publicité

Societe

L’Enquête du jeudi : voilà dans quelles conditions, les cours ont repris à Abidjan

Après plus de deux mois d’interruption imputable à la pandémie à coronavirus, les cours ont repris dans tous les établissements scolaires, sur toute l’étendue du territoire national.
Les élèves  du Grand Abidjan ont entamé la reprise depuis le lundi 25 mai, soit une semaine après ceux de l’intérieur.
Le gouvernement à travers le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation Professionnelle a placé cette reprise sous le sceau du respect strict des mesures barrières, prises  depuis l’apparition  des premiers signes de la covid-19.
Dans la capitale économique, et du fait des exigences de la sécurité sanitaire, les habitudes des élèves ont changé au sein de leurs différentes écoles. Comme il nous été donné de le constater, à travers une visite de terrain, effectuée  dans quelques communes d’Abidjan.
Au groupe scolaire La Rochelle à Koumassi –Remblais, c’est le conseiller pédagogique, Kassoum Coulibaly qui nous reçoit.
Mais bien avant d’accéder à cet établissement privé, nous avons été soumis à l’entrée, au lavage des mains et au port obligatoire du masque, désormais devenus la règle à respecter.
A La Rochelle, selon le conseiller pédagogique, depuis lundi, la reprise est effective avec cette fois, des changements majeurs. Notamment, la limitation du nombre d’élèves dans toutes les classes ( du CP1 au CM2) à 20 dont  un élève par banc.
«  Il faut dire que chez nous à La Rochelle, avant la reprise, nous avions déjà réfléchi sur la méthologie de fonctionnement, tout en respectant les consignes des autorités. Tous les élèves et leurs parents qui les accompagnent ont l’obligation de se laver les mains à l’entrée et également pour les élèves avant d’entrer en classe.
Nous avons aussi demandé aux enseignants de respecter la distanciation entre eux et les élèves » nous a t-il fait savoir.
Selon Kassoum Coulibaly, les programmes scolaires des élèves en classes d’examens ( CM2, 3è et Terminal) n’ont pas été réaménagés pour la simple raison que bien avant la pandémie, tous les programmes étaient presqu’épuisés.
 
Divergences de vue sur l’achèvement du programme
 
«  Avant la fermeture des écoles, nous avions presque terminé  tous les programmes. Mais vous savez avec ces deux mois de repos forcés, les enfants ont oublié beaucoup de ce qui leur avait été enseigné.
Pour les classes d’examens, on n’aura aucune difficulté à terminer les programmes d’ici deux semaines et nous allons reprendre les exercices que certains élèves pourront suivre via l’internet » a assuré le conseiller pédagogique du groupe scolaire La Rochelle.
A l’institut supérieur et technique La Colombe ( ISTCO) un établissement semi- privé où les élèves du secondaire et du supérieur sont inscrits, la priorité est mise sur les classes d’examens ( BET, B T et BTS) avec aussi comme consigne le respect des mesures barrières.
Selon Siaka Bamba, le coordonnateur de l’établissement, toutes les classes ne doivent recevoir que 20 élèves, dont  un élève par banc. Ceci pour respecter les mesures barrières et la distanciation d’un mètre entre élèves et entre enseignants.
A l’ISTCO, Siaka Bamba pense également que les programmes qui étaient en voie de finition avant l’arrêt des cours, le seront dans le délai d’un mois et demi.  Et que les élèves pourront préparer les examens dont les dates ne sont pas encore connues.
Au lycée municipal de Koumassi, l’ambiance est tout autre.
Nous apercevons une foule de plus de 50 élèves à l’entrée de cet établissement public, contrairement aux consignes du gouvernement.
Même si deux sceaux d’eau pour le lavage des mains sont installés aux deux entrées du lycée, bon nombre d’élèves et même de responsables, ne portaient pas de masques à notre arrivée à 11 heures.
Le proviseur, le censeur et les éducateurs s’entretenaient sur la conduite à tenir afin de respecter les mesures barrières. La priorité au lycée municipal de Koumassi est également accordée aux élèves en classes  de 3è et de Terminale.
Ce sont aussi 20 élèves par classe qui observent  les cours dans cette classe de 3è A1.
Mais les enseignants pensent que le délais d’un mois et demi n’est pas suffisant pour terminer les différents programmes.
Dans cet établissement public, un réaménagement de programmes a été fait.
Pour les classes de 3è, le résumé et la grammaire ont été mis en avant, par la direction régionale de l’éducation nationale (DREN) ainsi que pour les classes de Terminale A, D et C, ce sont les matières  les plus importantes qui ont été choisies. Notamment le Français, l’Anglais, l’Espagnol et l’Allemand pour les Terminal A. Pour les Terminal D et C ,  ce sont les mathématiques et  les sciences Physiques.
«  Je pense que le temps est assez cours pour achever les programmes. Nous sommes présentement en phase de révision des leçons. Mais je vous assure que les enfants ont pratiquement tout oublié. Or nous n’avons qu’un mois et demi pour  achever les programmes. C’est pratiquement impossible ici au lycée municipal de Koumassi » s’inquiète Mahama Gbané, enseignant  des classes de 3è.
Le constat est assez net ici à Koumassi. Les établissements privés respectent avec rigueur toutes les mesures barrières et se disent prêts pour les examens de fin d’année. Par contre, dans les établissements publics, particulièrement au lycée municipal, c’est encore l’anarchie dans l’encadrement des élèves, ainsi que le non respect scrupuleux des consignes du gouvernement.
 
