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Sport

FIFA-FIF: C'est moi ou le gourdin.: Au-delà de l'émotion, des faits.

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Maintenant que la clameur publique s'est estompée un peu et que les uns et les autres ont fini de célébrer "leur victoire" ou "leur amertume", selon le camp auquel ils appartiennent, revenons quelque peu aux faits.

La FIFA, dans un courrier daté du 27 août, adressé à la FIF, seulement quelques heures après la fin des travaux de la commission électorale, a suspendu le processus électoral devant aboutir à la désignation du futur président de la FIF.

Objectif de ce courrier rédigé à la vitesse d'une frappe de Didier Drogba ? Obtenir la communication de toutes les pièces depuis l'assemblée générale de la FIF tenue le 4 juillet 2020, jusqu'à la dernière décision de la commission électorale, y compris la liste des membres de ladite commission.

Au-delà des émotions, il faut noter, à froid, premièrement, que le code électoral de la FIF prescrit l'intervention de la FIFA à tout moment du processus électoral, si elle estime, après communication des éléments portant sur les décisions rendues, que les textes de la FIF dont le prolongement se trouve dans ceux de la FIFA, ne sont pas ou n'ont pas été respectés.

Par conséquent, le dernier courrier de la FIFA, est un épiphénomène.

Deuxièmement et celà saute aux yeux de tout observateur honnête, le contenu du courrier de la FIFA, laisse entrevoir une précipitation et une volonté manifeste d'abuser de son pouvoir, on ne sait dans quel intérêt.

En effet, la FIF, à travers son secrétaire général, dispose de 48 heures franches, après notification de la décision de la commission à l'ensemble des candidats, pour communiquer à la FIFA, les documents (Pv de délibération etc).

La commission s'est réunie le mercredi 26 août et a travaillé jusque tard dans la nuit et c'est quasiment le jeudi 27 août au matin , que les candidats ont reçu notification de sa décision.

À partir de ce moment, le secrétaire général de la FIF avait jusqu'au samedi 29 à minuit, pour communiquer à la FIFA, sous peine de forclusion, les justificatifs de la décision rendue par la commission électorale.

Mais voilà, dans cette affaire, il y en a et, d'ailleurs, ils ne s'en cachent pas, qui affirment avoir la caution du patron de la FIFA et qu'ils n'ont aucune considération pour les organes de recours locaux.

En effet, quand, le jeudi 27 août , à 16 h, au cours de émission sportive de Rfi " Radio foot international", Eugène Diomandé, coordinateur de la campagne du candidat Drogba, est interrogé de savoir s'ils comptent saisir la commission de recours de la FIF, il répond fermement "NON".

"Nous ne ferons pas un recours tel qu'il est prévu dans le code électoral parce que nous estimons que cette camarilla qui s'est réunie ne représente pas la commission électorale indépendante. Pour nous c'est une bande d'amis et ils se sont réunis autour d'un petit thé et ils ne représentent aucunement la commission électorale et le président qui a été élu à l'assemblée générale ordinaire qui désigne la commission électorale, reste René Diby qui depuis 48 heures n'a pas démissionné formellement et reste le président. Donc cette petite réunion d'amis ne débouche pas sur des décisions légales et donc nous avons fait appel auprès de la FIFA parce que faire un recours se serait reconnaître l'autorité de la chose jugée et pour nous c'est pas le cas, pour nous il n'y a pas eu de réunion de la commission électorale donc nous allons saisir la FIFA en soulignant que de nombreuses recommandations qui avaient été prescrites dans le courrier de la FIFA n'ont pas été respectées... "

Propos de Eugène Diomandé, encore disponibles dans l'audio, sur le site de Rfi.

