Un seul arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.
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Charles Onana (Journaliste-Ecrivain): «Les accusations portées contre Gbagbo sont fausses»
Charles Onana
Article publié le: 30 Novembre 2011 - Auteur: Réalisée par Nikitta Kadjoumé - Source: Le Temps
Journaliste, auteur de plusieurs ouvrages à succès, notamment les «Tirailleurs sénégalais», «Les secrets du génocide rwandais», Charles Onana, de nationalité camerounaise, s'intéresse à tout ce qui se passe en Afrique. A la faveur de la sortie, le 4 novembre 2011 de son livre «Côte d'Ivoire: Le coup d'Etat», il a bien voulu se prêter aux questions de Le Temps. Entretien.


Vous venez de publier « Côte d'Ivoire: Le Coup d'Etat ». Quels sont les éléments concrets auxquels s'applique une telle image ? Et à quelle question vouliez-vous répondre ?

Ce titre correspond à une réalité politique qu'ont eu à affronter le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo et tous les Ivoiriens qui l'ont élu. Depuis son arrivée au pouvoir en Côte d'Ivoire, il a échappé à au moins trois coups d'Etat. Le premier en 2001, le second en 2002 et le troisième en 2004. Il s'agit, dans les trois cas, d'initiatives militaires tantôt conduites par les "rebelles ivoiriens" avec le soutien implicite ou explicite du Burkina Faso et d'Alassane Ouattara, tantôt sous l'impulsion de la France pendant la présidence de Jacques Chirac. Je fais allusion dans ce dernier cas aux événements de 2004 où l'aviation ivoirienne a été détruite par l'armée française sous prétexte que le président Gbagbo aurait commandité l'assassinat de 9 soldats français à Bouaké. Je démontre dans mon livre, sur la base de témoignages et de documents émanant des juges français et même des militaires français que les accusations portées contre le président Gbagbo sont fausses. Mieux, que le travail de la justice française est fortement entravé par le pouvoir politique en France. Je publie les deux lettres des juges françaises chargées d'enquêter sur les évènements de Bouaké qui affirment clairement n'avoir rencontré que des obstacles et aucune coopération des autorités françaises dans ce dossier. Pourquoi empêcher la justice française de faire son travail si c'est le président Gbagbo qui est responsable de la mort des 9 soldats français? Ce que je peux dire, c'est que dans le dossier de la justice française que j'ai consulté, presque tous les officiers de l'opération Licorne mettent le président Gbagbo hors de cause dans la mort de leurs soldats. Même l'avocat des victimes françaises m'a dit qu'au départ, il croyait ce que disaient les médias sur le rôle du président Gbagbo mais que désormais, de ce qu'il a vu dans le dossier, il ne veut plus entendre parler de l'implication du président Gbagbo dans la mort des soldats français à Bouaké. Comprenez qu'il est difficile de trouver plus crédible que lui! Le dernier point qui permet de parler de coup d'Etat est l'attaque du palais présidentiel en avril dernier. Il a été dit que le président Gbagbo aurait perdu les élections présidentielles et que pour cette raison, le vainqueur désigné par la "communauté internationale", c'est-à-dire monsieur Alassane Ouattara, devait être placé au pouvoir conformément au résultat électoral. Mon enquête montre qu'il n'en est rien. Il s'agit simplement d'une décision politique prise par le président burkinabé Blaise Compaoré et par le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy dans le but de renverser le président Gbagbo et de mettre à sa place monsieur Ouattara. J'ai retrouvé des correspondances très confidentielles échangées entre les deux hommes à ce sujet. Je les publie également. En résumé, le titre du livre reflète le combat acharné mené pendant 10 ans de 2001 à 2011 contre un homme et un régime qui ne correspondaient pas à l'idée que certains se faisaient ou se font encore d'un chef d'Etat en Afrique. Laurent Gbagbo est un dirigeant atypique et insoumis. Voilà le profil que Paris et Washington ne voudraient pas voir à la tête de la Côte d'Ivoire ni en Afrique francophone.


C'est tout de même bouleversant comme information quand on sait que la communauté internationale et l'Onu ont parlé de « confiscation du pouvoir de la part de Laurent Gbagbo » et « d'actions pour rétablir la démocratie ».

C'est une plaisanterie. Comment le président Gbagbo pouvait-il confisquer le pouvoir en acceptant la tenue d'élections dans un pays coupé en deux et contrôlé en partie au Nord par les rebelles sous le regard bienveillant de l'ONUCI et des forces françaises ? Qui peut regarder les Ivoiriens droit dans les yeux et soutenir sérieusement ce discours ? La réalité est la suivante : lorsque le président Gbagbo demandait le désarmement des rebelles avant d'aller aux élections, ce qui était d'ailleurs conforme aux accords de Ouagadougou et d'Accra, les grandes puissances disaient qu'il refusait d'organiser les élections parce qu'il voulait rester au pouvoir. Lorsqu'il les a organisées, on a dit encore qu'il ne voulait pas quitter le pouvoir. Pendant les élections, lorsqu'il constate - la mission des observateurs de l'Union Africaine également - qu'il y a des fraudes massives dans cette même région du nord, personne ne veut en tenir compte. Il demande même une commission d'enquête internationale pour faire la lumière sur la réalité électorale dans le Nord et tout le monde hausse les épaules. En fait, ceux qui accusent le président de tous les maux et qui n'ont pas voulu recompter les voix, même sous les caméras de télévision du monde entier, avaient besoin des élections dans un pays illégalement occupé pour réussir le coup d'Etat. Ils savaient que la fraude et la brutalité des forces rebelles étaient indispensables pour parvenir à leurs fins. Certaines sources à l'ONUCI m'ont confirmé qu'il était hors de question de ne pas suivre les objectifs de Paris et de Washington qui voulaient installer monsieur Ouattara au pouvoir, au besoin par la force. C'est finalement ce qui a été fait.


Dans votre livre, vous expliquez que ce sont Sarkozy et Blaise Compaoré qui ont renversé Laurent Gbagbo. Mais, comment est-ce possible quand on sait que le président Blaise Compaoré se trouve être le facilitateur de l'Accord de Ouaga ?

