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Côte d'Ivoire : Pourquoi des noms à consonance Malinké chez les Dan ?

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On n'en parle presque jamais, et pourtant, elle est évidente : Yacouba et Toura constituent les principales populations autochtones du département de Biankouma. Et pourtant, les patronymes les plus rencontrés ici et là  sont : Bamba, Souleymane, Diomandé, Dosso, Soumahoro, Moussa ou encore Cherif. Ces patronymes sont notamment identifiés dans les aires géographiques suivantes : Dingouin, Mangouin, Thé, Kabakouma, dans les sous -préfectures de  Biankouma , Blapleu et Santa. Également dans les cantons Toura nord et Sud dans les sous- préfectures de Gouiné, Kpata et Gbonne.  A la vérité, ces patronymes sont dans la plupart des cas des patronymes d'emprunt. A Brima, une localité située dans le canton Toura Nord, aujourd’hui appelée " Kokialo», le patriarche, feu Dosso Yangba  rencontré avait dit : " Ces noms â consonance Malinké ou musulmane que nous portons sont pour la plupart des noms d'emprunt. Ils permettaient autrefois à nos grands -parents d'échapper à la furie  des  sofa de Samory Touré dans les villages. En effet, il fallait porter un tel type de patronyme pour éviter d'être emmené par les hommes de Samory Touré". Un peu plus loin, une incursion à Biankouma -village nous permet de découvrir davantage l'influence sociologique de Samory Touré dans la région.
 Biankouma - village, autrefois était perché sur le sommet du Mont Bian. D'où son nom : " Biangouin", " Biangouine" ou Biankouma. Selon que vous êtes Yacouba, Toura ou Malinké. 
 
 La situation en altitude de ce village, comme presque tous les autres villages à l'époque, permettait aux populations d'identifier aisément et de loin, les éventuels envahisseurs. Biankouma -village n'a changé de site qu'après la capture de Samory Touré à Guelemou le 29 septembre 1898.
 Pour se retrouver au bas de ladite montagne.  Subdivisé en douze quartiers, Biankouma- village est peuplé de plus 2500 âmes. Cinq grandes familles composent sa population.  Il s'agit des : Diomandé, Maniga, Bamba, Soumahoro et des Bakayoko. En dépit de ces noms à consonance musulmane, la quasi- totalité des populations de Biankouma-village est animiste. En lieu et place des mosquées, sept cases sacrées peuplent le village. Deux d'entre elles sont réservées aux masques. Elles sont appelées : " Guehe- Koh"  . Les cinq autres  sont des lieux de rassemblement des notables et du chef du village. Pour le règlement des conflits ou l'invocation des esprits des ancêtres, en cas de sinistre ou de bonheur. Ces cases sont appelées : " Gbouhou -koh".
Honoré Droh.
 Correspondant Régional.

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