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Politique

Situation politique en Côte d’Ivoire: Une Ong internationale prévient contre des « atrocités criminelles » en 2020

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L’élection présidentielle de 2020 risque de dégénérer en violents affrontements entre partisans des différentes chapelles politiques qui seront aux prises. C’est du moins l’avertissement que lance le Centre américain pour la prévention du génocide, dans un rapport datant de juillet 2019. Intitulé « Des élections incertaines/ Prévenir les atrocités criminelles en Côte d’Ivoire », ce rapport se veut une « alerte précoce » c’est-à-dire une sorte de signal visant à interpeller l’opinion nationale et internationale sur le danger qui menace la stabilité de la Côte d’Ivoire.
« Alors que les élections présidentielles approchent en Côte d’Ivoire, le pays se trouve à un carrefour : soit il continue de vivre une époque de paix relative, soit il revient au type de violence définie par l’ethnicité qui a terni son passé », avertissent d’entrée les auteurs dudit rapport. Qui ajoutent : « Bien qu’aucune de ces atrocités ( à savoir des violences à grande échelle et systématique contre des populations civiles) n’ait eu lieu pour l’instant, des signes avant-coureurs sont visibles ».
Se fondant sur des échos du « terrain », ces experts en prévention des conflits en arrivent à la conclusion qu’il pèse sur la Côte d’Ivoire des menaces de violents affrontements à la faveur des élections de 2020. « Notre analyse porte à croire que les affrontements entre les principaux partis politiques, dont les membres ont montré une propension à recourir à la violence lors d’autres scrutins aux enjeux élevés, pourraient déboucher sur d’autres exactions et des atrocités de masse avant, pendant et après les élections », interpellent-ils, comme pour inviter les Ivoiriens à en prendre conscience et prendre des mesures pour conjurer ce « mauvais sort ».
Le rapport souligne, en effet, que quatre facteurs pourraient conduire à cette déflagration annoncée. Il s’agit, entre autres, des questions identitaire et foncière. Les auteurs du rapport s’inquiètent, en effet, de la résurgence du discours d’exclusion. « Par le passé, l’idéologie d’exclusion a introduit des discriminations contre les habitants du Nord( les « Nordistes ») et pourrait resurgir. En même temps, c’est une nouvelle idéologie qui est en train de voir le jour, qui tend cette fois à exclure d’autres populations », écrivent ces experts en prévention des conflits.
Selon eux, la question foncière peut également être utilisée comme buchette pour embraser le pays. De fait, soulignent-ils, «  des rivalités liées à la propriété foncière (…) constituent une source de conflit omniprésente que des politiciens peuvent exploiter pour rallier le soutien d’un plus grand nombre ». Entende donc qui pourra.
Assane Niada 

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