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COMMENTAIRES
Publié le :
10 mai 2019Par:
Koro BogaLe double langage des imams et de la famille (musulmane) fait (souvent) partie du problème de la violence conjugale en Côte d'Ivoire: «Que faire si mon mari me bat ? Dois-je contacter la police ? Ai-je le droit de refuser de faire l'amour avec mon mari (si je n'en ai pas envie ce jour-là) ? Que faire si mon mari a plusieurs maitresses ?» Ces questions, quand on les pose aux imams et aux familles. Le constat tient en deux mots : double langage. En public, le discours est policé, conforme aux valeurs prônées. Oui, il faut porter plainte en cas de violences conjugales ! Non, un mari ne peut avoir plusieurs femmes et pleins de maitresses ! Mais, lorsque qu'on est en privé, le discours change. Dans les mosquées, les religieux consultés ne conseillent pas de contacter la Police. La plupart estiment que le problème de la violence conjugale doit être réglé au sein de la famille. Dans beaucoup de nos mosquées, les imams estiment qu'un homme peut se marier avec plusieurs femmes (jusqu'à quatre (4) femmes) et peut aussi tabasser sa femme n'importe comment, comme il veut. C'est lui l'homme et la femme doit se soumettre aux volontés de l'homme si elle ne veut pas qu'il l'a frappe! Autre décalage : les parents (musulmans) qui obligent leurs filles à rester avec les conjoints qui les frappent et plus grave encore, à leur demander pardon agenouillées après avoir été (sauvagement) battues. C'est le comble! Ici chez nous (surtout dans les familles dioulas et/ou musulmanes) , la victime doit non seulement s'excuser quand son mari la frappe, mais aussi vite retourner dans le lit conjugal.(pour se faire pardonner et ne pas laisser la place à une autre!).Publié le :
10 mai 2019Par:
Aminata Djroh[Femmes battues ivoiriennes: "protégées" par la loi. mais ignorées par la société et les familles ivoiriennes]: Alors que la Loi l'interdit, la violence à l'égard des femmes continue de sévir. Les m0eurs culturelles maintiennent la chape de plomb. Beaucoup de femmes ivoiriennes, pour soi-disant "sauver" leur foyer, doivent non seulement passer sous silence les coups et blessures, mais demander pardon au mari qui les bastonne et retourner dormir dans le lit conjugal (en entretenant des rapports sexuels plus ou moins consentis avec celui qui les humilie et les frappe pour un rien...Dans la plupart des cas, les femmes battues sont également expulsées ou doivent fuir le domicile conjugal et, aussi privées de la pension alimentaire. Une sérieuse opération de sensibilisation nationale doit être lancée au lieu que le gouvernement organise des marches "symboliques". La violence contre les femmes et les petites filles existe partout au monde, mais, en Côte d'Ivoire, elle est acceptée socialement et, cela n'est pas (du tout) acceptable !Publié le :
10 mai 2019Par:
Aminata Djroh[Femmes battues ivoiriennes: "protégées" par la loi. mais ignorées par la société et les familles ivoiriennes]: Alors que la Loi l'interdit, la violence à l'égard des femmes continue de sévir. Les m0eurs culturelles maintiennent la chape de plomb. Beaucoup de femmes ivoiriennes, pour soi-disant "sauver" leur foyer, doivent non seulement passer sous silence les coups et blessures, mais demander pardon au mari qui les bastonne et retourner dormir dans le lit conjugal (en entretenant des rapports sexuels plus ou moins consentis avec celui qui les humilie et les frappe pour un rien...Dans la plupart des cas, les femmes battues sont également expulsées ou doivent fuir le domicile conjugal et, aussi privées de la pension alimentaire. Une sérieuse opération de sensibilisation nationale doit être lancée au lieu que le gouvernement organise des marches "symboliques". La violence contre les femmes et les petites filles existe partout au monde, mais, en Côte d'Ivoire, elle est acceptée socialement et, cela n'est pas (du tout) acceptable !Publié le :
10 mai 2019Par:
Aminata Djroh[Femmes battues ivoiriennes: "protégées" par la loi. mais ignorées par la société et les familles ivoiriennes]: Alors que la Loi l'interdit, la violence à l'égard des femmes continue de sévir. Les m0eurs culturelles maintiennent la chape de plomb. Beaucoup de femmes ivoiriennes, pour soi-disant "sauver" leur foyer, doivent non seulement passer sous silence les coups et blessures, mais demander pardon au mari qui les bastonne et retourner dormir dans le lit conjugal (en entretenant des rapports sexuels plus ou moins consentis avec celui qui les humilie et les frappe pour un rien...Dans la plupart des cas, les femmes battues sont également expulsées ou doivent fuir le domicile conjugal et, aussi privées de la pension alimentaire. Une sérieuse opération de sensibilisation nationale doit être lancée au lieu que le gouvernement organise des marches "symboliques". La violence contre les femmes et les petites filles existe partout au monde, mais, en Côte d'Ivoire, elle est acceptée socialement et, cela n'est pas (du tout) acceptable !Publié le :
10 mai 2019Par:
Myriam KouaoLa police a souvent ignoré les femmes qui ont signalé des cas de viol ou de violence familiales. En effet, la Police a tendance à ne pas admettre les plaintes de femmes, les policiers estimant ainsi que «la victime» a mérité le traitement(viol)/ châtiment(bastonnade) [qu'elle a] subi de la part du conjoint. Les plaintes pour viol du fait du conjoint ne sont pas du tout prises en compte par la Police (Source : Rapport de la LIDHO 2 déc. 2015). Selon la secrétaire générale de l'AFJCI (Association des Femmes Juristes de CI), la police a tendance à demander aux victimes de violence conjugale et/ou de viol de la part de leur conjoint «de régler cela en famille» (AFJCI 30 nov. 2015). Sur le terrain, on constate que les familles des victimes [de violence conjugale] exhortent les victimes à retirer les plaintes, et même à demander pardon(à genou et soumises devant le mari violent). Pire encore, à rester mariée ou en couple avec le conjoint violent par crainte de la stigmatisation sociale». Des poursuites sont «rarement» intentées à l'endroit des auteurs de violence conjugale et/ou de viols contre des femmes/fillettes. D'après «Freedom House», la loi ivoirienne actuelle prévoit [traduction] «des normes élevées en matière de preuve pour que des poursuites soient intentées en matière de violence conjugale» (Source: Rapport en anglais de Freedom House, 28 janv. 2015). Par exemple, l'obligation pour la victime de fournir un certificat médical (ibid.; AFJCI 30 nov. 2015; LIDHO 2 déc. 2015). Ce certificat médical qui devrait être gratuit, coute environ 50 000 francs CFA [environ 110 $CAN] ou plus, ce qui est onéreux (ibid.; AFJCI 30 nov. 2015). Pour poursuivre les violeurs et les conjoints violents en l'absence de certificat médical et/ou de confession de la part des conjoints coupables de ces crimes, la Justice ivoirienne doit (le plus) souvent requalifier les faits de viol et violence en de simples délits qui entrainent des condamnations moins sévères.publicitéPLUS D'ARTICLES
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Publié le :
10 mai 2019Par:
Maddoc Koyaka