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Finies les Législatives : Que fera maintenant le FPI ?
Article publié le: 19 Décembre 2011 - Auteur: BAMBA L WIWA - Source: L'Eléphant déchainé
Après la pluie, le beau temps, dit l'adage. Mais pour le Front populaire ivoirien (FPI, gauche socialiste), la météo politique est toujours aussi accablante. L'ouragan qui a emporté le 11avril dernier Laurent Gbagbo et son régime a fait place à une averse sans nom dont le courant dévastateur a entrainé l'ancien Président à La Haye, aux Pays Bas. Conséquences : depuis huit (8) mois, l'ex parti au pouvoir demeure en état de choc et de bannissement du processus politique en Côte-d'Ivoire. La tentative de négociations en vue de la formation d'un Gouvernement d'union a vite avorté. La nomination d'un vice-président de la Commission électorale indépendante(CEI) issu de ce parti ne l'a pas convaincu de participer aux législatives du 11 décembre dernier. Cet exil politique du FPI et de ses alliés du Congrès national de la résistance pour la démocratie(CNRD) inquiète plus d'un observateur, mieux les militants de base eux-mêmes. D'autant plus que, comme le dit le philosophe Arthur Schopenhauer, «l'éloignement et la longue absence nuisent à toute amitié». La crédibilité de tout le processus de réconciliation nécessiterait évidemment que le FPI-CNRD revienne dans l'arène. S'il faut attendre pour juger de la capacité de dépassement du régime Ouattara en vue de réunir toutes les composantes politiques pour le salut de la Côte-d'Ivoire, l'on se demande ce que veut et ce que peut faire le parti d'Affi N'Guessan pour assurer sa survie à brève et longue échéance. L'impasse dans laquelle se trouve le FPI provient du caractère inédit de sa situation. La posture actuelle de ce parti est, en effet une grande première.

Le FPI dans une position inédite
Jamais depuis sa légalisation en 1990, le parti de Laurent Gbagbo ne s'était retrouvé dans un tel isolement. Sont crédo a de tout temps été de s'engouffrer dans la moindre brèche qui s'offre à lui. Gbagbo répétait inlassablement : «Nous ne sommes pas dogmatiques» et aussi «Dès qu'une porte s'entrouvre, nous y pénétrons avec force». Ceci pour justifier son souci permanent du compromis politique. Sacrifiant très souvent les traditionnels principes idéologiques érigés en dogmes quasi religieux. Le leader historique du FPI admettait ainsi un dosage social et libéral de la gestion économique. Tout comme avait été admis en 1998 lors de négociations avec le Gouvernement d'alors, (celui d' Henri Konan Bédié), le principe d'une commission électorale non plus organisatrice mais qui superviserait les élections. Sur ce dernier chapitre, il convient de noter que le FPI ne s'est jamais abstenu de participer à une élection.
Le boycott de la présidentielle de 1995 n'était pas une abstention en ce sens qu'il était actif donc participatif. Il s'agissait selon la stratégie d'alors de rendre impossible la tenue dudit scrutin et d'en imposer le report aux autorités en vue d'en améliorer les conditions d'organisation. Cette stratégie ayant échoué puisque l'élection a bien eu lieu à la date indiquée, Gbagbo avait vite tiré les conséquences et changé de fusil d'épaule en appelant ses partisans à une participation massive aux législatives et aux municipales suivantes organisées dans les mêmes conditions que la présidentielle. Le principe en était simple : ne jamais frustrer un cadre du parti de son ambition légitime d'être élu dans sa région. On n'oubliera pas que le plus grand coup politique qui consacra définitivement l'ancien opposant d'Houphouët comme un protagoniste incontournable de la politique ivoirienne fut sa candidature contre le «Vieux» en 1990, dans les conditions électorales du parti unique. En somme, le FPI de Gbagbo aura été de bout en bout un parti de participation, permanemment concerné par tout sujet d'ordre sociopolitique. Il lui a même été parfois reproché d'en faire un peu trop comme quand il organisait en 1991 une marche de soutien à la jeune démocratie.togolaise. Gbagbo disait se préoccuper de la case du voisin. Toute cette boulimie d'actions qui rendait ce parti quelque peu envahissant selon les observateurs, fait place aujourd'hui à une attitude de plaintes, complaintes, tristesse, isolement et solitude. Le «Si je tombe, continuez ! », revisité ou rappelé par Amani N'guessan, a été remplacé par le non moins pathétique, «si je tombe, vous tombez aussi !». Il ne s'agit pas ici de décrier une attitude défaitiste de l'ancien parti au pouvoir. Car il faut comprendre l'essoufflement d'un parti accablé, acculé jusque dans ses derniers retranchements. Mais la politique tout comme la nature ayant horreur du vide, il serait curieux de savoir si l'opposition au RHDP aura les ressources nécessaires (dans tous les sens du terme) pour rebondir et faire face aux échéances futures. En 2000, le RDR de Ouattara, après s'être abstenu de participer aux législatives, s'était rattrapé lors des municipales dans lesquelles il a démontré sa capacité. Ce qui lui avait valu d'être éligible au financement de l'Etat à hauteur de 800 millions de FCFA, quand bien même il n'était pas représenté au parlement. Pour le parallélisme des formes, et surtout par ces temps qui courent, participer aux prochaines municipales serait vu sous cet angle, plutôt requinquant. C'est peut-être ce qu'avait voulu suggérer (un peu cyniquement il est vrai) Hamed Bakayoko l'autre jour. Finies les législatives, que fera maintenant le FPI ? Boycotter toutes les autres élections ? Ce serait la « mort » politique assurée de ce parti. Mais comment participer aussi aux autres élections sans se ridiculiser puisque les conditions qu'elle a posées et dont la non satisfaction à son avis l'ont poussé à boycotter les législatives demeurent et demeureront pour longtemps insatisfaites ? Tant que Gbagbo sera à la CPI, le Fpi ne participera à aucune élection en Côte d'Ivoire ?

