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Politique

Université : Quand l’échec de certains étudiants virent à un handicap mental

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Le dernier en date s’est manifester le 19 octobre 2019 à l’université FHB d’Abidjan. Un étudiant en master 2 de philosophie connu sous les initiales de W.D.a décidé de mettre fin à sa vie en se jetant du toit d’un bâtiment de l’université suite à son échec au concours de l’ENS (Écolenormale supérieure) et le rejet de ces dossiers pour la Formation individuelle professionnelle (FIP2) en droit. Ce dernier pensait pouvoir réussir à tous les examens sans exception après avoir validé son master avec mention bien. Le pire a été évité grâce à la vigilance de ces camarades qui lui ont porté secours. Conduit au centre hospitalier de l’université par la police et les sapeurs-pompiers, l’étudiant sera finalement interné à l’hôpital psychiatrique de Bingerville. 
Un cas de trouble mental parmi tant d’autres signalés au cours de ses dernières années au sein de l’université. Par ailleurs, une incursion dans l’univers des étudiants a permis de constater que 2 autres cas ont été révélés en 2018, un étudiant en licence2 en physique-chimie et un autre en licence 3 de philosophie. Selon une étude menée par le centre national d’agence maladie (Cnam) de l’université de Cocody, le plus grand nombre de troubles mentaux (28,7%) est composé d'étudiants en licence, de 2eet 3e année d'étude de l’UFR des langues, littérature et civilisation. Les étudiants de l 'Ufr des mathématiques et informatiques viennent en deuxième position avec 12,8%, suivie de ceux de l'UFR de criminologie avec 11,2%.
 Selon les propos des étudiants, ce constat peut s'expliquer par plusieurs raisons : les difficultés des étudiants de 2e et 3e année seraient liées au programme devenu plus volumineux, la hantise de l'échec, du redoublement et du renvoi qu'elles induisent. Deuxièmement, la majorité des étudiants sont non-boursiers environ 68,8% selon les statistiques. Par conséquent les Soucis, l’anxiété, l’inquiétude du manque de moyen financier influencent énormément le bon déroulement des études. Au nombre des difficultés auxquelles sont confrontés ces étudiants, s’ajoute enfin le problème de logement, les étudiants vivant en dehors des cités universitaires sont les plus affectés par les troubles mentaux. Pourtant, 73,6% des étudiants vivent en dehors des cités universitaires (chez les tuteurs, en famille ou locataire). 
À l’égard de tous ces aspects, il est évident que les difficultés sociales, de déplacement, de cadre d'études, jouent un rôle prépondérant dans le maintien de la santé mentale des étudiants. En fin de compte « L’absence de soutien financier du gouvernement dans le social (logement, nourriture) entraîne d’énorme conséquence sur les études des étudiants des universités et des grandes écoles. Que l’état s’implique et prenne ses responsabilités vis-à-vis des études des étudiants» a lancé pour terminer Sadic Beman étudiant en licence2 en physique chimie.
Sylvie Naya
 
 

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