection de tous les dangers pour la Côte d’Ivoire, après la disparition deux ans avant, de son premier Président. Il en a été de même cinq ans avant, lorsque le pays venait de renouer avec le multipartisme. Là encore, au regard des enjeux de l’époque, marqués notamment par l’ouverture du scrutin à de nouveaux prétendants à la plus haute fonction de la République, de multiples scénarios de tous les chaos, avaient été imaginés, dans mes moindres détails, pour se produire à travers le pays. Par ce que, selon le bon vouloir de certains, il n’était plus possible voire acceptable, que le candidat Félix Houphouët Boigny ait été encore une fois réélu. Le changement de système politique devrait de leur point de vue, nécessairement l’a empêcher. Faute de quoi, le pays devrait sombrer dans le désordre, la destruction totale etc.

L’élection présidentielle ne devrait plus réellement, susciter autant de palpitations des cœurs, de frayeurs et d’incertitudes en Côte d’Ivoire. Comme elle ne devrait plus menacer de nobles initiatives économiques au point de les compromettre. Vouloir absolument justifier la manifestation de ces états d’âmes et situations anormales, à l’occasion de cette compétition politique, équivaudrait tout simplement à admettre cette immaturité politique et surtout démocratique. Que des politologues collent désormais à la Côte d’Ivoire, depuis la crise postélectorale, dans laquelle elle s’était empêtrée.

MOUSSA BEN TOURE




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