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Covid-19 : Ne faut –il pas essayer la Chloroquine ?

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Le débat sur l’usage de la Chloroquine ( anti- paludéen bien connu sous le nom de Nivaquine) dans le traitement du coronavirus prend de plus en plus de l’importance à travers le monde.
C’est d’abord la Chine où cette pandémie a débuté en novembre 2019 dans la ville de Wuhan qui a cru en l’efficacité de la Chloroquine. Et en moins de trois mois, les autorités chinoises vantent ses qualités. Le nombre de malades du Covid-19 a considérablement diminué. Amenant même la Chine a soutenir l’Italie, le pays européen étant pour l’heure, le plus atteint de la planète avec 7.503 décès à ce jour.
En France pourtant, la polémique sur l’efficacité de ce médicament fait rage. Les autorités françaises n’osent pas engager la vie de tous les Français sur une présumée efficacité de la Chloroquine. 
Mais, cette position est mise en cause par le Professeur Raoul Didier, spécialistes des maladies infectueuses à Marseille.  Il soutient que la Chloroquine associée à un antibiotique, est un remède à cette pandémie qui décime l’humanité. Avec d’autres experts, ils ont constitué une équipe qui travaille à démontrer à tous les Français l’efficacité de ce médicament. «  L’hydoxycloroquine a montré une certaine efficacité sur le Covid-19. Nous ne voulons plus attendre pour la mettre à la disposition de nos malades  » a soutenu le Pr Raoul dans un entretien accordé à la chaine de télévision LCI.
Aux Etats Unis d’Amérique, le président Donald Trump a mis la Chloroquine à la disposition de tous les Américains.
En Afrique, le Maroc en a fait autant. Les autorités du royaume chérifien ont même commandé un important stock de Chloroquine pour stopper la pandémie.
En Côte d’Ivoire, également le débat a commencé cette semaine. Déjà mercredi 25 mars, dans une lettre adressée au ministre de la santé, le Professeur de médecine Coulibaly Dinignako vantait l’efficacité de ce médicament. Quoiqu’il présente des effets sécondaires sur certains malades. 
Le Pr Armand Koffi interrogé sur la question par la télévision nationale, estime pour sa part que ‘’ la Chloroquine pourrait être une solution à condition que les autorités permettent aux experts y compris les tradi-praticiens de se regrouper et travailler ensemble’’.
D’ailleurs à Abidjan et dans plusieurs villes du pays, les populations ont commencé à s’approvisionner en feuilles et écorces du Nîme, un arbre connu pour ses vertues thérapeutiques contre le paludisme précisément.
Mais face aux effets de la Chloroquine, dans le traitement de la pandémie, l’Organisation Mondiale de la Santé ( OMS) a fait une mise en garde contre ces experts médicaux et pays qui l’utilisent dejà. «  Il est important de souligner que cette stratégie de recours à la Chloroquine n’est, à l’heure actuelle pas fondée sur des données solides qui confirmeraient son efficacité contre le Covid-19. Les médecins qui décident d’en faire usage le font sur la base de présomption d’efficacité. Administrer des médicaments non testés sans preuves suffisantes d’efficacité pourraient susciter de faux espoirs et même faire plus de mal que de bien, en entrainant des pénuries de médicaments essentiels pour traiter d’autres malades » a fait savoir le directeur général, l’Ethiopien Tedaos Adhanom Ghebreyesus.
Les pays durement affectés par la pandémie n’ont pas attendu cette mise en garde avant l’usage de la Chloroquine pour leurs malades.
La Côte d’Ivoire va t-elle attendre ‘’ un mot d’ordre’’ de l’OMS avant de s’essayer à la Cloroquine ?
La polémique demeure et reste entière.
 
I. Sékou Koné

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