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CHRONIQUE DU GOUVERNEMENT
23 tonnes d'or et 46 milliards de fcfa pour le budget en 2010
Article publié le: 22 Novembre 2011 - Auteur: lepays - Source: Le Pays
L'or est depuis 2009 le premier produit d'exportation du Burkina et depuis le métal jaune, à l'image de son cours au marché international, n'a jamais aussi brillé et suscité autant d'espoir de développement. Le secteur minier burkinabé est en plein essor. Ce n'est pas un effet de hasard, mais plutôt le résultat de la conjugaison de plusieurs facteurs qui sont : une stabilité politique rassurante pour la réalisation des investissements miniers ; une embellie sans précédent du cours mondial de l'or ; un potentiel minier très diversifié ; une amélioration soutenue de la connaissance géologique du pays ; des efforts de promotion minière de l'Etat avec l'appui des partenaires au développement ; une politique minière libérale favorable au développement du secteur privé et une législation minière attrayante pour les investisseurs ;

Les indicateurs d'activités du secteur minier traduisent son dynamisme récent, porteur d'espoir pour le Burkina Faso, longtemps considéré comme un pays à vocation essentiellement agricole. En effet, les activités de recherche, d'exploitation de substances minérales, notamment l'or connaissent un boum sans précédent entre 2007 et 2010 avec l'évolution significative des indicateurs ci-après : nombre de permis de recherche de 210 à 406 ; nombre d'autorisation d'exploitation artisanale traditionnelle de l'or de 105 à 221 ; nombre d'autorisations d'exploitation de substances de carrières de 35 à 43 ; nombre de permis exploitation semi-mécanisée de l'or de 04 à 12 ; nombre de mines d'or en exploitation industrielle de 01 à 07 ; production d'or en tonne de 5,5 à 23 tonnes.

440 milliards de fcfa de recettes d'exportation en 2010

La ruée vers l'or du Burkina a conduit à la mise en exploitation de sept mines industrielles d'or et une petite mine de manganèse ; il s'agit des mines d'or de Mana, Kalsaka, Taparko, Youga, Inata, d'Essakane, de la petite mine de Guiro- bayildiaga, et de la petite mine de manganèse de Kiéré dans la province du Tuy. L'entrée en production de ces mines d'or entre 2007 et 2010 ne cesse de susciter de l'espoir, parfois démesuré, quant à l'amélioration des conditions économiques du pays et des populations riveraines des mines. Le secteur minier ne laisse personne indifférent. La presse comme le citoyen se pose des questions sur l'apport réel et visible des mines sur le développement socio-économique du pays et son impact sur la vie quotidienne des populations ainsi que la transparence dans la gestion des revenus miniers. Quoiqu'il soit trop tôt pour changer la vie du pays de façon notable, les mines commencent à avoir des impacts réels sur la vie des travailleurs, de l'Etat et sur la structure de l'économie nationale. Dès 2009, l'or devient le premier produit d'exportation du pays avec 177 milliards de F CFA de recettes d'exportation qui ont atteint le niveau de 440 milliards de fcfa en 2010. Les mines qui contribuent pour 7,7% au PIB, ont apporté 15 milliards de fcfa au budget de l'Etat en 2009 et 46 milliards de fcfa en 2010. En dépit du fait que les sociétés minières ne soient pas des organisations à but social elles investissent au profit des communautés locales.

Au niveau social, à ce jour, on peut noter :

Huit (08) écoles construites par les sociétés minières. Certaines d'entre elles reçoivent chaque année une dotation en fournitures scolaires ;

Sept (07) dispensaires construits pour les populations avec en plus une contribution en médicaments ;

La construction de quatre nouveaux villages au profit des populations locales affectées par les projets miniers entre autres :

. un village de 226 logements par la société des Mines Bélahouro ;

. un village de 1666 logements par la société Essakane SA ;

. un village de 22 logements par la société Nantou Mining ;

La mise à disposition de forages d'eau aux populations déplacées par l'activité minière ;

Le dédommagement en espèces des personnes affectées par l'activité minière ;

La construction de deux (02) importants barrages, le barrage de Gomdé par la société SMB (Société des Mines de Belahouro) et le barrage construit par la société Essakane SA ;

La formation professionnelle de plus de 650 jeunes à différents métiers par la société Essakane SA principalement et par la société Kalsaka Mining : (soudure, maçonnerie, mécanique). Cependant, l'attention des sociétés minières doit porter encore plus sur le social. Les mines ont permis la construction de plus de 1900 logements et de 02 grands barrages pour les populations affectées. Les activités minières ont des impacts négatifs sur l'environnement. Aussi, les études et notices d'impact environnementales sont une condition préalable à l'octroi d'un permis d'exploitation minière industrielle ou semi-mécanisée. Elles prévoient un programme de gestion de l'environnement des sites miniers pendant l'exploitation et à la fermeture de la mine. En conséquence le code minier impose aux exploitants miniers industriels, l'ouverture d'un compte fiduciaire au Burkina Faso pour la gestion de l'environnement sous le contrôle des ministères en charge des mines, de l'environnement et des finances. Dans les années à venir, l'impact socio-économique des mines sera sans nul doute plus visible. Au moment où la question de l'emploi est au centre des préoccupations dans notre pays, le boum minier peut constituer une véritable solution. Le gouvernement, pour permettre l'accès des jeunes à des postes spécifiques de la chaine d'exploitation minière travaille à développer certaines filières de formation. Il s'agit de faire en sorte que le Burkina Faso puisse tirer le plus grand profit des produits de son sous sol. Déjà, les mines ont créé 4000 emplois permanents parmi les mieux payés du pays et des milliers d'emplois indirects et d'empois temporaires.

Ministère des Mines, des Carrières et de l'Energie