Force est de constater que cette crise sanitaire sans précédent qui oblige au confinement à domicile pour lutter contre la maladie a entrainé une résurgence des violences au sein des foyers.
Des femmes et des jeunes filles sont particulièrement exposées à la violence, au sein de la cellule familiale, qui est, en principe, le lieu où leur sécurité doit être assurée. D’autant plus qu’en cette période de confinement, ce sont elles qui sont en première ligne pour l’éducation des enfants, les soins à apporter aux malades et les travaux ménagers.
C’est le lieu, pour le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, de rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes demeure une priorité clairement affirmée par la Côte d’Ivoire.
Les services sociaux de base, à travers les plateformes de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG), restent totalement mobilisés dans leur combat contre les violences intrafamiliales.
Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant
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COMMENTAIRES
Publié le :
5 mai 2020Par:
Lago TapeL'Afrique du Sud est l'un des rares pays africains qui a une loi datant de 1998 qui reconnait le viol marital. Mais dans les faits, les juges ne sont pas formés ni préparés pour appliquer cette loi. L'Afrique du Sud a toujours un fort taux de violences conjugales. Au Ghana par exemple, la loi dit que le consentement sexuel est implicite dans le mariage et la femme ne peut pas refuser ce consentement. De ce fait, il ne peut pas y avoir (légalement) de viol marital. Selon l'ONU, la majorité des pays du monde en Europe, en Asie et en Amérique latine ne reconnaissent pas le viol conjugal. La loi du Ghana n'est pas l'exception, mais plutôt la norme (internationale). Dans la plupart des pays du monde, ce n'est point un viol (criminel) pour un mari que d'avoir des rapports sexuels (forcés) non consensuels avec sa femme. Toujours selon l'ONU, la plupart des violences que les femmes subissent dans le monde (viol marital ou par les compagnons, viol par les exes, inceste, bastonnades conjugales, féminicides…) se produisent au sein des familles. Le phénomène de la violence conjugale, du viol, de l'inceste touche tous les pays du monde et toutes les couches sociales. Les statistiques publiées en 2020 par "ONU Femmes" sur les violences contre les femmes dans le monde sont effroyables. A quand donc un monde plus juste et moins violent envers les femmes ? Il est triste de constater que la crise du covid19 a augmenté les violences contre les femmes dans le monde. Que faire pour que demain soit un monde meilleur pour nos filles, les futures femmes de demain ? Le chaînon manquant semble être ici l'éducation des garçons d'aujourd'hui, les futurs hommes de demain, afin qu'ils ne reproduisent pas les violences sur les femmes. C'est une importante responsabilité qui nous incombe à tous. Nous qui sommes parents aujourd'hui…Publié le :
5 mai 2020Comme dans nombreux domaines, les pouvoirs publiques ne font pas les efforts nécessaires pour réduire ce genre de fléau dans la société surtout africaine. La violence des hommes faites aux et sur les femmes entraînant souvent de graves séquelles pour elles et parfois jusqu'à la mort existent hélas partout dans le monde et dans tous les milieux même si certains facteurs dont la précarité, l'alcoolisme, la maladie psychologique voire psychiatrique et les dogmes dans certaines religions, le manque d'instruction sont des causes récurrentes qui font que les femmes dans ces contextes là sont plus exposées que d'autres ailleurs. Je crois qu'il faut casser ses dysfonctionnements déjà par l'apprentissage et via un lieu en total rupture de celui du foyer et de la famille au sens large. Si des grands mères et leurs filles ont vécu des violences conjugales et qu'elles n'ont jamais été entendues pour être défendues et protégées comment voulons nous qu'elles puissent transmettre à leurs petites filles, filles que ce n'est pas du tout normal de sefaire battre par son mari, ni violer ou forcer de subir un rapport sexuel non désiré ou consenti ? Pour certains hommes le fit de payer une dote dans les mariages traditionnels et religieux aussi est une raison suffisante pour se comporter comme des propriétaires de corps feminins qu'ils auraient en quelque sorte acheté ! Dès l'école qui devrait être vraiment obligatoire pour toutes les filles car il y a encore des disparités à ce niveau là, pour que ce sujet là soit inscrit dans l'instruction civique afin que nos enfants des 2 sexes prennent conscience que les rapports entre les deux ne sont pas et ne devraient pas être ou devenir des rapports de force, d'un dominant sur une perpétuelle dominée. La majorité des lois, des dogmes ont été érigées par des hommes du coup à leurs avantages d'abord. Cependant il ne faut pas non plus généraliser à l'extrême car tous les hommes, époux, pères, compagnons ne sont pas violents heureusement.Publié le :