Monsieur Blaise Compaoré a joué au moins sur trois tableaux. Premièrement, il a toujours soutenu Alassane Ouattara tout en orchestrant, pour des raisons de politique intérieure burkinabé, l'instabilité en Côte d'Ivoire. Souvenez-vous que les autorités burkinabés avaient fait publier un communiqué en 2000, au moment où la polémique battait son plein à Abidjan sur la nationalité d'Alassane Ouattara, affirmant haut et fort que monsieur Ouattara n'était pas burkinabé. Ce qui est faux. Il a toujours été burkinabé comme le prouvent tous les témoignages et les documents que j'ai retrouvés aux Etats-Unis. Il me semble bien que les autorités burkinabé, à défaut de dire la vérité sur l'identité de leur ancien étudiant boursier aux Etats-Unis (Alassane Ouattara), devraient tout moins s'abstenir d'interférer dans un débat de politique intérieure propre à la Côte d'Ivoire. Jamais la Côte d'Ivoire ne s'est mêlée de la vie politique intérieure du Burkina faso sous Blaise Compaoré. Deuxièmement, il a été désigné par des puissances étrangères comme médiateur dans un conflit dont il était un des parrains. C'est très cynique de sa part mais cela correspondait à une réalité et à sa propre stratégie du moment. En même temps qu'il participait à la médiation, il abritait les camps d'entrainement des rebelles sur son territoire, et soutenait militairement les mêmes rebelles. Il souriait publiquement au président Gbagbo mais préparait sa chute. Il s'agissait d'un véritable jeu de dupes. Troisièmement, lorsque je tombe sur la lettre du président Compaoré du 24 mars 2011 invitant le président Sarkozy à engager une action militaire contre le président ivoirien Laurent Gbagbo, je comprends qu'il n'a jamais renoncé à renverser le chef de l'Etat ivoirien. Les déclarations de monsieur Compaoré dans la presse française souhaitant la chute du régime ivoirien sont explicites. Il a endormi certains de ses interlocuteurs pour mieux réaliser son coup. Ceci coïncidait bien avec l'agenda des puissances étrangères et du président Sarkozy contre Gbagbo. Monsieur Compaoré a légitimé au sein de la CEDEAO le coup d'Etat contre Gbagbo. En plus d'avoir renversé son prédécesseur et ami Thomas Sankara, il a voulu et obtenu la chute du président Gbagbo. Reste à savoir si la CEDEAO prendra un jour à Ouagadougou les mêmes initiatives lorsque les opposants burkinabés dénonceront, encore plus fort qu'ils ne le font depuis plus de 20 ans, la fraude électorale et les dérives bien connues du régime burkinabé.


Vous nous dites donc que le monde entier a été trompé sur la réalité de la crise post électorale en Côte d'Ivoire ?

C'est évident! Le président Thabo Mbeki, médiateur de la crise ivoirienne, le chef de la mission des observateurs de l'Union africaine Joseph Kokou Kofigoh le disent aussi. Sauf à croire qu'ils sont tous naïfs et de mauvaise foi. Ce que personne ne peut croire ou démontrer objectivement. Les faits sont sous nos yeux pour ceux qui veulent les voir.


Partagez-vous l'opinion selon laquelle on aurait fait l'économie d'une guerre si le président Laurent Gbagbo s'était refusé d'organiser l'élection présidentielle dans les conditions qu'on savait, avec une rébellion armée qui contrôlait encore toute la moitié nord du pays ?

Non, je ne partage pas cette vision des choses, mais je la comprends. Vous savez, l'analyse du dossier ivoirien n'est pas simple et pour mieux comprendre la réaction du président Gbagbo, il faut tenir compte de plusieurs paramètres internes et externes. Il a engagé une action militaire à travers l'opération césar ou dignité pour reprendre le contrôle du nord et organiser des élections dans un contexte politique d'unité territoriale. Au moment où cette action était sur le point d'aboutir, l'Elysée a orchestré une action de manipulation à Bouaké avec des complicités internes en Côte d'Ivoire. 9 soldats français ont été tués dans des circonstances encore non élucidées et l'on a accusé immédiatement le président Gbagbo d'en être le responsable. Ceci a été le prétexte pour détruire l'aviation ivoirienne le 6 novembre 2004. Pis, ce même événement a entraîné les tueries de l'hôtel Ivoire et de nombreuses victimes ivoiriennes. C'est dire qu'une action militaire forte était prévue contre le régime Gbagbo quelque soit le cas de figure (élections ou pas élections). Par la suite, la communauté internationale a intensifié les pressions avec l'embargo sur les armes et une campagne médiatique sans équivalent contre le régime du président Gbagbo. En plus des ingérences africaines, en l'occurrence celle du Burkina Faso, le président Gbagbo devait lutter contre l'isolement de son pays et les pressions de toutes sortes sur le plan international. Il a choisi la paix et la négociation. C'est ce qui a permis aux Ivoiriens d'obtenir un répit jusqu'aux élections. Ceux qui pensent qu'il était possible d'éviter la guerre en refusant d'organiser les élections se trompent. Savent-ils quel était l'agenda des déstabilisateurs de la Côte d'Ivoire ? La seule chose qui pouvait éviter la guerre c'était de faire cadeau du pouvoir à monsieur Ouattara comme l'exigeaient, sous différentes formes, le Burkina et "la communauté internationale". Ce qui signifie qu'il ne fallait pas suivre les règles constitutionnelles et les procédures démocratiques. L'attitude décrite sur la reconnaissance précipitée d'Alassane Ouattara après les élections et le soutien massif des grandes puissances en est la démonstration. La constitution ivoirienne, le choix des Ivoiriens, les procédures démocratiques n'intéressaient pas les parrains de l'instabilité en Côte d'Ivoire.


Certains observateurs politiques traduisent la crise ivoirienne et la capture de Laurent Gbagbo comme répondant à des enjeux géostratégiques et économiques de la France. Qu'en pensez-vous ?

Je ne suis pas de cet avis. La capture de Laurent Gbagbo et la déstabilisation de son régime reposent essentiellement sur la volonté personnelle de Nicolas Sarkozy et de certains lobbies financiers qui voulaient changer de régime en Côte d'Ivoire. Parler globalement de la France n'est pas exact car la décision de renverser Laurent Gbagbo n'a pas été prise après un débat parlementaire ni après une consultation nationale. Le chef de l'Etat français a utilisé abusivement son pouvoir de représentant de l'Etat français pour réaliser le coup d'Etat au mépris de la souveraineté de la Côte d'Ivoire et du débat démocratique en France. D'ailleurs, différents députés de gauche comme de droite ont exprimé leur désapprobation sur l'intervention française. Certains ont aussi demandé une commission d'enquête au Parlement, demande qui a visiblement été étouffée.


8 mois après l'avènement du régime Ouattara, peut-on considérer qu'aujourd'hui une démocratisation du pays est en marche, avec un Etat de droit, une liberté de la presse ? Autrement dit, après 20 ans de crise, Ouattara est-il l'homme de la réconciliation de la Côte d'Ivoire ?

Il me semble, d'après certaines organisations des droits de l'Homme que l'on ne peut soupçonner d'être favorables à l'opposition, que la situation des libertés publiques est très préoccupante en Côte d'Ivoire. Reporters Sans frontières écrit par exemple ceci : " Depuis le mois d'avril et l'accession au pouvoir d'Alassane Ouattara, les autorités ivoiriennes n'ont pas démontré leur respect de la liberté de la presse ". Même le consulat de France donne des consignes de très grande prudence aux touristes qui se risqueraient à voyager à Abidjan. A croire que la fanfare sur l'avènement démocratique en Côte d'Ivoire ne tient toujours pas ses promesses.


