Inondation à Grand-Bassam : 38,42 milliards Fcfa pour l'ouverture de l'embouchure du fleuve Comoé
lebanco.net - Publié le: 11-11-2019 - Mise-à-jour le: 11-11-2019 - Auteur: Issouf Kamagaté
Inondation à Grand-Bassam : 38,42 milliards Fcfa pour l'ouverture de l'embouchure du fleuve Comoé
Dans le cadre de la deuxième tranche du Projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody et de la lagune Ebrié (Pabc), le gouvernement procédera au lancement des travaux de l'ouverture de l'embouchure du fleuve Comoé à Grand-Bassam.
 
D'un coût global de 38,42 milliards Fcfa, l'ouvrage sera financé par la Banque arabe pour le développement Economique en Afrique (Badea), le Fonds Opec pour le développement durable (Ofid) et l'Etat de Côte d'Ivoire. Les études et le contrôle afférents sont 100% financés par l'Etat de Cote d'Ivoire dans le cadre du Pabc.  
Pour les travaux d'ouverture de l'embouchure, l'on assistera à des terrassements et des dragages, la mise en place de géotextile et la réalisation d'ouvrages de protection de l'embouchure. « L'ouverture du canal de Vridi dans les années 50 a renforcé la connexion du fleuve avec le système lagunaire conduisant progressivement à dévier le flot de la Comoé vers la lagune Ébrié. L'exutoire naturel se trouve aujourd'hui bouché par une importante quantité de sédiments charriée le long du littoral », explique le ministère de l'Environnement. 
Pour le ministère, le rétablissement de l'exutoire naturel du fleuve Comoé en mer est la solution qui limitera les risques de crue et permettra d'améliorer la qualité des ressources écologiques. Mais, l'embouchure s'est refermée, après plusieurs tentatives.
Les travaux d'ouverture de l'embouchure visent, entre autres, à améliorer le renouvellement des eaux de la lagune Ebrié en favorisant l'échange entre la mer et la lagune, mais aussi évacuer les eaux et les apports du Comoé vers la mer lors des crues.
Issouf Kamagaté
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 11 Novembre 2019
Et en même temps il faut boucher le canal de Vridi pour rétablir les courants qui, à l'origine, apportaient du sable sur la côte à Bassam et Port-Bouet. Les travaux pharaoniques annonces ne servent à rien, sinon à dépenser bêtement de l'argent (38 milliards, ce n'est pas rien !). On ne peut pas avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre. Quant à la baie de Cocody, mieux vaut ne pas en parler, c'est un massacre écologique en perspective.