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Culture

37 ans après sa mort :Ernesto Djédjé toujours gravé dans le coeur de plusieurs mélomanes

Publié le :

9 juin 1983-9 juin 2020. Voilà 37 ans que le chanteur ivoirien Ernesto Djédjé s’est éteint à Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire. 
Malgré toutes ces années qui se sont écoulées, les souvenirs des prestations de ce chanteur, auteur et compositeur hors du commun, restent encore vivaces dans le coeur de plusieurs mélomanes.
Joseph Aboua, peintre bâtiment, la cinquantaine révolue, n’est pas prêt d’oublier de sitôt la carrière du Créateur du ziglibithy. « Les gens de notre génération ont été bercés par les mélodies langoureuses de ce chanteur Bété émérite », dira en substances le peintre.
Il se souvient de la majorité de ses compositions. Mais celle qui l’a le plus marqué est celle intitulée ‘’Ziglibithy’’.
Par-dessus tout, Joseph Aboua, par ailleurs serviteur de Dieu, dit avoir été fasciné par les pas de danse de celui qu’on appelait affectueusement ‘’Le ‘’Gnoatré national’’. Car il ne cessait de prononcer dans la plupart de ses chansons le mot Bété ‘’Gnoatré’’. Pour parler de sa personnalité.
En plus, ce mélomane soutient avoir vu le natif de Tahiraguhé (département de Daloa) prester au cours de funérailles, dans le courant des années 1980 au hall d’information de Daloa. « A son arrivée sur la scène ce jour-là, c’était le délire dans la salle. La foule était en extase. Les spectateurs ont oublié à un moment donné qu’ils étaient à des funérailles. Ernesto Djédjé a assuré jusqu’au lendemain à 6 heures. Et toutes les personnes présentes sont reparties très satisfaites », affirme Joseph Aboua.
Comme lui, Achille Yao, plombier avoue aussi avoir été fasciné par les pas de danse du ‘’Gnoatré national’’. « Le moment qui m’attirait le plus quand il dansait, était lorsqu’il  bloquait sa tête. Quand nous jouions dans notre enfance entre amis à Adzopé dans les années1980, on essayait de l’imiter sans y parvenir. Plusieurs artistes ont essayé de l’imiter. Mais, personne ne pouvait l’égaler. Car pour moi, c’était son talent », confie le plombier.
D’autres mélomanes ont pour leur part retenu du défunt artiste d’autres souvenirs. C’est le cas de Faustin Adomon Djaco, agent de la marine à la retraite. Il affirme avoir été épaté par les tenues vestimentaires et la prestance scénique d’Ernesto Djédjé. 
A la différence  de tous les souvenirs et styles caractéristiques de l’artiste évoqués, Luc Asséké retient que le ‘’Gnoatré national’’ a suscité l’envie chez plusieurs jeunes, de se lancer dans une carrière musicale.
Pour ce planteur, la mort de cet artiste talentueux est une énorme perte pour la Côte d’Ivoire.
Il faut rappeler qu’Ernesto Djédjé, qui s’appelait à l’état civil Djédjé Blé Loué Ernest, est décédé à Yamoussoukro le 9 juin 1983, dans des conditions qui continuent de susciter des interrogations.
 
Jeremy Junior       
 
 
 
 

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