Que pensez-vous des prochaines législatives en Côte d'Ivoire ? Vont-elles conduire à une normalisation de la vie sociopolitique, comme le pense le pouvoir en place ?

Il ne peut y avoir de compétition politique normale dans un climat de peur, de racket et de pillages des populations civiles. Le nouveau pouvoir n'a pas réussi à garantir la sécurité des Ivoiriens ni même celle des étrangers. Les Ivoiriens ne peuvent pas croire à la sincérité des élections lorsque les résultats des élections de novembre 2010 n'ont pas été clarifiés et que la décision du Conseil constitutionnel n'a pas été respectée.


Le pouvoir a libéré 20 prisonniers politiques, il y a peu. Seulement, le Fpi ne participera pas à ces législatives. Il a posé comme condition à sa participation, entre autres, la libération de Laurent Gbagbo. Quelle lecture en faites-vous ?

C'est toujours bien de libérer des innocents ou des prisonniers politiques. Le FPI est logiquement fondé à réclamer la libération de ses militants et de tous les prisonniers politiques. La détention du président Gbagbo à Korhogo est totalement arbitraire et repose uniquement sur des motivations politiques. Pour l'instant, les avocats et de nombreux observateurs constatent que les accusations portées contre le président Gbagbo ne sont pas étayées. Pour le FPI, participer à des élections dans ces conditions reviendrait à entériner la reconnaissance internationale du nouveau régime au niveau national. C'est-à-dire, à accepter que Monsieur Ouattara a été le vainqueur de l'élection présidentielle de 2010, ce qui, à ce jour, n'est pas prouvé.


Les chefs d'Etats se succèdent en France sans qu'il y ait rupture dans les méthodes dites « françafricaines ». Un rééquilibrage des relations France-Afrique vous semble-t-il possible ? Et dans quelles conditions ?

Le changement des rapports entre la France et l'Afrique francophone ne dépend pas et ne doit pas dépendre des dirigeants français, mais plutôt des dirigeants et des élites du continent africain. Ils doivent faire valoir leurs priorités, leurs intérêts et leurs politiques. Pour l'instant, c'est la France qui a toujours conduit les débats et les Africains ont presque toujours suivi. Le président Gbagbo a été parmi les rares dirigeants africains à vouloir faire valoir les intérêts de son pays et de ses populations, on lui a préféré un allié du FMI et de la finance internationale. Au lieu de passer beaucoup de temps à critiquer la politique française (ce qui est fait régulièrement depuis les indépendances), les Africains doivent aujourd'hui passer aux actes. Le président Gbagbo a passé moins de temps à critiquer la France mais a essayé de montrer qu'il y avait une autre façon de faire ou de travailler avec la France. La CEDEAO a préféré le menacer plutôt que de défendre les intérêts vitaux d'un pays phare de la sous-région. Ce qui est déplorable.


Comprenez-vous mieux aujourd'hui René Dumont lorsqu'il déclarait au début des années 60 que « l'Afrique noire est mal partie » ?

Non, l'Afrique noire n'est pas mal partie ! Ce sont les dirigeants africains qui ne savent pas toujours où ils vont. Ils sont censés diriger leur pays en défendant à la fois la souveraineté de leurs Etats et le bien-être de leur population ; ils semblent plutôt qu'ils écoutent davantage ce que leur suggèrent les puissances extérieures et les forces qui empêchent le développement du continent africain. On leur a dit que les plans d'ajustement structurel étaient bons, ils les ont appliqués. On leur a dit que la dévaluation du franc CFA était une bonne chose pour leurs économies, ils l'ont acceptée. On leur a dit de signer des accords avec l'Union Européenne ou les Etats-Unis parfois au détriment de leurs propres avantages, ils l'ont fait, avant de se rendre compte que les termes de ces accords leur étaient défavorables. Il faudra bien un jour qu'ils sachent négocier, qu'ils sachent résister, qu'ils refusent la facilité et qu'ils n'aient pas toujours peur d'être renversés s'ils n'obéissent pas à ceux qui tirent les ficelles.


Avec le recul, pensez-vous que cette crise ivoirienne était-elle liée à un déficit de démocratie ?


Ça dépend encore de ce qu'on entend par démocratie. Les uns ont pensé que la démocratie en Côte d'Ivoire c'était le fait que la communauté internationale impose le dirigeant de son choix à la tête du pays, peu importe qu'il y soit mis par des moyens illégaux, non conformes aux lois et à la constitution ivoiriennes. D'autres au contraire pensent que la démocratie c'est le respect scrupuleux de ces lois et de cette constitution mises en place après un référendum populaire. Je ne crois pas qu'il y a eu déficit de démocratie mais plutôt une conception antagoniste des règles de base du fonctionnement d'un Etat démocratique. Certains étaient prêts à prendre le pouvoir par tous les moyens alors que d'autres voulaient respecter scrupuleusement la loi et la constitution de Côte d'Ivoire.


Les crises ivoiriennes et libyennes ne sont-elles pas symptomatiques du caractère inopérant de l'ingérence du droit humanitaire ? Et finalement l'Onu et la communauté dite internationale ne portent-elles pas toute la responsabilité de ces crises africaines ?

Je ne crois pas qu'il faille attribuer toute la responsabilité des crises africaines à l'ONU et à ce qu'il est convenu d'appeler "la communauté internationale". Les Africains ne sont pas de grands enfants qui subissent et qui par fatalité ou déterminisme doivent toujours subir. La CEDEAO a été la première à menacer le président Gbagbo d'intervention militaire. Ce fut déplorable, irresponsable et lamentable. L'Union Africaine s'est illustrée par une complaisance sans équivalent lorsque la prétendue "communauté internationale" a reconnu monsieur Ouattara. De nombreux dirigeants sachant qu'ils côtoient beaucoup la fraude électorale et qu'ils règnent sans opposition démocratique dans leur pays ont entériné la décision de la France et des Etats-Unis. Les mêmes Africains ont applaudi la secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton qui leur ordonnait presque d'expulser les ambassadeurs libyens accrédités dans leurs pays respectifs. En cela, leur comportement ne fut guère exemplaire non pas pour le colonel Khadafi mais pour la dignité et la respectabilité des dirigeants africains. La première responsabilité est donc la leur.


Vous dénoncez « les secrets de la justice internationale » dans l'un de vos ouvrages. Quelles sont les solutions que vous proposez pour que l'Afrique se réapproprie son développement et son avenir ?