Question du journaliste Hervé Penaud... :" est ce que vous n'avez pas l'impression qu'on se retrouve un peu dans une impasse puisque vous êtes vous, proches de la FIFA, puisque d'une certaine manière c'est là-bas que vous allez un peu implémenter quelques décisions pour essayer de pouvoir au moins candidater en septembre mais surtout on a l'impression que tout le reste, tout le reste du corps électoral ivoirien vous sera défavorable parce que vous avez d'un côté les réseaux sociaux, la puissance publique, la majorité du peuple de côté d'Ivoire qui soutient ce dossier...mais d'un autre côté un peu comme le disait Gilles, c'est une certaine forme de politique, il faut maîtriser pas de mal de choses à l'intérieur de cette politique, il y a pas mal de points que vous n'avez pas maîtrisé et aujourd'hui vous êtes un petit peu en opposition avec le corps électoral de la Côte d'Ivoire et même si vous arrivez à vous présenter, vous avez une chance même d'être élu "?

Réponse d'Eugène Diomandé :" C'est une impression. En réalité ce corps électoral ne s'est pas manifesté parce que ce corps électoral était tenu en joue sous contraintes financières, réglementaires qui étaient liées à la tenue des différents championnats et ensuite par des besoins financiers... Pourquoi ces gens là qui disent avoir des parrainages par dizaines refusent d'aller à un combat électoral, c'est parce qu'ils savent qu'ils seront battus... Il s'agit d'une commission électorale dépendante. On se revoit après la décision de la FIFA d'infirmer la décision prise par le comité exécutif de la FIF"

Eugène Diomandé sait donc d'avance que la FIFA va invalider la décision prise ?

Commentaire du journaliste Gilles Verdez :" Il y a quand même pour moi un manque de savoir-faire. J'ai suivi toutes les élections de Noël Le Gret (président de la fédération Française de football), en France. Comment il fait ? Il fait de la politique, il va à la base, il sait que telle ligue va lui apporter tant de voix, il va à la conquête, c'est comme être président de la République. Vous ne pouvez pas arriver et puis dire voilà je m'exonere de tout. C'est quand même pas un hasard peut être alors si on parlait de Camarilla, Eugène avait des mots très forts, mais c'est pas un hasard si les deux candidats qu'ils ont maintenus sont les deux candidats du sérail parce qu'ils connaissent les arcanes. Vous ne pouvez pas être à l'intérieur et à l'extérieur en même temps j'ai jamais pensé que ça pouvait marcher."

Le journaliste Eric R :" Et puis de toutes façons il y a un code électoral, il y a des Groupements d'intérêt à obtenir et parfois il faut les obtenir avec les dents, c'est un travail de tous les jours... il faut savoir aussi s'entourer... "

A 17 heures, ce jeudi 27 août, soit quelques minutes seulement après la fin de l'émission, la FIFA, par sa secrétaire générale, signe un courrier adressé au secrétaire général de la FIF.

Dans le courrier réceptionné le vendredi 28 août au matin, la FIFA donne jusqu'au plus tard... le vendredi 28 août, au secrétariat général pour lui transmettre plusieurs documents dont le PV de l'assemblée générale de la FIF du 4 juillet (PV qui lui a pourtant été transmis depuis le mois de juillet) , la liste des membres de la commission électorale, les procès verbaux des réunions de la commission électorale des 8 et 25 août, le procès verbal de la réunion du comité exécutif de la FIF qui aurait eu lieu après le 8 août.

ET pourquoi cette demande ? Eh bien parce que la FIFA a "appris de diverses sources et par" d'aucuns disent" que:

-le président de la commission électorale René Diby "élu à l'AG de yamoussoukro" à été remplacé sans une autre AG.

-les membres de la commission élus à l'AG de yamoussoukro, ont tous été remplacés sans doute par "un groupe d'amis réunis autour d'une petite tasse de thé" comme le disait Eugène Diomandé.

-Le nommé Soumahoro, aurait son nom sur le PV du 26 août alors qu'il n'était pas à la réunion.

Ainsi donc, sur la base de "on dit" la FIFA, toutes affaires cessantes, a donné moins de 24 heures à la FIF pour qu'elles lui transmette des documents demandés, sans attendre que le délai de 48 heures légales dans lesquelles la FIF était tenue de lui transmettre les documents, soit échu.

