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Politique

Après l’élection du président de la CEI: De grosses menaces sur la stabilité politique

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Les semaines et mois à venir pourraient être agités si l’opposition pro-Bédié décide de mettre à exécution sa menace de « faire barrage à cette Commission électorale indépendante illégale et illégitime ». En effet, la plateforme mise sur pied par le président du Pdci a vigoureusement réagi, le lundi 30 septembre 2019, à l’élection du nouveau président de la Cei et plus généralement à la recomposition de son bureau central.
Dans une déclaration cette plateforme, dénommée Coalition pour la démocratie, la Réconciliation et la Paix( Cdrp), menace d’appeler ses militants à se faire entendre. Elle les invite plus précisément à « se tenir prêts dans l’attente des mots d’ordre qui seront donnés ».Tout en affichant clairement le résultat attendu de ceux à qui ces mots d’ordre seront donnés : « faire barrage à cetteCommission électorale indépendante illégale et illégitime ».
Au regard de ce qu’il a été donné de voir par le passé, il faut craindre que, sous le vocable de « mots d’ordre » ne se cache des appels à des mouvements de rue qui pourraient perturber le climat sociopolitique relativement apaisant de ces dernières années. Surtout que les opposants membres de la coalition conduite par Bédié et le Pdci ne semblent décidés à ne pas composer avec cette nouvelle configuration de la Cei. De fait, pour Bédié et son bloc, « cette Cei revêt tous les attributs d’une chambre d’enregistrement ». Mieux, soutiennent-ils, « avec cette Cei, le Rhdp-unifié s’est aménagé une voie royale pour se maintenir au pouvoir ».
Aussi en déduisent-ils qu’une telle Cei ne peut qu’ « expos(er) malheureusement notre pays à de nouvelles turbulences meurtrières ». Voilà qui incline à penser que des semaines voire des mois sombres s’annoncent pour le pays.  Et donc que la stabilité sociopolitique risque de pâtir des mouvements d’humeur de l’opposition.
Au reste, celle-ci a certainement des raisons de grogner. Vu que ses réclamations ne semblent pas avoir été suffisamment prises en compte lors des négociations ayant conduit à la recomposition de la Cei, puis à l’élection du successeur de Youssouf Bakayoko. Aussi serait-il sage que le pouvoir lâche du lest en concédant « un retour en arrière », par souci de préserver les acquis de ces huit dernières années.
Karine Koré
 
 
 
 

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