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Décès du Chef de Protocole de Mabri : L’émouvant hommage de Oumou Dosso à son collègue décédé

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Pouvait-il s’en aller autrement qu’à la tâche ? Était-il possible pour ce collaborateur, que dis-je, pour ce serviteur fidèle et zélé de sortir de la scène de notre comédie humaine autrement que dans l’exercice de ses fonctions ? Était-il envisageable de penser Son Excellence Grand Pro sans la figure dont il porté l’ombre jusqu’à la fin, sa fin tragique ?
Vendredi, jour saint pour nous musulmans. Le 03 avril 2020, jour funeste pour nous qui avons connu un tant soit peu Sylvain Gué. En réalité, en lui, ont coexisté deux figures dans une sorte de Janus revisité. Il y a eu le Sylvain sans Mabri son idole, son mentor, son patron, son chef, son modèle, son roi, son…Tout après Allah. Ce Sylvain-là a toujours été comme en quête d’une unanimité bienveillante. Ce Sylvain-là, prompt à demander pardon, humble sans jamais s’humilier, a aspiré à ne pas se brouiller avec son entourage. Mais il y avait surtout le Sylvain-de-Mabri. L’ombre portée du ministre Mabri. Le Chef du protocole de Mabri, le Sofa de Mabri, celui qui aurait donné, sans hésitation aucune, son âme pour/à Mabri. Ce Sylvain-là, zélé jusqu’à l’agacement, fidèle comme le content les fables de clair-de-lune, avait la passion mabrienne. Une passion qu’il voulait exprimer, sur-exprimer, manifester, sur-manifester…...pour Mabri. Ce Sylvain-là, devant Mabri, pour Mabri, était comme le musicien virtuose, qui, après avoir exhibé l’étendue de son art pense que ce n’est pas suffisant. 
J’ai côtoyé les deux Sylvain. Si le premier m’a toujours été fort sympathique, j’ai rarement vu en la personne du second Sylvain autant de fidélité que de zèle réunis au même échelon chez un individu. La seule fois où je crois avoir vu les deux Sylvain en un, fut la veille de son passage à l’orient éternel. Ce Sylvain-là m’a fait l’insigne honneur de me prêter son chauffeur pour notre mission contre le Covid-19 à Yamoussoukro. Ce Sylvain-là, hé Allah…hé saya…...hé Sylvain…
Ce Sylvain-là, Excellence Grand Pro comme j’aimais à l’appeler souvent, nous l’avons quitté le vendredi 03 avril. Nous avons laissé Sylvain partir de l’autre côté du voile parce que Allah qui fait toute chose bonne saura donner à Excellence Grand Pro les mérites de son abnégation, de sa fidélité, de son esprit de conciliation.
Sylvain n’a pas supporté son rhume et nous mal aux yeux. Oui, j’ai mal aux yeux…....Oumou Dosso



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