Invité de la "Tribune du Patriote"/ Koné Bruno, ministre en charge de la construction déclare: "le site du 43ème BIMA n'a pas été vendu à la France''
Abidjan.net - Publié le: 14-01-2020 - Mise-à-jour le: 14-01-2020 - Auteur: JOB
Invité de la
Invité de « la Tribune du Patriote » le ministre de la Construction, du logement et de 'urbanisme, Bruno Nabagné Koné, a déclaré ce lundi 13 janvier, au siège du journal que selon la conservation foncière le site du 43ème BIMA (Bataillon d'infanterie de marine) "n'a pas été vendu par la Côte d'Ivoire à la France". Il a tenu à mettre fin aux rumeurs sur les réseaux sociaux faisant une mauvaise interprétation d'un communiqué de l'Ambassade de France relatif au projet d'aménagement rond-point Akwaba (Port-Bouët).

Ce projet remettrait partiellement en cause les titres fonciers accordés par la Côte d'Ivoire aux forces françaises en Côte d'Ivoire dans le cadre du traité international de défense signé entre les deux parties signé en avril 2012. Le ministre de la Construction, Bruno Koné, a insisté en indiquant que "ce site est toujours la propriété de la Côte d'Ivoire car il relève du domaine public et ne peut être vendu à aucun privé".

Au cours de ce face à face avec la presse, Il s'est appesanti sur les réformes de son département à savoir les questions liées à la nouvelle règlementation du contrat de bail, le permis de construire, aux ACD et logements sociaux, sans oublier de porter un regard sur l'actualité sociopolitique du moment.

Après la récente adoption en Conseil des ministres de la loi sur le contrat de bail, selon le ministre de la Construction, il appartient à la population de s'impliquer dans la réalisation de cette loi en se l'appropriant. Cette nouvelle loi qui fixe une taxe de 300% à payer concernant l'excédant de deux mois de caution et d'avance, traduit le nette volonté du Gouvernement d'appliquer cette loi pour permettre à la population de se loger décemment.

A cet effet, Bruno Koné a indiqué qu'un contrat type du contrat de bail a été élaboré et est en phase d'impression et sera disponible au plus tard à la fin du mois de janvier 2020. « Ce contrat sera disponible dans les commerces, les librairies et les centres des impôts », a-t-il déclaré avant d'ajouter qu'il est prévu un agrément pour contrôler progressivement l'activité des agences immobilières.

S'agissant du permis de construire, il a souligné qu'il existe un nouveau mécanisme délivrance qui repose sur un répertoire de toutes les catégories de risques selon les types de documents à fournir et travaux à réaliser.

Cette donne, à en croire au ministre Bruno Koné, vise à réduire considérablement les délais d'obtention du permis de construire. Pour les cas les plus complexes, la durée sera de quarante cinq (45) jours et surtout cela va permettre de rendre obligatoire le permis de construire.

« Nous allons renforcer le contrôle en étant présents dans les quartiers et sur les chantiers. Nous allons sanctionner les personnes qui construisent sans permis de construire par des amendes à payer. Des millions ont été déjà encaissées jusqu'à ce jour », a-t-il indiqué.

Au chapitre des logements sociaux, il a reconnu que "l'État aun peu failli à un moment donné"; car le nombre de logements sociaux n'est pas à la hauteur des ambitions du Gouvernement,

Néanmoins, le ministre Bruno Koné a confié que deux cent dix-huit mille (218 000) engagements de logements sociaux ont été pris par les promoteurs étrangers avec l'État de Côte d'Ivoire. Et que, sept cent (700) hectares de réserves foncières ont été acquises par l'État pour les logements sociaux.

Dans un contexte socio-politique marqué par l'élection présidentielle d'octobre 2020, Bruno Koné a invité les ivoiriens à juger les différents partis politiques sur la base de leurs projets de société et programme de gouvernance. Car selon lui, ce sont les infrastructures qui conduisent au développement d'une nation.

