Présidentielle 2020 : Les 3 raisons pour lesquelles les jeunes pourraient bouder le scrutin
lebanco.net - Publié le: 21-10-2019 - Mise-à-jour le: 21-10-2019 - Auteur: Karine Koré
Présidentielle 2020 : Les 3 raisons pour lesquelles les jeunes pourraient bouder le scrutin
 A un an de la prochaine présidentielle, le scrutin pourrait être boudé par les jeunes, si rien n'est fait pour trouver des réponses aux raisons pour lesquelles ils sont portés à ne pas voter. De fait, selon une étude de la Commission électorale indépendante( Cei), les jeunes Ivoiriens sont enclins à s'abstenir de voter, bien qu'ils constituent plus de 40% de l'électorat. Et cela, pour au moins trois raisons.
D'un : le fait de ne pas avoir de pièce d'identité. L'étude parle d' « absence de documents requis ». Faute de pièces qui donnent droit au vote, ces jeunes « sans-papier », choisissent de se tenir loin des bureaux de vote.
De deux : les jeunes estiment qu'il ne sert à rien de voter quand les dirigeants sont « élus » depuis Paris ou que le scrutin est biaisé. Ou encore ne se reconnaissent pas dans ceux qui aspirent à les diriger. Ce que l'étude appelle « la perte de confiance dans le processus de désignation des représentants ».
De trois : les jeunes  redoutent les violences dont les élections sont généralement émaillées. Par crainte d'être pris à partie, ils ont tendance à rester chez au lieu de se déplacer dans les bureaux de vote.
Autant de raisons qui expliquent le taux parfois élevé de population de jeunes parmi les personnes s'étant abstenues d'aller voter. Et partant, dans le faible taux de participation. Il importe donc que des actions soient menées d'ici là par les acteurs politique et la société civile pour sensibiliser les jeunes à l'intérêt de prendre part à une élection, en particulier à la prochaine élection présidentielle de 2020.
Karine Koré.
 
Rédigé par: Tuo   le: Mardi 22 Octobre 2019
Mes frères tout ce que vous dites comme raisons pour les jeunes de se désintéresser de la politique peut s'entendre. Mais sachez que cette situation n'est pas propre à la Côte d'Ivoire ni à l'Afrique seulement, partout dans tous les pays du monde on constate la même chose. Je suis au Canada et les politiques d'ici se battent contre ce fléau. Et puis lorsque vous pensez qu'être jeune est une qualité je me demande si vous ne voyez pas le comportement des jeunes députés, des jeunes ministres et jeunes directeurs de grandes sociétés. Dites moi quelle est la différence de ces jeunes et ceux que vous appelez les vieux dans la pratique de leurs fonctions. Nommez moi un seul parmi ces jeunes qui fait la politique autrement que les vieux. On a vu sous différents régimes en Côte d'Ivoire le comportement de jeunes nommés ou élus ils sont même parfois pire que ce que vous qualifiez de vieux. Parmi les jeunes députés passés ou actuellement à l'assemblée nationale qui a proposé un seul projet de loi progressiste même le cumule des postes ne les dérange pas. Regardez celui parmi eux qui a occupé les postes politiques des plus importants du pays pour ne pas le nommer regardez comment il se comporte aujourd'hui. C'est cela la politique des jeunes? Vous voulez simplement un changement de personnes et non un changement de système.
Rédigé par: L'Auteur   le: Mardi 22 Octobre 2019
Les jeunes redoutent les violences dont les élections sont généralement émaillées. Par crainte d'être pris à partie, ils ont tendance à rester chez au lieu de se déplacer dans les bureaux de vote.
Rédigé par: L'Auteur   le: Mardi 22 Octobre 2019
Les jeunes estiment qu'il ne sert à rien de voter quand les dirigeants sont « élus » depuis Paris ou que le scrutin est biaisé
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 22 Octobre 2019
L'analyse est pertinente mais au total les jeunes ont plus de 1000 raisons de s'abstenir de voter. Avant tout(pour ceux qui suivent l'actualité politique), le "microcosme" politique est extrêmement décevant (en particulier les retournements de veste "alimentaires" des élus, perçus comme des trahisons), et ensuite, les jeunes ne s'intéressent pas à des septuagénaires et octogénaires. Tant que la politique restera une affaire de vieux et de malhonnêtes, les jeunes s'en détourneront. Le double langage cher à nos politiciens ne passe plus : le discours sur "le transfert du pouvoir à une nouvelle génération" n'est vu que comme une tromperie de plus. La jeunesse traite la "classe" politique avec le même dédain qu'elle-même la considère. Elle en a assez de se faire rouler dans la farine. Quant au manouvres clientélistes envers la jeunesse (qui s'étalent complaisamment ici), elles sont souvent perçues comme du "foutage de gueule".