 
            Le port du masque pas vraiment respecté
 
 
Dans la commune d’Adjamé, au Groupe scolaire le Grand d’Adjamé Bracody, un dispositif de lavage des mains est installé juste à la l’entrée de l’établissement. L’Administration, le corps enseignant et les élèves sont présents.
« Pour l’instant, ce sont  les classes de 3e qui sont concernées par cette reprise. Pour ce faire, nous avons scindé les classes en deux de sorte à mettre un élève par table-banc, comme souhaité par le gouvernement. Et actuellement, nous sommes en train de réaménager les emplois du temps des classes intermédiaires qui commenceront probablement les cours le mardi 2 juin », a expliqué M. Ahissa Alexis, éducateur principale de cet établissement.
Le seul hic constaté dans cette école, c’est que le port du masque n’est pas véritablement respecté par les élèves et même les éducateurs qui sont sensés veiller au respect de cette mesure.
Au quartier des 220 logements, où se trouve le Lycée moderne Amondji Pierre, les cours se déroulent dans le calme. Là également, un dispositif de lavage des mains est installé à la rentrée de l’établissement, ainsi qu’à plusieurs autres endroits. Et on peut lire sur plusieurs affiches ‘’le port du masque est obligatoire’’.
« Pour la reprise des cours  des classes intermédiaires, nous sommes à l’écoute du gouvernement. C’est lui qui décidera. », nous dit le proviseur de l’établissement N’Dja Jean Baptiste.
Avant de partir de là, nous faisons un tour dans une salle de classe où se tenait un cours. Le professeur et les élèves portaient tous un masque. «  Ce matin, nous faisons un cours de mathématique et les élèves  suivent bien », s’est réjoui M. Koffi Noël.
La directrice des études du collège privé Harmony de Williamsville, Adja Assi ne cache pas sa joie quant à la réouverture des écoles du Grand Abidjan, mais émet des réserves dû au manque de matériel de protection auquel est confronté son établissement.
« Certaines directions régionales de l’éducation nationale (DREN) comme celle d’Abobo sont dotées en matériels sanitaires. Nous espérons  avoir nos kits sanitaires de l’Etat », a-t-elle plaidé.
Au collège Ségbé de Yopougon Toit  Rouge et au groupe la Sorbonne situé au quartier Ananeraie, certains collégiens donnent déjà le mauvais exemple en s’adonnant à des embrassades et salutations sans cache-nez.
 
