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Sport

Les Etalons tombent, le mors aux dents

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Hier, 1er février 2017, les dieux du football  n’étaient pas avec les Burkinabè. En effet, les Etalons cuvée 2017 qui nourrissaient l’espoir de prendre leur revanche sur les Pharaons d’Egypte qui les avaient privés à domicile en 1998 de la finale, ont été à nouveau éliminés, aux tirs aux buts, par 3 buts à 4. Ils n’ont pas réussi à vaincre le signe égyptien. Au-delà du déroulement événementiel des matchs où la différence se fait souvent sur des détails, il faut le dire, les poulains du Portugais Paulo Duarte ne partaient pas avec les faveurs des pronostics, même si leur chevauchée, à cette édition de la CAN, avait suffi à rallier à leur cause de nombreux observateurs et sympathisants.  Et pour causes. Psychologiquement, les joueurs burkinabè ont abordé le match avec un compréhensible déficit. Dans toutes leurs confrontations en phases finales de la CAN, les Etalons ne sont jamais venus à bout des Egyptiens. Cela a eu des effets ravageurs sur le mental des joueurs qui ont livré le match sur deux fronts : contre leur propre peur et contre l’adversaire.
Les Etalons n’ont pas à rougir de leur défaite
Ensuite, la sélection nationale burkinabè, même si jusque-là, elle a su faire avec, est arrivée en demi-finale diminuée. L’équipe a en effet perdu dès les matchs de poule son métronome, Jonathan Pitroipa, dont le génie technique a manqué et l’un de ses attaquants de métier, Jonathan Zongo, qui  aurait pu peser sur la défense adverse. En face du Burkina Faso, se trouvait un colosse et le match avait, avant même l’entame, les allures du combat de David contre Goliath. Les Pharaons ont, en effet, un impressionnant palmarès en Coupe d’Afrique des Nations. Ils comptent, à eux seuls, 7 victoires et ont réussi le pari d’avoir été invincibles en demi-finale de la CAN pendant 31 ans. A ce stade de la compétition, ils ont éliminé le Maroc en 1986, le Burkina Faso en 1998, le Sénégal en 2006, la Côte d’Ivoire en 2008 et l’Algérie en 2010. C’est dire que toutes les grandes nations du football africain, à quelques exceptions près, sont passées à la trappe des Pharaons. Cela dit, cette victoire s’explique essentiellement par le bon niveau des championnats de football maghrébins et surtout par le fait que l’ossature même des sélections égyptiennes se compose essentiellement de joueurs qui évoluent ensemble dans le championnat égyptien. L’armada des joueurs locaux est complétée par de fortes individualités qui étincellent dans les championnats européens. Il s’est ainsi créé une osmose qui se révèle mortifère  pour toutes les équipes nationales qui ont eu la malchance de croiser le chemin des Pharaons dans les matchs du carré d’As. Par sa victoire d’hier, l’Egypte confirme que les grandes nations de football ne meurent jamais. Elles peuvent trébucher comme cela a été le cas pour l’Egypte pendant 7 ans, mais elles finissent toujours par se relever. Cela dit, les Etalons n’ont pas à rougir de leur défaite. Même si le rêve de tout un peuple s’est ainsi brisé, ils n’ont pas démérité. Ils ont réussi le pari de déjouer les pronostics de tous les experts du football et même des plus puissants marabouts d’Afrique pour se hisser dans le dernier carré d’As de cette compétition où ils n’étaient pas attendus. Ils bouleversent ainsi sans nul doute, le classement FIFA où nécessairement ils amélioreront le 7e rang  qu’ils avaient en Afrique.
Il ne faut pas brûler cette équipe qui a fait preuve de qualité
Mieux, nonobstant le fait de faire rêver tout un peuple qui a renoué avec le sens des valeurs patriotiques, ils ont donné à l’Afrique et au monde des leçons de solidarité, d’engagement et du sens du sacrifice pour la nation. En rentrant donc à la maison, l’équipe doit, de ce fait, faire l’objet d’un chaleureux et patriotique accueil. En plus du service rendu à la Nation, la sélection de Duarte a posé les jalons pour le futur. Les joueurs ont frappé dans l’œil des recruteurs et certains sont déjà annoncés dans des championnats relevés où, à force de jeu, ils gagneront en compétitivité pour renforcer l’équipe nationale. Mieux, de par son brillant parcours, le Onze national a orienté le regard de ces recruteurs vers les pépinières burkinabè. Maintenant que la chevauchée fantastique des Etalons  s’est arrêtée, il faut  en tirer toutes les leçons pour que la prochaine fois soit la bonne pour le peuple burkinabè qui rêve du trophée continental pour garnir son histoire. Et le tout premier enseignement est qu’il ne faut pas brûler cette équipe qui a fait preuve de qualité. Il faut plutôt oeuvrer à la renforcer en entreprenant le nécessaire renouvellement de certains compartiments de la sélection. Déjà, certains cadres de l’équipe, en l’occurrence le milieu de terrain, Charles Kaboré, annoncent leur retraite de l’équipe et il n’est sans doute pas le seul qui soit tenté par l’appel d’un repos bien mérité. Il faut déjà féliciter Paulo Duarte pour avoir, pour cette CAN, injecté du sang neuf dans l’équipe et lui donner tous les moyens nécessaires pour poursuivre la prospection et dénicher les oiseaux rares. La seconde leçon, c’est le maintien de la bonne atmosphère autour de cette formation des Etalons. La preuve a été à nouveau faite que les rendements des joueurs sont au mieux quand ils évoluent dans un environnement sain et quand ils bénéficient de la ferveur populaire telle qu’affichée par l’ensemble de la Nation.
 

 



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