Ce serait prétentieux de ma part que de prétendre détenir des solutions sur le devenir de l'Afrique. La justice internationale ou ce qu'on qualifie comme telle n'en est pas une. Celle qui traite par exemple du Rwanda est un scandale. Dans un conflit qui a opposé des rebelles aux forces gouvernementales, seuls les membres du gouvernement rwandais sont incarcérés et condamnés. C'est comme si en Côte d'Ivoire, on décidait de traduire en justice tous les ministres pro-gbagbo et que tous les rebelles qui ont commis des actes répréhensibles depuis 2001 n'étaient aucunement concernés par la justice. C'est cela le Tribunal pénal International pour le Rwanda. La communauté internationale a décidé que seuls les Hutu étaient les méchants et les rebelles tutsi, eux, les bons et les gentils. Malgré tous les crimes que ces derniers ont commis au Rwanda et au Congo, la justice ne s'intéressera jamais à eux. C'est probablement ce scénario qui est envisagé en Côte d'Ivoire. On parle de traduire le président Gbagbo devant la CPI, sur quel fondement juridique? Quelle est la légitimité de la CPI dans les élections et les actes qui entourent ces élections en Côte d'Ivoire ? J'ai eu le privilège de recevoir au cours de mon enquête le mémorandum du 9 mars 2011 rédigé par les avocats français de monsieur Alassane Ouattara qu'ils ont adressé à la Cour Pénale Internationale. Ce document préparé avant le coup d'Etat d'avril 2011 avait été concocté pour neutraliser le président Laurent Gbagbo et non pas pour analyser la situation des droits de l'Homme en Côte d'Ivoire comme ses auteurs le prétendent. Ils accusent "le président Gbagbo et son clan" de multiplier les violations des droits de l'Homme depuis "l'élection" de monsieur Ouattara le 28 novembre 2010. Pourquoi ce texte très politique commence à accuser le président Gbagbo seulement à partir du 28 novembre ? Il eut été préférable et plus cohérent, danas cette logique, de commencer dès son arrivée au pouvoir en 2000 ou dès 2001. On pourait ainsi enquêter sur ceux qui ont fait la tentative des coups d'Etat de 2001, 2002, 2004, ainsi que leurs commanditaires et finir par le coup réussi de 2011. Y a-t-il eu violations des droits humains à toutes ces périodes ou pas ? Les Premiers ministres successifs peuvent-ils être concernés par des enquêtes judiciaires ou pas ? Vous voyez que lorsqu'il faut aller au fond des choses, ça peut devenir très embarrassant et peut-être aussi très intéressant. Je pense pour l'instant qu'il faut libérer celui qui a permis à monsieur Ouattara de se présenter aux élections alors qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt international de monsieur Bédié pour faux et usage de faux. Je note simplement que Monsieur Gbagbo n'a jamais mis monsieur Ouattara en prison alors qu'il était fondé de le faire après deux tentatives de coup d'Etat en 2001 et 2002. Cependant, monsieur Ouattara a déjà mis arbitrairement Laurent Gbagbo en prison à deux reprises (1992 et 2011) simplement parce qu'il n'a jamais toléré de voir ce dernier gravir les hautes marches vers le pouvoir suprême. En regardant simplement les faits, on est obligé de constater que sa conception de la démocratie est vague et très aléatoire.

Réalisée par Nikitta Kadjoumé
knikitta@yahoo.fr
Les réactions
 
Serge Bamba  a écrit
02 Décembre 2011 02:52:47
Mon cher,il y a eu des élections chez vous aussi, et vous êtes tous restés "Muets" plus qu'une carpe.Ecrivez,ou critiquez la démocratie chez vous aussi.Je me rappelle encore de cette phrase de l'ex-président Ivoirien "Quand il s'agit de la Côte d'Ivoire même ceux qui ne se brossent pas se mêlent de nos affaires" Donc "Bouche B".
 
Atcho  a écrit
02 Décembre 2011 12:46:17
encore un escroc , ces camerounais sont tous voleurs.
 
Kodjo  a écrit
01 Décembre 2011 04:53:17
Qui va acheter ce tissu de mensonges sorti de la pure imagination de cet Onana?
 
Jeanne  a écrit
01 Décembre 2011 03:53:07
onana cherche ton argent ou tu veux mais arretes de jouer avec notre drame tu ne l'as pas vecu et tu raconte ta vie vas voir ce qui se passe chez Paul ton president et colle nous la paix si tu n'as rien a écrire les sujets ne manquent pas au cameroum etais tu a ABJ? Où as tu rencontré Laurent G pour raconter ta salle vie ? le connais tu au moins? si tu veux paraitre intelligent tais toi c'est mieux et apprends a parler de ce que tu sais
 
Obenite  a écrit
01 Décembre 2011 02:29:16
ces camerounais là qu'est ce qu'ils nous veulent au juste. n'y a t'il pas matière à écrire ou à disserter sur le Cameroun et notamment sur l'inamovible Paul BIYA et sa Chantal.
Je demande aux Camerounais et camerounaises vivant en Côte d'Ivoire de bien vouloir dire à leurs soient disant intellectuels de nous coller la paix.
Qu'ils cherchent plutot à enlever la paille de leurs yeux.
Merde alors!!!!!!!!!!!!
 
Jon  a écrit
01 Décembre 2011 12:08:22
Ces soit disant intellect africains paralysés par l'histoire. Vraiment je suis Camerounais mais je déteste cette façon malhonnête de penser...ça ne peu mener l Afrique nulle part que dans l anarchisme.
 
Omiata  a écrit
01 Décembre 2011 11:55:38
L'ancien president beninois avec taxe les intellectuels africains en general et beninois en particulier de tares (aux vrai sens du mot).
Ce monsieur Onana en est un exemple typique pour la simple et bonne raison qu'il trouve les mots pour defendre quelqu'un qui a ruine son pays, tue ses compatriotes parce qu'ils n'ont pas la meme opinion que lui, ruse pour gouverne son pays cadeau pendant et vole encore les elections pour se maintenir au pouvoir.
Une telle personne est un tare double d'un criminel.
LG n'a qu'a s'en prendre a lui-meme car il aurait pu s'en sortir a bon compte s'il avait un cerveau normal.
Mais non, il fallait qu'il roule tout le monde dans la farine.
A trop tirer sur la corde, elle finit toujours par se casser.
 
Bale  a écrit
01 Décembre 2011 08:03:36
Monsieur champion du monde de corruption, pourquoi detestez vous tant votre pays le Cameroun en l'ignorant complètement.Avez vous honte de votre pays double champion du monde de la corruption.
 
Jean_jacques  a écrit
01 Décembre 2011 07:24:46
Repondre a cet imbecile DE FANFARON c'est lui faire trop d'honneur qu'il s'occupe de son pays le cameroun confisqué par Paul Biya depuis plus de 30 ans réelu honteusement en fraudant dans un scrutin à seul pour la sixieme fois devrait plutot le préoccuper.
 