 
Tout comme le calendrier des cours et celui des examens de fin d’années, le contenu des programmes scolaires connaitra un petit  réaménagement.
« Les programmes ne changent pas. Seulement, certains contenus, sous chapitres qui restent à dispenser seront éliminés afin d’alléger le programme et tenir dans le temps qui nous reste », a expliqué M. Ayekpa Lobognon, inspecteur pédagogique à l’antenne de la pédagogie et de la formation continue (APFC), Abidjan 3
 
       Elèves et parents gagnés par l’inquiétude 
 
 Mme Ibrahima née Kady Koné Berthe,  directrice de l’Ecole primaire publique (Epp) Akeikoi Municipalité 1 d’Abobo, révèle que  des parents d’élèves ayant laissé leurs enfants à la maison, les ont approchés pour exprimer leur inquiétude. Au vu du nombre sans cesse croissant de cas confirmés à la Covid 19. Ils craignent que leurs rejetons ne se fassent infectés. 
La directrice de cette école primaire a tenu à rassurer et sensibiliser ces derniers. Afin qu’ils laissent leurs enfants reprendre le chemin de l’école. Elle leur a déclaré que l’administration de l’établissement et les enseignants veilleront à ce que les enfants respectent les mesures barrières pour éviter une éventuelle infection. Et que c’est à ce prix qu’ils seront à l’abri de la maladie.
   
Hormis les parents d’élèves, des écoliers sont aussi gagnés par la peur. C’est le cas de deux jeunes filles de la classe de 3eme du collège René Caillé d’Abobo, rencontrées aux alentours de midi, le lundi 25 mai non loin du lycée moderne de la même commune.  
« C’est vrai que j’ai peur à cause de la Covid 19. Mais, je sais que si chaque élève et tous ceux qui vont à l’école respectent les mesures barrières qui ont été recommandées par les autorités sanitaires, alors la chaine de propagation sera réduite au maximum. Je suis craintive, car plusieurs élèves ne portent le masque que quand on le leur demande », affirme sous l’anonymat l’une d’entre elle, dont le point de vue est partagé par la seconde.
Un professeur de mathématique, intervenant dans un établissement secondaire privé du quartier BC d’Abobo, dit avoir fait le constat selon lequel, certains de ses élèves étaient un peu crispés, le lundi 25 mai. « Tout le temps que je dispensais mon cours le premier jour aux élèves d’une classe de terminale A, je les sentais crispés », avance-t-il.    
La psychose de la maladie est vraiment présente dans l’esprit de certaines personnes. Raison pour laquelle pour éviter une croissance de la chaine des personnes infectées, la plupart des responsables d’écoles ont bien voulu s’en tenir aux dispositions élaborées par le ministère de la Santé à ce sujet. 
 
                    Des exemples  à suivre    
 
La plupart des établissements que nous avons sillonnés, ont mis en application les mesures barrières établies dans le cadre de la lutte contre la Covid 19.
Ainsi les responsables du lycée moderne 1 Abobo, des collèges privés Le Destin, As Pouchkine, EPD, de même que ceux des écoles primaires privées La Marraine, Terre Promise de l’Eglise Méthodiste Unie Canaan, l’Ecole primaire publique (Epp) Akeikoi Municipalité 1 de la commune d’Abobo, ont disposé des seaux d’eau et du savon liquide à l’entrée principale de leurs établissements. D’autres les ont placés devant les salles de classe.      
 