En réalité, "on dit" a dit à la FIFA que si elle donne 48 heures pour réunir les documents demandés, la "camarilla" pourrait fabriquer d'autres documents.

Ce 28 août donc, tous les documents demandés par la FIFA dont une partie était cependant déjà entre ses mains avant sa lettre du 21 août, lui ont été transmis.

Que va faire la FIFA dont le parti pris dans cette affaire, au-delà de tout et sous l'habillage des textes, commence à sauter aux yeux étant entendu que, comme même Rfi le souligne, le camp Drogba lui est proche et ne compte que sur elle pour "implémenter des décisions" pouvant lui permettre de se présenter ?

Car, comment la grande FIFA peut elle se fonder sur "on dit" pour suspendre un processus électoral sans même attendre que son association membre lui communique les documents comme elle l'a demandé dans son courrier du 21 août ?

Monsieur "on dit" a induit la FIFA en erreur, car :

1/ René Diby n'a jamais été élu par l'assemblée générale du 4 juillet. Il a été, comme les 6 autres membres titulaires et les suppléants , proposé par le comité exécutif de la FIF et l'assemblé générale a approuvé ce choix par vote.

Par la suite, les membres de la commission, se sont réunis à Abidjan et, en application du code électoral, ont procédé à un vote interne pour désigner un président et un vice-président parmi eux.

D'où vient il donc que "on dit" dise à la FIFA que René Diby a été élu par l'assemblée générale et qu'il ne peut être remplacé que lors d'une assemblée générale ?

2/ Les membres de la commission électorale qui ont décidé le 26 août sont-ils un "groupe d'amis" qui n'ont rien à avoir avec la commission approuvée à l'assemblée générale de Yamoussoukro comme monsieur "on dit" l'a dit sur les antennes de Rfi ?

Non, tous les membres qui ont siégé, y compris le suppléant qui est monté après que Diby René a claqué la porte, font partie de la liste qui a été approuvée par l'assemblée générale de yamoussoukro. Il n'y a pas eu de nouvelle commission électorale composées "d'amis qui se sont réunis autour d'un petit de thé."

3/ monsieur "on dit" dit que monsieur Soumahoro n'a pas pris par à la réunion de la "camarilla" et que, cependant, son nom a été ajouté à la liste des signataires.

Faux. Cet homme a bel et bien pris par à tous les travaux de la commission. Il était même candidat à l'élection interne pour remplacer René Diby mais au vote, il a été battu par Kouassi Kaunan Ernest, Magistrat hors hiérarchie, qui était le vice-président de René Diby et qui est passé donc nouveau président de la commission électorale.

Monsieur Soumahoro a donc bien pris part à tous les travaux et a signé tous les documents.

Voilà pour les faits et, après ça.

On peut comprendre la légitime frustration de Didier Drogba et de son équipe qui ont sans doute de belles choses à faire pour le football ivoirien qui a, sans aucun doute, besoin d'eux.

On peut comprendre la colère de milliers de supporters de Didier Drogba qui veulent le voir prendre les rênes de la FIF perçue par eux, sous le réquisitoire de l'équipe de l'opinion, comme la maison de la corruption, de "la marmaille".

Le fonctionnement de la FIF comporte sans doute de nombreux aspects à corriger et cette FIF a sans doute connu de nombreux dysfonctionnements qui, à des périodes précises, a plombé son action avec des conséquences sur le football ivoirien.

Mais cela ne peut pas justifier que des pères de famille, d'honorables acteurs du monde du football comme des anciens joueurs,

que des magistrats, des notaires, des avocats de renom, soient traités de "voyous, de sorciers, de personne sans valeurs morales agissant sous contraintes, de corrompus, de petits copains, d'amis réunis autour d'un petit thé, de bandits, de camarilla (association de malfaiteurs, coterie influençant de façon néfaste une organisation ou un dirigeant), etc.

Cela ne peut justifier qu'on tente de présenter à l'Afrique et au monde entier, la fédération ivoirienne de football comme la fédération la plus corrompue au monde qu'il faille faire fouetter par la sainte et immaculée "FIFA" dont le gourdin rédempteur, à l'appel d'un candidat et de son clan, doit s'abattre sur la tête des dirigeants de cette fédération y compris en plaçant cette fédération sous tutelle de la FIFA.