Sluc  a écrit
01 Décembre 2011 07:22:03
Comprenez les Camerounais. La génération actuelle a été cadenacée dans la pensée unique avec comme seul point de répère sa majesté Paul Biya 1er. Ils ne sont pas encore au niveau de raisonnement selon lequel il faut changer de leader quand celui qui est aux affaires est imcompétent. Naturellement ils sont incapables de comprendre le changement imposé à Gbagbo (qui commencait à être leur seconde référence) par les ivoiriens dans les urnes. Rappelez-vous la repressions qu'ils ont subis il y a à peine deux ans pour les mettre aux pas ! Cela n'a ému ni ONANA, ni KOUAMOUO, encore moins BEYALA et autres qui l'ont probablement trouvée la plus normale du monde. En fait la plupart de nos amis camerounais sont des « héros de déhors ». Leur acharnement à la défense de Gbagbo traduit le retard qu'il ont sur nous en matière de choix responsable dans la conduite de leur pays. Comme les militants de notre FPI que Koudou 1er a conduit dans l'égarement, j'éprouve profondement de la pitié pour les camerounais.
 
Ledjongôklôfouët  a écrit
01 Décembre 2011 07:13:25
je suis vraiment peiné de lire de telles idioties .
surtout venant d'un camerounais .cet imbecile d'ecrivain ferait mieux de s' occuper des problemes de son pays, que de s'occuper de ce qu'il ne sait pas . les vrais fils du cameroun a tous les niveau sont en train de lutter pour l'avancée de leur chere patrie . EST ON VRAIMENT sùr que ce monsieur est un camerounais ? .je demande a ce monsieur qu'il arrete d'insulter
les ivoiriens .le dossier ivoirien est trop grand pour un minable conne lui . qu'il aille plutot faire des enquêtes sur les elections chez lui . arretez de nous insulter , espece de fils de pute ,et le mot est leger
?
 
Hank  a écrit
01 Décembre 2011 07:05:13
c'est malheureux pour ces intellectuels africains. il est le seul à avoir les secrets de tout le monde. pendant la crise ivoirienne il y a eu tellement de mort il est malhonnête voire criminel de nier tout ça parce que on veut un soi-disant panafricanisme. ce monsieur doit enquêter pour nous démontrer que c'est la france qui a apporté les déchets toxiques pour tuer les ivoiriens. quand il dit que Blaise a été imposé par la communauté internationale comme médiateur il se discrédit car nous sommes tous témoin de l'histoire. c'est pas la France qui a inventé le dialogue direct. l'Afrique est parti parce que plein d'intellectuels menteur incapable d'éclairer les peuples, adorateurs des médiocres et des dictateurs, résidents en France qu'ils maltraitent.nous remarquons que ce sont toujours des camerounais qui veulent nous donner des leçons. je crois qu'il est temps de leur de se taire, de s'occuper de leur problème.ils ne sont plus intelligents que nous de l'Afrique de l'Ouest. quand ce monsieur parle de coup d'État, il feigne d'ignorer qu'il a eu un premier tour,que son mentor a accepté. nous sommes tous témoins de l'histoire c'est pas la peine de la travestie. tu pourras dans cent ans pour mentir mais pour le monde vous donnez raison aux ennemis de l'Afrique.
 
Fal  a écrit
01 Décembre 2011 06:46:46
MONSIEUR LE FRANCO CAMEROUNAIS ONANA COMME TU LE C'EST..LES OREILLES GRANDISSENT ,MAIS PAS PLUS HAUT QUE LA TËTE..NE MAI JAMAIS TA MAIN DANS LA POCHE DE LA CHEMISE QUI N'EST PAS SUR TOI,TU FERRAI MIEUX DE T'OCCUPER DU CAMEROUN TU A BEAUCOUP A APPORTER LA BAS,TU NAIS PAS FIER DE TOI SINON TU N'ORRAIS PAS DEMANDER LA NATIONALITÉ FRANÇAISE,COMME LA DIT L'AUTRE JE SUIS NOIR AFRICAINS ET J'AIME PAS LE MANIOC S'IL TE PLAIS LAISSE LA CÖTE D'IVOIRE AU IVOIRIENS COMME NOUS AVONS LAISSER LE CAMEROUN AU CAMEROUNAIS TU NE PEU PAS CHOISIR A LA PLACE DES IVOIRIEN ET RIENS NE TE DONNE CET DROIT, AVENT DE PARLEZ DES PROBLÈME DES AFRICAINS VA REMETTE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE D'ABORD SINON FERME LÄ.
 
Afrique  a écrit
01 Décembre 2011 05:46:28
Je trouve assez pertinente ces analyses , car j,ai suivi des interviews de Charles Onana et je pu constater qu'il sait diriger ses réponses dans une interviews, seulement je trouve assez déplorable qu'il ne parle pas du tout de tout ce qui s'est passé sous le régime Gbagbo :
les charniers, les morts en cascade et les conséquences de l'opérations dignité au sein des fANCI ( LES MILITAIRES ACCUSÉS DE TRAITRISE QUI ONT ÉTÉ ÉCARTÉS OU TUÉS ET LEURS FAMILLES DANS LES RUES).
Je me demande aussi ce que Mr Onana pense de tout ses fonds gaspillés par les refondateurs ( 1000 milliards de recettes douanièere, 700 milliards des impôts,sans parler des la gestoci, la pétroci...), avec un budget de souveraineté collossal de + de 147 milliards par an pendant 9ans, la bourse du café cacao qui a fonctionné juste 2 ans et pillée et phagocité de façon magistrale.
Quoique je ne soit pas pour le CPI car Mr Gbagbo est un ivoirien et la côte d'ivoire aurait pu régler ce pb internement, il y a lieu de se demander si votre analyse prends tt en compte
 
Colombe  a écrit
01 Décembre 2011 05:41:06
Decidement, ces africains qui pensent toujours que l'Afrique doit laisser son destin, au nom d'un pretendu nationalisme ou anti-imperialisme vereux,aux mains de ses fils qui ne pensent qu'a eux-memes et n'hesitent pas a colaborer en cachette avec ses memes occidentaux, doivent etre contraints a se taire a jamais. Pour te dire que ton discours est bon pour la poubelle. Que fais-tu de tous ces innocents en Cote D'Ivoire qui ont ete assissanes, en plus cruellement, par Gbagbo qui a sa clique? Doit-il avoir une justice pour eux?

Il faut que les Africains vereux comme toi arretent de penser que la vie d'un africain ne vaut pas la peine d'etre protegee. Nous devons commencer a respecter la vie humaine et empecher les dictateurs de oter la vie comme bon leur semble car elle est sacree.

Je pense que si tu avais assiste a une scene ou ton propre frere etait brule vif tu aurais analyse cette situation differemment.

Gbagbo se croyait intouchable et pensait que la Cote D'Ivoire lui appartenait en refusant de parler aux autres chefs d'etat, y compris Obama. Selon lui il pouvait faire ce qu'il voulait car il etait le president. Mais il a oublie que tout pays appartient aux habitants de ce pays et a la communaute internationale. Pour protege les habitants on peut tout faire. Rapellez-vous de Kosovo et Serbie.

Vous etes un ecrivain verreux qui brouille l'histoire de l'afrique. En cela, vous ressembler aux nazis qui le faisaient pour promouvoir Hitler en faisant de la propagande. Nous ne voulons pas d'autres Rouanda.