JOB
Rédigé par: Miezan N'guessan   le: Vendredi 17 Janvier 2020
Monsieur le ministre: Les français comprennent français surement mieux que vous dont le français n'est point la langue maternelle (qu'on parle à Kouto). Si les français eux-mêmes disent dans leur communiqué "qu'ils ont des "droits acquis" sur le terrain du 43e BIMA, cela veut dire quoi au juste ?
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mercredi 15 Janvier 2020
Si le ministre dit que l'Etat de Côte d'Ivoire n'a pas vendu le terrain de la base militaire française d'Abidjan, mais que l'Etat de France dit qu'il a "acquis des droits" sur ce terrain, alors de "quels droits acquis" s'agit-il ? Qui dit vrai ? Est-ce qu'un juriste peut nous expliquer ce que "droits acquis" d'un terrain, veut dire ? Si la France a des "droits acquis" sur un terrain du domaine public ivoirien (que l'Etat n'a pas vendu, selon Bruno Nabagne Kone), cela veut dire quoi ? S'agit-il d'une location du terrain de la base militaire (à la France) pour un siècle ?
Rédigé par: Yvan kouakou   le: Mercredi 15 Janvier 2020
Cet acte ne saurait me surprendre: c'est en 2012 que Ouattara cède cette partie du territoire national à la France. Seulement en 2012. Alors que ni Houphouët, ni Bédié, ni Gbagbo aient eu cette idée avant lui. Pourquoi Ouattara qui est arrivé seulement en Côte d'Ivoire en 1989 a osé faire une chose pareille ? La France nous pille suffisamment nos ressources pour que Ouattara vienne encore à leur donner, je dis bien donner, nos terres. Cela confirme, sans le moindre doute que Ouattara n'a jamais été ivoirien. Il nous a été imposé par la France pour qu'il lui vende notre pays. Le BIMA n'est pas arrivé au temps de Ouattara ! Pourquoi les présidents passés ne l'ont pas fait avant lui ! Quand un tel monsieur s'octroie un budget de souveraineté de 300 MM là où Mr Bédié n'avait que 15 MM et Mr Gbagbo 70 MM et au moment où les ivoiriens croupissent pour la plupart dans la misère, ce Monsieur ne peut pas être un des nôtres. Cette imposture finira cette année !! Et on finira par se débarrasser de cette France parasite qui n'a jamais pu exister sans ses anciennes colonies. La France, un pays minable et incapable de se forger seul comme le fait si bien l'Allemagne !!! Un pays, en manque d'idées, qui ne cherche partout que des situations de monopole car incapable de jouer le jeu de la concurrence. Quelle honte !! Et il se cherche des types comme ce Ouattara pour vendre les Africains à vil prix.Mr Ouattara, une honte !!!
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 15 Janvier 2020
erratum .les droits acquis "auxquels" .
Rédigé par: Soul Syl   le: Mardi 14 Janvier 2020
Ce sont les soldats français qui ont délogé Gbagbo pour installer ADO au pouvoir en Côte d'Ivoire le 11 avril 2011. Pour Macron, la France doit rentabiliser cela et Macron est toujours à l'affut de "juteux" contrats pour les entreprises françaises en Côte d'Ivoire: (Orange, Bouygues-Colas, JCDecaux, Bolloré, Air France, Corsair, Lafarge-Holcim, Société Générale, BNP-Paribas, CMA CGM...), le train urbain d'Abidjan qui n'est pas souterrain (appelé abusivement "Métro") etc... Bref, l'acquisition des droits du terrain du 43eme Bataillon Français d'Infanterie de Marine d'Abidjan s'inscrit donc dans la même logique de promotion des intérêts français en Côte d'Ivoire. Cela ne devrait donc surprendre personne! Si la France via son ambassade écrit dans un communiqué de presse public qu'elle a acquis les droits du terrain qu'occupe le 43eme BIMA, il faut croire la France. Si la France dit que l'échangeur que la Coopération Japonaise devait construire à Port-Bouët ne se fera pas, il faut croire la France.
Rédigé par: Lago Tape   le: Mardi 14 Janvier 2020
Le communiqué de l'Ambassade de France que cite la lettre du continent (LDC) dit que la France a acquis les droits du terrain du 43e BIMA et que l'échangeur qui devait être construit en face par la Coopération Japonaise (JICA) ne le sera plus. Le ministre Bruno Nabagné Koné dit quoi ? Si le terrain du 43e BIMA (Bataillon Français d'Infanterie de Marine) n'a pas été vendu, a-t-il été loué aux français pour un bail d'une durée de 200 ans ou pour 1000 ans (ce qui de toutes les façons revient au même qu'une vente) ? ? ? Pourquoi est-ce que le communiqué de l'Ambassade de France parle de "droits acquis" ? En effet, le communiqué de l'Ambassade de France est clair et précis (rédigé en bon français), tandis que les déclarations du ministre Bruno Nabagné Koné sont floues. En effet, que dit le ministre Bruno Nabagné Koné et, comment explique-t-il ou justifie-t-il les "droits acquis" par la France sur le terrain du 43e BIMA, auquel le communiqué de l'Ambassade de France se réfère ?