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Politique

Point de vue: qui sont-ils finalement ?

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Faut-il croire que la Côte d’Ivoire court inexorablement vers une chienlit qui rappelle fortement à la mémoire collective, les affres de la crise post- électorale de 2010 ? C’est qu’en dépit des vives condamnations de ces actes ignobles de tueries et de multiples dégâts, engendrés par les manifestations de protestation menées contre la candidature du Président Ouattara, les auteurs et concepteurs de ces faits, se montrent toujours aussi nuisibles. Tel que l’attestent leurs déclarations d’incitation au déclenchement permanent du désordre, des troubles, susceptibles de finir par embraser tout le pays. Tant il est vrai que l’objectif visé est celui de parvenir à un empêchement total de la tenue de ce scrutin électoral d’octobre prochain.

Et cela, tant que le Président Ouattara demeurera dans la course. L’on ne saurait en réalité réfuter ou s’opposer à l’organisation de ces manifestations, tant qu’elles symboliseront réellement une expression démocratique vraie. Un moyen d’exprimer ou manifester une opinion contraire à l’égard d’un engagement d’une décision politique nationale. Mais dès lors que ce moyen d’expression se transforme ou devient un exutoire pour des actes criminels dirigés contre des communautés bien identifiées et ciblées, l’on ne peut plus parler de liberté d’expression en tant que tel.


Le paradoxe qu’affiche à ce jour la situation politique ivoirienne est que, malgré ces perturbations qui viennent tenter d’affecter sérieusement le processus électoral, la Commission électorale indépendante a enregistré plusieurs dossiers de candidature. Lesquels émanent aussi bien des figures de proue de la scène politique nationale, issus de partis bien implantés, que des plus anonymes, se réclamant de formations politiques moins connus ou simplement faisant cavalier seul, sans aucune affiliation politique. Ces derniers d’ailleurs ne manquent pas de séduire par leur participation à cette présidentielle, plus d’un observateur. En ce sens qu’ils confèrent ainsi au processus, tout son caractère démocratique et atteste de la légalité de sa tenue, avec tous les candidats remplissant les conditions en vigueur. En outre, il y a cette propension des uns et des autres, à démontrer chacun en sa manière, qu’il ne vient pas faire de la figuration. Mais gagner, ou à défaut déranger voire dérouter au maximum, tous ceux qui se prennent pour les poids lourds de la compétition.

C’est bien le sens qu’il faut donner aux gigantesques cérémonies d’investiture, faites pour impressionner l’électorat, auxquelles nous avons déjà assistées et dont on continuera de nous gratifier, au cours des week-end à venir. A tout cela, il faut ajouter les efforts déployés par tous, à des degrés bien entendus différents les uns des autres, dans l’optique de réunir les cinquante-cinq mille signatures, indispensables à la prise en compte des candidatures par la CEI. Ainsi que les gros appuis financiers et techniques des partenaires au développement comme l’Union Européenne, le PNUD etc … apportés au pays pour l’organisation de cette présidentielle. Ce sont là, autant d’indicateurs prouvant bien que la majorité des organisations politique en place, veulent bien aller à ce scrutin. Une réalité qui devrait nous conforter à l’idée que celle-ci aura bel et bien lieu.

Toutefois, elle ne saurait éluder cette préoccupation qui fait de plus en plus l’objet d’interrogations dans les salons et cercles de causeries : qui sont finalement ceux qui, s’emploient chaque semaine à compromettre ce scrutin ? D’autant plus que l’on ne peut prétendre assurer un bien meilleur épanouissement économique et social à l’ensemble des Ivoiriens, prendre solennellement un engagement dans cette noble optique vis -à vis d’eux ; effectuer de si grosses dépenses financières en conséquence, pour dans le même temps, œuvrer à compromettre tout ce qui concourt à la réalisation de cette ambition. C’est bien là, une posture qui ne correspond à aucune logique. Vouloir d’une chose et dans le même temps de son contraire. Une ambivalence bien aberrante qu’aucun des prétendants actuels au fauteuil présidentiel ne saurait se prévaloir. S’il s’en trouvait parmi eux, alors les Ivoiriens ne les suivront guère dans leur masochisme moral. En tout cas, le processus suit son évolution. La date butoir du dépôt des candidatures est bien ce lundi. La CEI abordera une nouvelle étape au cours des jours à venir. L’espoir reste donc de mise.


MOUSSA BEN TOURE






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