Taisez-vous que l'Afrique continue son developement en epousant des valeurs morales pronees par tout le monde entier. Nous ne sommes plus dans les annees de la colonisation.
 
Dona  a écrit
01 Décembre 2011 05:35:04
salut Charlie. comme tu aimes ecrire a ne rien dire. je t'offre grqtuitement de quoi cogiter: "Le cameroon: Le pays des aveugles ou le Borgne Biya est roi: Causes d'un regne sans fin" encore mieux: "Le Cameroon ou le fief de l'irrationalite intellectuelle africaine". Penses y cher Charlie. Pour la petite histoire, tu ressembles drolement a notre Charlie (goude): la grosses levres, le front caillaceux et la mentalite desuette. Bonne chance dans tes "rechreches". souvent c'est meiux de ne pas faire d'enfants s'ils doivent etre comme Charles Onana.

Merci
 
Bagbobana  a écrit
01 Décembre 2011 05:27:51
ah les camerounais! encore eux! ils n'aiment vraiment pas la côte d'ivoire-ils reconduisent le mandat d'un dictateur et ils osent vouloir faire la morale aux valeureux ivoiriens-ARRêtez de publier des sornettes pareilles!
les ivoiriens n'ont pas besoin de division-STOP
 
Yekadio  a écrit
01 Décembre 2011 05:23:57
Je connais certains écrivains- journalistes camerounais qui sont bien cultivés, qui connaissent bien les dossiers qu'ils traitent ou qu'ils defendent.Mais avouons le, la majorité des écrivains et des journalistes camerounais sont nuls. Ils sont nuls parce qu'ils aiment parler des questions ou des dossiers qu'ils ne ne maitrisent pas, qu'ils ne connaissent pas et qu'ils n'ont jamais cherché à comprendre. Cette majorité est constituée d'ecrivailleurs ou d'écrivants.

Ce journaliste écrivailleur qui raconte sa vie fait partie des nullards qui tirent le continent vers le bas.
J'ai pas envie de trop commenter cette interview de ce écrivant camerounais, car pour moi, c'est un homme inculte à la mémoire très courte en quête de publicité.

La Côte d'Ivoire et le Cameroun sont deux pays frères et amis du continent africain. Mais sachez que la Côte d'ivoire a son histoire, le Cameroun a aussi la sienne. Vous ne pouvez pas, chers camerounais, confondre votre histoire à celle de la Côte d'Ivoire... même si le nom des deux pays commence par C.
 
L'africain  a écrit
01 Décembre 2011 04:57:53
Jesuis vraiment désolé pour ton récit; Et je suis sûre que tu n'es pas ivoirien. Pire tu ne t'informes pas sur l'AFRIQUE.
Et chez nous quant on est mal informé on se tais. Alors tais toi. T'es pas obligé d'écriredu n'importe quoi pour te faire connaître.
 
Koffikoffi  a écrit
01 Décembre 2011 04:50:27
monsieur je ne sais qui pkoi vous vous passionnez tant pour mon pays la cote d ivoire ?????? pendant que paul biya il ya deux mois de cela a 78 ans A trapouillé les élections sans que personnes ne lève le petit doigts au Cameroun ???? Monsieur le camerounais vous avez toutes ses preuves livrez leurs a la CPI POUR LA DÉFENSE DE GBAGBO puis tu sais qu il aura accès a l ordinateur ? envoi lui toutes ses preuves pas pièces jointes ainsi il te nommera comme son valet de chambre a la CPI ET tu pourras mieux avoir plus de vrais informations laissez tranquille ne nous cassez plus les couilles sinon vous allez chier caca sec....
 
Koffikoffi  a écrit
01 Décembre 2011 04:50:24
monsieur je ne sais qui pkoi vous vous passionnez tant pour mon pays la cote d ivoire ?????? pendant que paul biya il ya deux mois de cela a 78 ans A trapouillé les élections sans que personnes ne lève le petit doigts au Cameroun ???? Monsieur le camerounais vous avez toutes ses preuves livrez leurs a la CPI POUR LA DÉFENSE DE GBAGBO puis tu sais qu il aura accès a l ordinateur ? envoi lui toutes ses preuves pas pièces jointes ainsi il te nommera comme son valet de chambre a la CPI ET tu pourras mieux avoir plus de vrais informations laissez tranquille ne nous cassez plus les couilles sinon vous allez chier caca sec....
 
Koffikoffi  a écrit
01 Décembre 2011 04:50:17
monsieur je ne sais qui pkoi vous vous passionnez tant pour mon pays la cote d ivoire ?????? pendant que paul biya il ya deux mois de cela a 78 ans A trapouillé les élections sans que personnes ne lève le petit doigts au Cameroun ???? Monsieur le camerounais vous avez toutes ses preuves livrez leurs a la CPI POUR LA DÉFENSE DE GBAGBO puis tu sais qu il aura accès a l ordinateur ? envoi lui toutes ses preuves pas pièces jointes ainsi il te nommera comme son valet de chambre a la CPI ET tu pourras mieux avoir plus de vrais informations laissez tranquille ne nous cassez plus les couilles sinon vous allez chier caca sec....
 
Dosso  a écrit
01 Décembre 2011 04:28:47
comment un homme peut devenir aussi malhonnette et negative avec des hommes comme ca l'afrique peut evoluer sois objetive nous ivoiriens savons ce qui est arrive' aux temps de gbagbo toi malhonnette tu parler de ce que tu n'a pas vecu.vous les gens de l'afrique cenral pourquoi vous ettre chauds dans ce debat de la cote d'ivoire occupez vous de vos affaires d'abord on est fatigue' avec vous
 
Djrawadjra  a écrit
01 Décembre 2011 04:18:30
vous savez ,nous sommes fatigués de ses soi disant intellectuels qui font des lectures biaisées des situations ,des douleurs que vivent certaines populations africaines.si gbagbo étaient aussi corrects dans sa gestion du pays ,il n'aurait pas eu autant de morts dans ce pays.Houphouet a géré ,ce pays que toute l'afrique et le monde entier a adopté.c'est vrai Bédié a été renversé mais sans faire un mort.mais pourquoi sous le règne de gbagbo ,il y a eu autant de morts.moi,je déduis qu'il n'était pas apte à diriger,alors ,arrêter ces débats inutiles qui tendent à le présenter comme une victime.ceux qui sont morts n'étaient pas des européens,c'étaient des ivoiriens,des africains et quelques européens,je ne vois pas ce qu'il défendait en tuant ses semblables
 
Dosso  a écrit
01 Décembre 2011 04:17:44
comment un homme peut devenir aussi malhonnette et negative avec des hommes comme ca l'afrique peut evoluer sois objetive nous ivoiriens savons ce qui est arrive' aux temps de gbagbo toi malhonnette tu parler de ce que tu n'a pas vecu
 
Ami  a écrit
01 Décembre 2011 03:59:57
Cher Mr occupe vous de vtre pays laissez nous les ivoiriens
tranquille nous sommes fatigués de vous. Vous pouvez allez
defendre vtre GBAGBO à la haye, je remercie notre Président
d'avoir fait ça, foutez nous la paix ok ?
 
