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Economie

La Côte d’Ivoire et son taux de croissance : Explication en français facile

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La Côte d’Ivoire et son taux de croissance : Explication en français facile. Un décryptage dans des termes prosaïques du journaliste-écrivain et analyste politique André Silver Konan.
C’est quoi le taux de croissance ? C’est la variation de la richesse produite dans un pays, d’une année à une autre. On va prendre un exemple vraiment terre à terre. Si donc, une dame vendait cinq bananes braisées par jour, il y a un an et qu’elle en vend onze cette année ; il est clair qu’elle aura un taux de croissance à deux chiffres et cela pourrait lui donner l’impression d’être devenue riche. Sauf que les onze bananes braisées qu’elle vend depuis cette année ne suffisent toujours pas à payer son loyer, à soigner ses enfants, à manger trois repas par jour. C’est le cas de la Côte d’Ivoire.
 
En outre, même si elle vend désormais onze bananes braisées, alors qu’elle en vendait cinq, il y a un an, ce qui fait d’elle, l’une des meilleures vendeuses de bananes braisées, en terme de « taux de croissance » de ses revenus, elle ne peut pas dire que ses ventes sont plus importantes que celles qui vendent depuis longtemps plus de cent bananes braisées et qui en vendent désormais 90 (taux de croissance négatif) ou 101 (taux de croissance faible). 

Taux de croissance Côte d’Ivoire, Maroc et Vietnam

Prenons un autre exemple comparatif. En 2016, le PIB de la Côte d’Ivoire s’élevait à 36.16 milliards de dollars, quand celui du Maroc était de 101 milliards de dollars et celui du Vietnam de 202 milliards de dollars. Pourtant, à la même période, le taux de croissance de la Côte d’Ivoire était de 8.1% et dépassait celui du Maroc (4.8%) et celui du Vietnam (6.3%). Question de bon sens : malgré notre taux de croissance largement supérieur à celui du Maroc et du Vietnam, cela fait-il pour autant, de la Côte d’Ivoire, un pays ayant une meilleure économie que ces deux pays ? La réponse est de toute évidence simple : non !
En définitive, il est bon que nous maintenions notre bon de taux de croissance sur la durée. Si nous maintenons ce rythme sur vingt ans (vendre plus de bananes braisées à chaque nouvelle année, tandis que la vente des autres décroit, se stabilise ou reste faible), vous verrez que nous commencerons à rattraper notre retard sur les autres, pour la simple raison que la vendeuse de bananes braisées pourra d’ici là louer sa maison, mieux soigner ses enfants, leur faire à manger trois fois par riche. Elle deviendrait tout simplement, de plus en plus riche. Voilà l’explication terre à terre du taux de croissance.
André Silver Konan

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