BAMBA L WIWA
Les réactions
 
Fognon  a écrit
20 Décembre 2011 10:37:07
Ce que nous demandons au FPI est de tenir parole en boycottant les prochaines elections pour la simple raison que Gbagbo ne sera pas libre comme un poisson dans l'eau pendant ce temps. Aussi ce sera une faveur au peuple tout entier et vous savez pourquoi. A+
 
Fal  a écrit
20 Décembre 2011 04:19:55
LE FPI NE FERA RIENS,ET NE SERA RIENS DE RIENS ILS SONT DES INCAPABLE,ILS N'ONT PAS PU RÉALISER QUELQUE CHOSE DE BIEN EN 10 ANS, SAUF QUE D'ENTRETENIR LA HAINE ENTRE LES IVOIRIEN ET DE REMPLIR LEURS COMPTE BANCAIRE LE FPI ILS SON NUL COMME ON LE DIT...LE CROASSEMENT DES GRENOUILLES N'EMPÊCHE PAS L'ÉLÉPHANT DE BOIRE...
LA NOUVELLE CÖTE D'IVOIRE AVANCE SANS LE FPI,LE VIEUX FHB A CONSTRUIT LE PAYS SANS EUX DONC NOUS ONT PEUX RECONSTRUIT SANS EUX ET YA RIENS. QUE LE FPI CONTINUE DE BOYCOTTER TOUT ET ILS VERRONS QUE LA CÖTE D'IVOIRE NE S'ARRÊTERA PAS D'AVANCER, NOUS ONT N'EST DEVANT ONT NE PARDONNE PERSONNE POUR LUI DONNER LE BONHEURS. VIVE LA NOUVELLE CÖTE D'IVOIRE
 
Olivier T  a écrit
20 Décembre 2011 03:37:05
C'EST la honte qui va tuer le FPI et son orgueil car je les vois mal revenir sur leur position
 
Kady  a écrit
20 Décembre 2011 12:46:21
Ke le FPI respecte sa logique de tout boycotter tant ke KOUDOU demeurera à la CPI. Dc kil refuse de rentrer ds le futur gouvernement, kil refuse de participer à toute élection, jusken 2016. Comme ça, ns allons leur montrer comment bien dirriger un pays.
 
Akobla  a écrit
19 Décembre 2011 04:06:12
Quand on se tire sois même une balle dans les deux pieds c'est s'appeler FPI !