Siaka  a écrit
01 Décembre 2011 03:50:05
encore ses camer qui son plus ivoirien que les ivoiriens les champions du monde de la corruption avec un president qui a des difficultes pour parler pour eux est pourrie mais c,est pour les autres ils sentent ,aveugler de haine pour la reussite de de la cote d,ivoire allez vous faire foutre afaya
 
Barimos  a écrit
01 Décembre 2011 03:26:43
C'est bien dit mon frère
Surtout du courage dans tes écrits
 
Tchassa  a écrit
01 Décembre 2011 03:22:19
Mon frere si tu n a rien a dirs fais come les poissons ou occupe toi de la politique du cameroun la bas au moins tu peu metriser mais le probleme de la CI laisse et en plus tu me confirme se que feu l encien president du gabon disait (si je devais choisir un pays pour etre president mon choix se porterai sur le cameroun parceque la bas il ny a pas de garçon) alors une foie montre que tu es le garçon du cameroun
 
Billis  a écrit
01 Décembre 2011 03:22:09
C'est vraiment dommage qu'on veuille travestir une histoire récente de la Côte d'Ivoire.
C'est normal que Mr GBAGBO soit une icône pour beaucoup de camerounais dont ce journaliste. Mais est-ce trop demander que ces derniers respectent les ivoiriens morts par la faute de Mr GBAGBO? Est-ce normal que des camerounais se comportent comme des pisteurs noirs du temps de la traite négrière? Est-ce honnête de traiter de fausses les charges contre Mr GBAGBO quand nous avons tous accès à Internet, à la télé où les preuvent foissonent? Pensez-vous qu'une vie ivoirienne soit moins précieuse qu'une vie cameronaise? Est-ce en méprisant une peuple parce qu'on a des affinités avec un leader qu'on arrivera au panafricanisme?
Tout dirrigeant africain qui se comportera comme Mr GBAGBO méritera d'aller à la Haye. C'est la bonne gouvernance, le respect et l'amour qui construira le panafricanisme. Les pays de l'UEMOA l'ont compris.
C'est donc pas étonnant que l'UEMOA soit en avance sur la CEMAC. C'est peut-être ceci qui explique l'archarnement des camers sur les ivoiriens....
 
Karismatik  a écrit
01 Décembre 2011 02:29:13
ah! ces camerounais. vous souffrez depuis plus d'une vingtaine d'années avec paul biya et ça vous dit rien. mais c'est ce qui se passe loin de chez vous là, qui vous intéresse. vous avez quoi dans la tête?
 
Shan Djyt  a écrit
01 Décembre 2011 02:17:26
Afakaya, tu es encore à coté de la plaque. Paul Biya te dit quelque chose au juste?
 
Teddy  a écrit
01 Décembre 2011 02:15:12
Rien que des balivernes... Nous sommes en CI et on n'a pas vu ce que Gbagbo a fait pour son peuple. Il n'a pas été capable de protéger les ivoiriens contre toutes sortes de crimes. Son ascension et son exercice du pouvoir a été émaillé de tant de morts. A croire qu'il est maudit et donc il ne pourra jamais apporté la paix aux ivoiriens.Il aura le temps et les moyens d'organiser sa défense à la Haye car en CI, on parlera de la justice des vainqueurs. S'il se trouve qu'il est innocent il pourra venir rependre sa place en CI, cad chef de son village...
 
Glazan  a écrit
01 Décembre 2011 02:13:57
koro kemoko, Onana est-il un refondateur? Soit. Donc tous ces journalistes (sic) français qui se font passer pour des spécialistes de l'Afrique, et singulièrement de la Côte d'Ivoire, sont tout simplement des rebelles pro-Ouattara!!!!

Le présent vous appartient, mais vous et nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Alors, allons doucement...
 
Gomez  a écrit
01 Décembre 2011 02:08:46
Encore un camerounais. Les voyeurs eux ils sont parfait avec le dieu biya.
 
Zoulou  a écrit
01 Décembre 2011 02:05:17
Nous les ivoiriens , nous nous connaissons et nous savons tres bien ce qui s'est paasse en Cote d'Ivoire depuis la prise de pouvoir par Gbagbo et pendant et apres l'election presidentielle.

Les parents des nombreuses victimes continus de reclamer justice pour les assassinats gratuits perpetrer par les partisans de Gbagbo avant, pendant et apres les elections.

Les images et videos d'archives vont la pour temoigner des crimes crapuleux commis dans les differents quartiers d'Abidjan suite a l'appel lance par Ble GOUDE a la RTI, appelant les jeunes patriotes a massacrer des personnes etrangers dans leurs quarteirs. AINSI des personnes ont commence a etre brules vivant a Yopougon,Marcory, koumassi et certaines villes de l'inetrieur.

Les charges qui pesent contre Gbagbo sont lourdes et il sait qu'il n'a aucune chance de s'en sortir car les personnes qu'il autiliser son vivante et temoigneront devant la TPI contre lui pour sauver leur tete.

Laurent GBAGBO LE PRIX DU MENSONGE OU DE LA DECHEANCE MORALE devrait etre le titre d'un prochain ouvrage sur la crise ivoirienne.

1000 MILLIARDS investis dans l'achat d'armes pour confisquer le pouvoir mais comme DIEU EST FORT DES MILLIONS D'ARMES DE destructioms massives n'ont trouve utilisateur pour raser le nord comme il a prevu le faaire.

Au FPI ont pratique le culte du mensonge a travers sa presse notre voie. AUJOURD'HUI IL PAYE CASH.

Au lieu de tirer les lecons de tous ces mensonges il continue a abuser de la naivete de leur militant.

Voua avez passe plus de 10 annees au pouvoir pour une mise aniveau ie devenir riche autant que les anciens barons du PDCI en volaant l'argent des ivoiriens pour s'offrir des chateaaux, des grosses voitures, les plus belle filles du pays etc..il fallait rattraper le temps perdu.

Sur le FPI ont peut ecrire des livres et des livres tant il ya a dire sur les hommes qui ont animes ce parti politique.
La merde rien que de la merde.
 
Kac5967  a écrit
01 Décembre 2011 01:48:48
Comment va Paul Biya?
 
Zoulou  a écrit
01 Décembre 2011 01:46:48
J'ai toujours evite de lire les idioties des ecrivains Camerounais. Voila des personnes dont le pays est tenu par un dictateur et ils ont le culot de parler de la Cote d'ivoire.

Les accusations portees sur Gbagbo sont fondees dans la mesure ou ayant perdu l'election presidentielle, il a decide de se maintenir au pouvoir par la force. Et cette decision stupide a entraine la mort de plus de 3000 ivoiriens et etrangers vivant en Cote d'ivoire.

Celui qui n'a pas perdu un membre de sa famille pendant la crise electorale ne peut pas comprendre l'espoir de justice qu'espere les parents de toutes les victimes.