En tant que journaliste capable d'avoir accès à tous les éléments d'une affaire, et d'apprécier froidement au regard des faits, mais surtout en tant qu'Ivoirien, je ne peux continuer à accepter cette propension à livrer en pâture nos institutions au monde, pour une simple élection sportive.

Parce que la FIFA elle même et, ce sont les justice américaine et suisse qui le disent, est "le paradis de la corruption".

En effet, FIFA fait l'objet depuis 2015 et en ce moment même, de 20 procédures judiciaires au pénal, pour "corruption, trafic d'influence et manipulation de résultats électoraux."

Des dizaines de personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces procédures tant au sein de la maison "FIFA" qu'en dehors.

L'actuel président de la FIFA, Giani Infantino, fait l'objet, depuis le 30 juillet 2020, d'une enquête fédérale au pénale, ouverte pour "abus d'autorité, violation du secret de fonction, entrave à l'action pénale" dans le cadre de l'affaire de corruption à la FIFA.

Il est soupçonné de collusion avec l'ex procureur de Suisse pour influencer le cours des enquêtes. Cette affaire a déjà provoqué la démission du procureur de Suisse dont la levée de l'immunité est demandée en ce moment par le nouveau procureur dit procureur extraordinaire.

Alors, comment devant tant de pratiques mafieuses qui ont cours à la FIFA, on voudrait qu'on accepte que le monde du football ivoirien est le plus pourri au monde ?

Pourquoi les Africains, pour leurs propres intérêts, sont toujours les premiers à discréditer aux yeux du monde, leurs institutions, comme si ailleurs, chez le "blanc" , tout était rose ?

Ce qui se passe à la FIF nous interpelle tous.

On ne peut pas vouloir qu'on piétine d'un côté les textes quand ça nous arrange et qu'on les applique ailleurs, de l'autre côté, parce que la non application ne nous arrange pas.

Comment on peut accepter le double parrainage et le triple parrainage sous prétexte que l'article 41 des statuts de la FIF ne prescrit pas formellement l'interdiction du double ou triple parrainage alors que dans le même temps, les mêmes statuts de la FIF , y compris le code électoral, renvoient aux textes de la FIFA qui interdisent le double parrainage ?

N'est-ce pas cette subordination des fédérations membres aux textes de la FIFA qui a permis à la secrétaire générale d'écrire dans son courrier sur la base de "on dit", que :

"Afin de permettre à la FIFA d'avoir une vue d'ensemble et d'intervenir au besoin pour garantir un déroulement du processus électoral conforme aux exigences statutaires et réglementaires applicables à toutes les fédérations membres..."

Or, les statuts et règlements de la FIFA disposent, sur la question du double parrainage, à l'article 48-C que le candidat à l'élection de président de la FIFA:

" doit présenter des déclarations de soutien (parrainage) d'au moins cinq associations membres. Chaque association membre ne peut présenter de déclaration de soutien qu'en faveur d'une seule personne. Si une association membre présente une déclaration de soutien en faveur de plus d'une personne, ses déclarations seront considérées comme nulles".

L'article 41 de la FIF dispose que le candidat doit avoir le parrainage d'au moins 8 membres actifs. Et cet article est subordonné à l'article 48-C de la FIFA.

Cette disposition des textes statutaires de la FIFA qui fait obligation à toutes les fédérations membres appelées "associations" a été confirmée par un arrêt rendu par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui a écrit dans l'affaire "David Nakkid contre la commission électorale ad'hoc de la FIFA", que le "double parrainage est interdit".

Comment après ça, sous prétexte que Didier Drogba est candidat, on devrait désormais accepter en Côte d'Ivoire, les double et triple parainages alors que cela viole les textes de la FIFA ?