De même, l’ensemble de ces dirigeants d’écoles ont demandé aux élèves de se munir obligatoirement de cache-nez.
D’autres à l’instar de Rodrigue Mambo, exigent que chaque élève, soit muni d’un gel hydro-alcoolique. 
Par mesure de prudence, certains de ces responsables d’école ont recommandé à chaque élève de venir avec sa bouteille d’eau pour se désaltérer, un sandwich si possible. Parce que ordre a été donné, selon plusieurs de ces directeurs, par la directrice régionale de l’éducation nationale (Dren) Abidjan 4, d’interdire la vente des repas au sein et aux alentours des écoles.
Toujours à en croire nos informateurs, la même Dren a donné des instructions fermes pour qu’il y ait un élève par table-banc. Et que les enseignants puissent également être munis de masque. Il a été aussi demandé qu’il n’y ait pas de regroupements d’élèves dans les cours d’écoles aux heures de pause.
Mesure que la directrice de l’Epp Akeikoi Municipalité 1 et ses collaboratrices ont du mal à faire appliquer le lundi 25 mai à la recréation. Les élèves voulaient se regrouper pour jouer ensemble, comme ils ont l’habitude de faire. Il a fallu que ces instituteurs s’égosillent,  pour que les enfants renoncent à leurs jeux.  
 La Dren Abidjan 4, Mme Gla Marie-Claire, qui nous a reçus l’après-midi du mardi 26 mai, affirme que des cache-nez et des pots de gel ont été distribués dans les établissements aussi bien privés que publics, relevant de sa compétence. Et que la distribution va se poursuivre les jours à venir.
Pour la première distribution, selon les propos de Mme Gla, chaque élève doit en principe recevoir 12 cache-nez lavables et une vingtaine jetables. Le personnel des écoles privées est aussi pris en compte dans cette distribution.
Par contre tous les agents du public recevront les leurs dans des officines sur instruction de la Mugefci.
 
 
    Pas de récréation ni de vente d’aliments
   
 Collège “Malé Gbindé” situé à Akeikoi extension à quelques pas de l’église catholique “saint Marc ”.  A l’entrée de l’établissement il y’a un seau d’eau, avec du gel hydro-alcoolique qui servent aux lavages des mains avant d’entrer. A notre arrivée, nous avons aperçu l’inspecteur d’éducation Jean Marie Soumahoro, qui distribuait des caches nez gratuitement aux élèves de l’établissement. Il affirme que ces caches nez ont été offerts par la direction régionale de l’Education nationale d’Abobo  pour les distribuer aux différents élèves. Il nous a même exigé de porter  le nôtre, que nous avions volontairement ommis de porter pour nous faire une idée de sa réaction, avant l’entretien.
 La distanciation d’un mètre était respectée.
 Jean-Marie Soumahoro révèle que, les élèves  présents ce lundi 25 mai, sont de la classe de troisième et de la terminale. En ce qui concerne les autres classes, ils seront autorisés à reprendre les cours à partir de la semaine prochaine. Les élèves de la première et de la  quatrième, seront autorisés à venir le lundi 1er  juin 2020. Et ceux de la sixième, de la cinquième et de la seconde le lundi 8 juin 2020.. Le programme reste le même. Les professeurs viendront selon leur emploi du temps. Mais ils doivent avoir aussi  les caches nez .
 A l’école primaire “ Sainte union ” le respect des mesures barrières  est  aussi de mise : un seau d’eau est déposé à l’entrée de l’école. Le port obligatoire des caches nez pour tous ses élèves. Ici, chaque classe est scindée  en deux.  Le CP1, CP2 et le CE1 iront les mardis et jeudis. Le CE2, CM1 et le CM2, les lundis, mercredi et vendredi. Un groupe le matin et un autre le soir. Un constat, les élèves sont assis un par banc. Il n’y a pas de récréation prévue, pas de vendeuse devant l’établissement non plus. 
   
 Dépistage obligatoire pour enseignants et enseignés !
 