5 avril 2020Par:
Aya de YopougonRécemment dans les news, une femme ghanéenne avait écrit une lettre ouverte au président du Ghana pour se plaindre de son mari "confiné à la maison" qui ne pensait qu'à baiser et la baisait trop… . Beaucoup de nos pays africains ne reconnaissent pas du tout le "viol conjugal". La Côte d'Ivoire ne reconnait pas ce crime. Un mari africain peut ainsi donc forcer sa femme à avoir des "rapports sexuels non consensuels" et ce n'est pas un "viol" en Afrique. Et puis, il y a tous les "batteurs de femmes" qui s'en donnent à coeur-joie sur leurs femmes pendant le couvre-feu. Oui, le confinement augmente les violences conjugales. En effet, on enferme un homme violent avec sa "victime" et bien-entendu, le mari violent trouvera toujours des prétextes pour insulter, humilier et ensuite battre sa femme. Les numéros d'appels pour les victimes de violence conjugale ou d'inceste ne sont pas des numéros encore (bien) connus du grand public et des femmes. Il faudrait qu'il y ait encore plus de publicité pour diffuser ces numéros au sein de nos populations. Il faudrait aussi que les voisins soient vigilants (et ne se disent pas que c'est une affaire privée, si un mari tabasse sauvagement sa femme ou sa fille). Il faudrait signaler cela aux numéros que la ministre a donné… N'attendons pas que les maris violents commettent "l'irréparable" et tuent avant d'avoir pitié des femmes qui sont victimes des violences conjugales. Agissons tous ensemble pour réduire les violences conjugales ou pour y mettre fin! Les violences conjugales touchent tous les milieux (riches et pauvres, personnes instruites et analphabètes). C'est un mal insidieux…Publié le :
5 avril 2020Par:
Salma BaAu sein de nos familles africaines, il y a beaucoup de pression sur les femmes "victimes" pour qu'elles ne dénoncent pas leurs agresseurs à la Police. Les maris violents sont ainsi "couverts" ainsi que les prédateurs sexuels qui (au sein même de nos familles) commettent l'inceste. (Il y va soi-disant de l'honneur de la famille de ne pas porter plainte contre celui qui a commis l'inceste ou le viol.)… Avec le couvre-feu, les agressions de rue ont diminué puisqu'il n'y a plus de promeneurs nocturnes, ni de bars et boites de nuit ouverts tard la nuit… Par contre, il semblerait que les agressions sexuelles et les violences conjugales se soient multipliées. Certains imams tiennent un double-langage. En public, ils disent que le mari musulman ne doit pas tabasser sa femme, ni avoir de maitresses en dehors du foyer. Mais en privé, c'est le contraire que ces imams préconisent: La femme musulmane doit demander pardon à genoux à son mari qui l'a tabassée (car elle est forcément fautive). Si elle s'est refugiée dans sa famille, le père ou l'oncle la ramène de force chez le mari violent… Et elle doit retirer la plainte qu'elle a porté. Un règlement à l'amiable est toujours préférée dans les familles musulmanes… Bref, il ne faut pas attendre que la victime meure ou se retrouve aux urgences avant de prendre toute la mesure de la violence conjugale ou de l'agression sexuelle incestueuse. En effet, la violence conjugale commence tout doucement avec les insultes, les bousculades, les gifles et ensuite ce sont les coups de poings et de pieds et la ceinture….L'inceste commence par un harassement constant, des attouchements, le "doigtage" avant que ne survienne le viol par pénétration vaginale et/ou anale forcée… Il faut que ces numéros de secours des femmes violentées soient affichés partout. Au marché, dans les supermarchés, sur les routes et les autoroutes sur des panneaux publicitaires. En effet, la violence conjugale touche tous les milieux sociaux et tous les quartiers…publicitéPLUS D'ARTICLES
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Publié le :
5 mai 2020Par:
Forestier de Lahou