Projet du 4eme pont : Le déguerpissement fait face à une résistance de certains riverains
lebanco.net - Publié le: 12-01-2020 - Mise-à-jour le: 12-01-2020 - Auteur: Jeremy Junior et Paul de Kouamé
Projet du 4eme pont : Le déguerpissement  fait face à une résistance de certains riverains
Les travaux de  construction du 4eme pont, devant relier la commune de Yopougon à celle du Plateau, pourraient connaitre des retards. Si certains habitants croient encore à un miracle de rupture du projet  afin de ne pas être déguerpis, d'autres crient plutôt à l'injustice, arguant qu'ils n'ont pas encore été indemnisés, c'est le cas de Mamadou Baillo Diallo, boutiquier à Boribana, que l'équipe de  Lebanco.net a rencontré lors d'une visite de terrain. Ce commerçant confie que la maison qu'il louait  et qui lui servait de boutique, a été démolie sans dédommagement. Alors qu'il aurait  été recensé à ce sujet. Il affirme également faire partie des rares locataires de la cour qu'il habite, à n'avoir pas perçu de dédommagement, bien qu'ayant  été recensé à ce niveau également.
 
Au nombre des personnes qui soutiennent n'avoir pas été dédommagées figure également Tiendrebeho Hamed, menuisier de profession, propriétaire d'une concession de 20 appartements  de 2 à 3 pièces. Il déclare n'avoir bénéficié  d'aucune mesure de compensation concernant sa maison  ,qui n'a pas encore été détruite. Ce pourquoi, il vit encore au quartier Boribana. Le menuisier est en attente des 15.000.000 Fcfa qui lui ont été promis au titre du dédommagement. Ce montant, à l'en croire « devrait aussi lui permettre de louer provisoirement un appartement, en attendant la construction de la maison à lui promise par les autorités ». Toutefois,  Hamed tient à préciser qu'au départ, «  il était question dans le contrat avec le Ptuac de leur faire louer une maison temporairement avant la construction des habitations devant accueillir définitivement les déguerpis » Aussi, ne veut -il nullement entendre parler de location provisoire de maison. Il dit attendre une seule chose : l'argent.
 
 Et ce qui semble l'irriter plus est que «  tous ses locataires ont perçu l'argent de leur dédommagement ». De plus, révèle -t-il  « mes deux voisins immédiats sont entrés en possession de leur argent, pendant que moi j'attends toujours ». Il se demande si cette situation n'est pas la conséquence de son refus de la maison temporaire qui lui a été proposée. Pour autant,  il garde l'espoir. Car  les responsables du Bnetd qui l'ont recensé ont promis de le dédommager à la fin de la première partie des travaux du pont.
 
D'autres raisons sont évoquées par les personnes qui n'ont pas encore quitté les lieux. Contrairement à  nos deux premiers interlocuteurs, Ousseni Natabo, propriétaire d'une cour de dix appartements, dit avoir reçu l'argent du dédommagement. Sauf que pour ce commerçant, qui gère une famille de près de 20 personnes, le plus important n'est pas l'argent du dédommagement. Il attend entrer en possession de la maison que les autorités ont promis de  construire pour les propriétaires de lots, avant de décamper. « Je ne peux loger près de 20 personnes dans une maison de trois pièces. Je pense que l'Etat aurait dû construire les maisons de recasement avant de commencer les travaux du pont.
 
Car c'est depuis 2016 que le recensement relatif à la construction du pont a été fait. Cela aurait évité tous les désagréments que l'on connait actuellement » estime t-il
Outre Boribana, des habitants du quartiers  Mossikro contestent le programme de déguerpissement mis en place.
 