L'onu s'est implique dans le processus electoral avant et apres et il detient tout un arsenal de preuve sur Gbagbo et ces lieutenants sur tous les massacres qui ont eu lieu a Abidjan et le reste du pays.

Gbagbo a essaye de confisquer le pouvoir par la force en massacrant des milliers d'ivoiriens esperant que ADO allait abdiquer vue l'ampleur des massacre a Abobo et Yopougon mais les choses n'ont pas marchees comme il a prevu. Il doit aujourd'hui en payer le prix, le prix du mensonge et de la mechancete.
 
Maraka  a écrit
01 Décembre 2011 01:23:02
@ Onana
1) Je remarque que tes écrits s'intéressent surtout aux pays dont tu n'es pas originaire: Sénégal, Rwanda et la RCI. Quand est ce que tu balaieras devant ta maison qui n'est pas aussi clean que cela? A quand un livre sur le règne sans partage de l'octogénaire Biya sur le Cameroun? Sur les élections "transparentes "de Biya?

2) Comme tout bon flatteur, tu affirmes des choses sans un début de preuve:
- Nationalité Burkinabé du PR ADO;

- Camp d'entrainement des "rebelles" au Faso

- la mort des soldats français à Bouaké;

Puisque tu as la facilité de faire des livres j'espère qu'un jour je pourrai lire un livre ayant pour titre: "Les preuves, qui accablent ADO, la France et l'ONU".

C'est tellement facile de se jouer les connaisseurs sur des sujets quand on accorde une interview. Pffffffffffffffffff.
 
Atoh Kouassi  a écrit
01 Décembre 2011 01:14:14
SON EXCELLENCE CHARLES ONANA LES ELECTIONS DE TON PAYS(CAMEROUN)QUI A GAGNE? OCCUPES TOI DE TON PAYS AU LIEU DE T'OCCUPER DE LA COTE D'IVOIRE .GBAGBO A SEME GBAGBO A RECOLTE.
ARTICLE 125 TU SAIS CE QUE CELA VEUT DIRE DURANT LA CRISE POST ELECTORALE? N'IMPORTE QUOI!!!!!!!!!!!!!!!!
 
Aristide  a écrit
01 Décembre 2011 12:59:23
si ce monsieur veut faire eclater la verité sur ce qui s'est passé en côte d'ivoire c'est une bonne initiave.quoiqu'il ne se demarque pas des journalistes ivoiriens qui produisent des ecrits qui emanent de leur imaginations sans la moindre preuve concrete.ces preuves qu'il pretend detenir on veut les voir.
Aussi je suis surpris que ce JOURNALISTE CAMEROUNAIS?n'ecrive pa sur le hold up electroral de Mr Paul BIYA au CAMEROUN. Alors je m'interroge sur ces intentions.est-ce seulement pour se faire un coup de publicité sur le dos de la crise ivoirienne?ou est-ce le resultat une esprit panafricaniste?
parce que les panafricanistes à deux balles on en a malheureusement beaucoup sur les tropiques
 
Tagro Brnard  a écrit
01 Décembre 2011 12:32:25
Du n'importe quoi,tu reste dans camerounr pouris de la corruption,de magouille dans un partie unique et tu ferme ta gueule sale.ce t'imbecil sangunaitr tue mes patents et amis et allé les jetté dans un charniet comme les mouches.
Dis moi,la vie de ton Gbagbo rst plus precieuse et noble que
nos parenys tué?il retenit un dernier mot:si je n'avaispas eblouie mon reard sur la demande de la tolerence du president Ouattara,j'allais explosé la servelle de cet Hitler Africain..et n'oublie pas que le chatiment de l'enfer qui commence a le consummet.espece de drent Ecrivain.krrrrrrrrrrr
 
Kantia  a écrit
01 Décembre 2011 12:21:02
Encore un plaisantin en mal de pub ce Onana?
 
Nuage Gris  a écrit
01 Décembre 2011 12:14:56
Avec des intellectuels pareils Biya peut mourir tranquillement au pouvoir. Des opposants qui sont incapables de s'entendre sur un candidat commun pour affronter Biya, trois décennies de pouvoir. La position des intellectuels camerounais en faveur de Gbagbo sur la crise ivoirienne ne m'étonne pas: ces intellectuels-là aiment les dictateurs. Ils ne donnent pas de leçon aux ivoiriens contrairement à ce qu'ils croient; ils n'ont aucune vérité à révéler sinon qu'ils sont des malades, des cas cliniques intéressants. Ils sont atteints de complotite et encore victimes du complexe du colonisé.
 
Akissi  a écrit
01 Décembre 2011 12:14:07
que ce monsieur s occupe du hold up que Paul biya à fait à son peuple lui et calixte beyala
 
Samuel  a écrit
30 Novembre 2011 11:58:48
Je serai tres content que Mr. Onana nous dise pourquoi s'occupe -t-il de la CI que du cameroun ou Paul Bya organise depuis plus de 20 ans des elections ou il est le seul vainqueur.
 
Pipol  a écrit
30 Novembre 2011 10:52:18
l'énième camerounais de merde...ah ah ah ah ils continuent à crier partout...allez au Pays bas à récupérer votre chouchou bandit la et ramenez le au cameroun à la place de votre président...onana tu es un nullard et cafard de race...
 
Dougou  a écrit
30 Novembre 2011 09:35:47
Ce monsieur Onana est un avocat du diable.Qu,il fasse un tour chez les victimes de son mentor et il Se rendra compte tout est vrai.je pense que ce monsieur devrait respecter les ivoiriens qui ont élu le président Ouattara a 54/100.je ne suis pas étonne par sa réaction car les camerounais ont l,habitude de se berner par Paul biya.Nous sommes fatigues par tous ces camerounais qui interviennent de manière intempestive dans notre politique
 
Koro Kemoko  a écrit
30 Novembre 2011 08:13:34
Esperons seulement que Mr Onana aura la bonte de nous faire partager tous ces preuves dont il dispose. J'ignorais qu'un journaliste camerounais pouvait etre plus renseigne que nous ivoiriens et tous nos journalistes, sur le comportement quotidien de nos leaders ivoiriens. Si tout ceci est le fruit d'enquetes journalistiques menees par Mr Onana, j'espere qu'il donnera les details sur sa methode. Esperons que ce n'est pas l'autre journaliste camerounais plus refondateur que le plus refondateur des ivoirien, Mr Kouamouo qui est son contact en CI. Si c'est le cas, c'est que Onana est simplement un refondateur, et son livre cesserait automatiquement d'avoir de la valeur. L'hypothese du Gbagbo le revolutionnaire panafricaniste deteste par Alassane Ouattara, la France, l'ONU et bref, par tout le monde [sauf ceux de la secte des refonfateurs] est tout simplement indefendable. Heureusement que comme Gbagbo, Onana semble choisir ceux qui doivent l'interviewer.