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Mesures contre le Covid 19 : Les Gbakas ne respectent rien à Abidjan

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Cité Batim 1, commune de Yopougon au nord de la ville d’Abidjan. La pandémie du coronavirus (COVID-19) a changé les habitudes. A la gare de gbakas que sont les minicars abidjanais  de transport en commun, ce n’est pas la grande   affluence. Le «  restez chez vous » prôné ailleurs, s’est désormais imposé à plusieurs familles de la capitale économique ivoirienne. Qui l’ont du reste adopté sans coup férir semble t-il. 
Mais là où les mesures édictées par le gouvernement  ivoirien pour freiner la propagation de la maladie, s’avèrent encore impuissantes, c’est assurément au niveau des gbakas. Les nouvelles dispositions liées au COVID-19 exigent entre autre le port d’un masque par le conducteur et son apprenti, ainsi qu’un port de gants. Auxquelles il faut ajouter la réduction de passager. 
Mais la réalité est qu’après la prise de ces décisions, les gbakas continuent de fonctionner comme en période ordinaire. « Vieux père si tu veux pas monter, faut descendre ! A cause de coronavirus on ne va plus gagner notre argent quoi », lance un apprenti, énervé, à un passager attendant que le gbaka soit prêt à démarre à destination d’Adjamé Liberté. 
Au lendemain de la prise de ces décisions, un détachement de la police nationale était posté au départ de tous les gbakas à environ 500 mètres. « Bonjour à tous, jespère que tout va bien, je vérifie que le gbaka nest pas chargé. Bonne journée et que Dieu vous garde ! », s’est exprimé un policier, monté dans le véhicule pour inspection. Mais c’était l’une des rares fois que cela arrivait. Depuis plusieurs jours, rien ! Chauffeurs et apprentis imposent leur loi. A Adjamé, comme à la gare de Marcory  et Koumassi, leurs attitudes et habitudes de travail, qui ne tiennent pas du tout compte des mesures contre la pandémie, sont partout les mêmes. C’est le fonctionnement comme aux temps ordinaires. Les chauffeurs de ces mini cars, n’ont pas réduit le nombre de sièges. Les véhicules Mercedes, appelés « Massa » continuent de travailler en ayant tous leurs sièges constamment occupés. Les masques et les gants ne sont pas portés. Et rien de tout cela ne semble guère gêner les passages non plus.
 Autant dire que l’application des mesures de prévention face au coronavirus (COVID-19) à Abidjan, se heurte  à un ensemble d’habitudes, à de l’indiscipline et à un contexte social particulier : les bgakas restent indispensables pour nombre d’abidjanais qui les empruntent pour se rendre au travail , ou effectuer diverses courses.
J.S.Dagou
 
 

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