 Des personnes à déguerpir rusent avec la loi
 
Non informés d'un site de recasement, des habitants de Mossikro exigent leur dédommagement. Ils s'insurgent  contre certaines autorités qu'ils accusent de vouloir les déguerpir sans leur dû, sous prétexte qu'ils sont installés illégalement dans des zones en proie à des glissements de terrain en saison pluvieuse.  Malgré une séance de sensibilisation en juin 2019, initiée par le ministre de l'hydraulique, Laurent Tchagba afin de rassurer les populations sur le paiement de leur indemnisation, des voix de contestations font encore des échos. « Nous attendons toujours notre argent.
Nous ne savons même pas quand nous l'aurons », martèle dans une colère Soumahoro Kader, propriétaire de cours à Mossikro. Comme  M. Soumahoro, un locataire répondant au nom de Koré Mathurin indique que le fait de partir n'est pas un problème, mais c'est le dédommagement qui inquiète, « Ils se fait à  la tête du client. J'ai reçu 180.000 Fcfa alors que d'autres locataires ont reçu 200.000 et certains 250.000 Fcfa », se plaint Mathurin.
 
Cap est mis sur la mairie technique pour rencontrer des personnes ressources  impliquées dans ce processus d'indemnisation. Notre interlocuteur à rencontrer est absent. 
Mais, un autre bienfaiteur a bien voulu nous donner certaines informations sous couvert de l'anonymat. « Mon vieux, il ya un peu de mauvaise foi dans l'affaire. Il ya certains qui ont reçu l'argent, mais qui sont encore là. Il ya même des locataires, sous prétexte d'être déguerpis refusaient de payer leur loyer. Le Ptua a fait les portes à porte pour voir ceux qui n'ont pas été indemnisés  L'affaire est bizarre », nous dit-il.
 
Joint au téléphone, la cellule du Projet de transport urbain d'Abidjan explique que le départ a été négocié en s'accordant sur un montant. Au dire Coulibaly salimata Tchébala coordonnatrice adjointe du Ptua, près de 13000 familles sont impactés le projet.
 
Ce sont pour la plupart des propriétaires de bâtisse non résidents, les propriétaires bâtisses résidents, les locataires, les propriétaires des d'activités commerciales.  « Depuis septembre 2018 les habitants de Boribana  ont commencé à être indemnisés et 402 personnes sont impactées », dit-elle.
Ajoutant que la plupart des personnes dont les maisons ont été détruites ont déjà reçu leur indemnisation. Mais, selon elle, quatre à cinq familles n'ont pas voulu adhéré à ces mesures et ont souhaité ester en justice.
 
Au quartier Doukouré de Yopougon, les habitants, réticents au départ, ne s'opposent plus  aujourd'hui à la mesure. Pour eux, une infrastructure routière est réalisée pour le bien de la population, a expliqué M.Diomandé, responsable des déguerpis de ce quartier. La plupart des locataires ont pu se recaser avec leur indemnité. Les propriétaires non résidents ont reçu leur cagnotte, tout comme les propriétaires résidents qui n'ont pas pris l'option d'être relogés par l'Etat sur les sites prévus à cet effet.
 
Il faut dire que pour les propriétaires résidents, l'Etat a décidé de les reloger, selon le Ptua. Donc 5 sites de 68ha ( 2 à Songon et 3 à Anyama) seront aménagés pour la construction des maisons devant accueillir ces familles. Les propriétaires non résidents ont eux reçu leur argent en numéraire.
 
La réalisation du projet du 4 e pont devrait permettre d'avoir  une chaussée 2×3 voies y compris la réalisation des ouvrages de redressement (échangeurs) au croisement avec les voies principales existantes du côté de Yopougon sur une longueur de 4,025 km. Ainsi que la construction de  trois échangeurs sur les voies principales franchies par le projet à Yopougon.Un pont de 1,4km de long sera réalisé sur la Baie du Banco avec  trois échangeurs à la traversée du boulevard de la paix.
En outre un autre  tronçon de deux fois une voie sera aménagé pour une voie express réservée à un bus électrique, qui partira de Songon à Bingerville.
 
Jeremy Junior et Paul de Kouamé
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 13 Janvier 2020
"Mamadou moussa" il faut retourner à l'école (si tu y es déjà allé une fois)
Rédigé par: Mamadou moussa   le: Dimanche 12 Janvier 2020
Je demande à nos dirigeants Avent de demoi un quartier ils dédommage les habitants Ils mettre une politique en place pour que locateur gagne leurs droit La plus par de propiteur maison n'est dit pas la vérité loué