Il est d'ailleurs intéressant de noter que le camp de Didier Drogba, parce qu'il bénéficie de double et triples parrainages, jamais ne s'est ému de ce que cela soit illegal au regard des textes de la FIFA. Et "on dit" ne signale pas à la FIFA qu'en Côte d'Ivoire, on veut accepter les double et triples parrainages?

Au final, il faut noter que la passion ne saurait nous rendre tous aveugles et qu'il y a des gens qui restent lucides malgré les pressions de l'opinion.

La FIFA, pour soutenir un camp qui se réclame proche de lui, peut s'amuser à faire ce qu'il veut mais elle ne pourra pas faire passer les fédérations africaines en général et ivoirienne en particulier, pour les plus corrompues au monde.

Elle ne pourra pas décider qui est le président de l'Africa Sport, cela ne relève pas de sa compétence.

Elle ne pourra pas décider qui est le président de l'amicale des arbitres de Côte d'Ivoire.

Pour savoir qui est le président de ces structures, la FIFA doit obligatoirement poser la question à la FIF et les articles 10 à 12 des statuts de la FIF sont clairs : C'est la FIF qui reconnaît qui est membre et qui peut prendre part à ses assemblées générales, et personne d'autre.

On ne pourra donc pas intimider tout un pays avec le marteau de la FIFA, parce que, heureusement, il y a au-dessus de la FIFA, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Où les "marmailleurs internationaux" et "marmailleurs locaux", ont un égal accès.

Au final, cette affaire, est d'abord un échec pour l'ensemble des acteurs du football ivoirien, en proie au double langage et aux pirouettes.

C'est ensuite, un échec pour l'équipe dirigeante sortante de la FIF, prise entre deux feux et qui a été incapable, bien qu'ayant eu le quitus de l'assemblée générale, de construire un environnement électoral serein pour accompagner sa sortie de scène et qui se retrouve maintenant sous les injonctions de la FIFA, trop heureuse de solder aujourd'hui et par procuration, un vieux compte.

C'est ensuite encore un échec pour l'ancien ministre des sports René Diby, ancien président de la FIF, qui, du haut de ses 76 ans, connaît parfaitement l'environnement du football ivoirien, qui connaît les textes de la FIF et du code électoral mais qui, sous influence, a multiplié les fuites en avant, le double langage et s'est mis dans l'idée qu'il avait pour mission de sauvegarder la cohésion sociale alors qu'il ne lui a été demandé que d'appliquer simplement le code électoral.

Il n'a pas su se montrer digne de la confiance des acteurs du football ivoirien réunis le 4 juillet à Yamoussoukro.

C'est enfin et surtout, un immense échec pour le grand Didier Drogba. Incapable de réunir autour de sa personne et de son leadership, ses propres ex-camarades de sélection, du moins ceux qui ont un droit de vote, pour conduire le projet révolutionnaire dont il dit être porteur et qui s'est installé, avec son équipe, dans les pratiques qu'il dit vouloir combattre et a laissé des membres de son équipe insulter l'honneur de personnes, notamment des ex camarades de sélection qui ne lui ont, dans les faits, rien fait.

Peut-être qu'à la fin de ce processus chaotique, il triomphera sur les ruines de la fédération. Il ne lui restera plus qu'à rassembler autour de sa gouvernance, les acteurs du football qui ont été livrés à la vindicte populaire.

Rien ne peut justifier la destruction de la cohésion d'un monde, de la fraternité, du fair-play.

Même si Jesus Christ revient sur terre et qu'il veut être le maire de Tiassalé, il lui faudra commencer par connaître les gens de Tiassalé, en allant sur le terrain, dans les villages et campements, poser des actes pour les rassurer.

Il lui faudra ensuite se soumettre aux règles de la compétition électorale, avoir le parrainage d'un certain nombres d'électeurs (puisque cette formule sera prochaienement étendue aux élections locales), avant d'être autorisé à competir.

Son titre de fils de Dieu n'y changera rien.

Et d'ailleurs le fils de Dieu n'aura pas besoin d'être d'abord le maire de Tiassalé, avant d'aider les populations de Tiassalé.

ET j'ai parlé...

Tiemoko Antoine Assale



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