Pour endiguer la maladie, certains enseignants souhaitent que le test de dépistage à la Covid 19 soit obligatoire, aussi bien pour les élèves que les enseignants. C’est le cas de Fréderic Kouadio Kouadio, professeur d’anglais au lycée moderne 2 d’Abobo.
Point de vue rejeté catégoriquement du revers de la main par Kikoun Koné, directeur des études du collège EPD. Car pour ce dernier, le gouvernement qui avait pris fait et cause pour ce procédé avant le retour des enseignants à l’intérieur de la Côte d’Ivoire, y  a finalement renoncé.
Le directeur des études du collège Le Destin, qui est du même avis que Koné, soutient que l’on ne peut contraindre une personne à faire le test. Arguant qu’il s’agit d’une initiative  personnelle.
 
Une ambiance timide règne dans la matinée du lundi 25 mai dans l’enceinte de l’Epp M’Pouto (Riviera 4). La directrice principale de cette école avec qui avons pris immédiatement langue, nous a permis de constater le respect des mesures barrières, à savoir l’exigence du port des masques, les seaux d’eau avec du gel hydro alcoolique ou du savon pour le lavage des mains disposés devant chaque classe. Elle n’a pas nié aussi le fait que les enseignants n’aient pas été testés avant d’entrer en classe.
A côté, un parent d’élève du nom d’Ambroise Kanon, tient par la main sa fillette de trois ans, du Cours primaire élémentaire 2 (CP2), nous confirmera-t-il au cours de nos échanges. Ayant cru que la reprise ne concernait que les Cours moyen 2 (CM2), il a tenu à s’assurer de ce que son enfant reprenne effectivement les cours.
Quant au président du Comité de gestion des établissements scolaires publics (COGES), directeur de l’EPP M’Pouto 2, N’Guessan Aké Elie, nous a confié que toutes ces dispositions ont été décidées au cours d’une rencontre le 22 mai dernier entre les responsables du COGES et la Conseillère pédagogique. 
 
Un autre parent d’élève qui répond aux initiales de SBO, voit lui, les choses autrement. Sa fille en classe de troisième au groupe scolaire l’Ardoise à la Riviera 3 (Cocody) n’a plus besoin, selon lui, de retourner parmi ses camarades en classe, car elle a suivi à la lettre ses cours par le télé enseignement. Elle préfère poursuivre dans cette voie aidée par son père qui chaque semaine va chercher ses cours à l’école et remplir les autres formalités administratives.
En zone rurale, précisément dans le département de Yamoussoukro, une professeure du Collège de Tiédiékro, sous le couvert de l’anonymat, nous a expliqué au téléphone que deux semaines après la reprise, les élèves n’ont toujours pas de cache-nez et cela est pareil dans le Collège de Ravia du village voisin. Cela est dû à un manque de sensibilisation sur la Covid-19 dans les villages environnant, d’où le laisser-aller dans les rangs des élèves. En ce qui concerne la tenue du programme académique allégé par la tutelle, elle a souligné qu’un ensemble de leçons sur lequel les professeurs des classes d’examen doivent s’accorder, a été choisi par le ministère de tutelle.
Mais pour le moment, cette première semaine sera consacrée à la révision puisque selon elle, les élèves n’ont pas tous mis le temps du confinement à profit en suivant le télé enseignement. « On va faire une course contre la montre pour tenir jusqu’au 14 août 2020 et finir par les révisions générales à la veille des examens », a expliqué notre contact, enseignante au Collège de Tiédiékro.
 
Au total il apparait que pour ces premiers jours de reprise des cours, ici et là, dans l’ensemble, enseignants et enseignés se soumettent effectivement aux mesures barrières. Mais pendant combien de temps se montreront –ils ainsi disciplinés ?
 
 Même s’il reste vrai que ce retour à l’école, ne durera que deux mois et demi. C’est en tout cas le premier challenge des Directions régionales de l’éducation nationale qui doivent y veiller au qutidien. Le deuxième challenge étant celui de réussir, pratiquemenrt en un temps reccord, à sauver l’année scolaire, dont la crise sanitaire est venue arracher trois mois au programme initial.
 
Ibrahim S. Koné
Boubacar Barry
Jérémy Junior
Job Attéméné
 Arielle Claude (stagiaire)
 
 
 

 



publicité