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Politique

Point de vue : «  Ce sera une présidentielle ouverte »

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Le Président Alassane Ouattara l’avait moult fois dit : la présidentielle ivoirienne d’octobre prochain se déroulera sans accrocs majeurs. Qui soit de nature à nous replonger dans une autre crise post- électorale. Ce sera pour ainsi dire, une élection apaisée comme le souhaite vivement toutes les âmes sensées vivant sur le territoire ivoirien. C’est que nombre de personnes percevaient dans sa volonté manifeste de faire adopter une nouvelle constitution, un subterfuge voilé de vouloir se donner les moyens constitutionnels de pouvoir rempiler. Et ce, quand bien même, il avait dès l’entame de son premier mandat, exprimer cette ambition de doter la Côte d’Ivoire d’une nouvelle constitution, ne renfermant plus les germes d’une quelconque division nationale. Une loi fondamentale, loin de favoriser la discrimination injustifiée  dont il a lui-même souffert. En dépit de cette réalité, certains  esprits n’ont pas manqué d’entretenir l’idée d’une manipulation politique, en vue de se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat.
Mais depuis le 5 mars dernier, ils en ont eu pour leur compte. Il ne s’agira point d’un mandat supplémentaire pour Alassane Ouattara, à la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire, ainsi qu’il l’a  déclaré publiquement, en prenant à témoin les élus de la nation. Du coup, l’on est en droit de croire que plus rien ne devait logiquement venir favoriser une perturbation majeure de l’organisation de ces prochaines joutes électorales, pour l’accès au palais présidentiel d’Abidjan. En clair, les friands et autres partisans de la chienlit politique, ne devraient plus pouvoir prétendre d’un quelconque tripatouillage de la constitution, pour inciter à la violence, au désordre.  Un fait qui n’aurait d’ailleurs pas eu la chance d’atteindre l’effet escompté, si le Président de la République se représentait, au regard notamment de cette grande adhésion des Ivoiriens à sa gestion du pays. Et qui militait largement en sa faveur pour un troisième mandat. 
«  Ce sera une présidentielle ouverte », avait aussi déclaré Alassane Ouattara, pour davantage rassurer ses concitoyens quant à sa ferme volonté de faire régner la démocratie, comme caractéristique première de cette prochaine présidentielle. Il convient à présent de s’interroger afin de savoir si, les autres acteurs de cet grand évènement d’octobre 2020, entendent honnêtement s’inscrire dans la même dynamique. Autrement dit, peut- on d’ores et déjà avoir la certitude que les uns et les autres sont déterminés à ne s’en tenir qu’à la pratique de la démocratie, comme trame de fond de toutes les actions à mener dans le strict cadre de cette élection ? Nul ne peut bien évidemment pour l’heure, répondre avec certitude à cette question. Il faut certainement attendre. Pour autant, il y a bien lieu de veiller dès à présent, ou d’œuvrer afin que chacun s’en tienne à cela. En combattant les velléités de tricherie et autres supercheries, que l’on a toujours évoqué en Afrique, pour justifier la victoire de son adversaire politique à la présidentielle. Surtout quand celui-ci sollicite un nouveau mandat au peuple. Des accusations bien souvent infondées, injustifiées, relevant plutôt d’une simple stratégie de revalorisation du candidat malheureux, aux yeux de ses partisans. Lesquels s’en laissent par moment tellement persuadés, qu’ils engagent des affrontements avec le camp des victorieux. Ce qui débouche tout naturellement sur des conflits, difficiles à maitriser. Comme on le voit tout cela n’a véritablement rien de démocratique en réalité. 
Moussa Ben Touré

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