Le vice-Président Duncan annonce aux Bassamois le démarrage immédiat des grands travaux de pompage des eaux et d'ouverture de l'embouchure
sercom - Publié le: 20-10-2019 - Mise-à-jour le: 21-10-2019 - Auteur: sercom
Le vice-Président Duncan annonce aux Bassamois le démarrage immédiat des grands travaux de pompage des eaux et d'ouverture de l'embouchure
Le Vice-Président de la République, Daniel Kablan Duncan, était ce samedi, 19 octobre 2019, à Grand-Bassam où il est allé apporter davantage de réconfort aux populations victimes des graves inondations, et annoncé, au nom du Président de la République, le pompage immédiat des eaux vers la mer et, surtout, le démarrage, dans quelques semaines, des travaux d'ouverture de l'embouchure de Grand-Bassam.
 
Partout où il est passé à la rencontre des populations affligées, le langage était le même : d'une part, apporter sa compassion et sa solidarité ainsi que celles du Président de la République et du Premier ministre, tous deux en mission à l'étranger, à toutes les populations ivoiriennes victimes des dernières pluies diluviennes, et en particulier celles de Grand-Bassam et des régions du Sud-Comoé et de la Mé ; d'autre part, annoncer le déploiement, dans l'immédiat, de pompes de grande capacité à Grand-Bassam pour tirer les eaux des différentes zones inondées pour les rejeter à la mer, et le démarrage, plus tôt que prévu, des travaux d'ouverture de l'embouchure de Grand-Bassam, en principe prévus pour début 2020.
 
Deux nouvelles bien accueillies par les populations de Grand-Bassam que le vice-Président de la République a pu visiter dans leur détresse, partant des quartiers Odoss et Petit Paris où les deux écoles primaires sont totalement coupées des élèves, jusqu'aux quartiers France, Phare et Mossou où une partie de la résidence du roi des Abouré Ehê, Sa Majesté Nanan Kanga Assoumou, est sous les eaux. 
 
Les pieds dans l'eau, le vice-Président de la République, accompagné des ministres Eugène AKA Aouélé de la Santé et de l'Hygiène publique, et Vagondo Diomandé de la Sécurité et de la protection civile, ainsi que des autorités politiques et administratives de Grand-Bassam, a parcouru l'ensemble des habitats et endroits de la ville totalement inondés ainsi que les  sites de relocalisation d'urgence des sinistrés dont le nombre est aujourd'hui porté à plus de 1100 personnes.
 
Le vice-Président Duncan a pu aussi voir plusieurs sinistrés ayant recours à des embarcations de fortune qu'ils pagaient dans les rues totalement inondées, pour tenter tant bien que mal de sauver ce qu'il reste de leurs résidences encore sous les eaux.
 
Profondément attristé par ces images difficilement supportables, le vice-Président de la République a confié à ses hôtes à chaque étape de sa visite, que de sa mémoire de Bassamois, de telles inondations avec autant de dégâts remontent au début des années 1950.
 
A la paroisse Cour Immaculé de Marie impérial, l'un des trois sites d'hébergement de secours des familles sinistrées, où il a été accueilli par le père curé Kassi Brou Daniel, le vice-Président a félicité l'ensemble du Conseil paroissial pour avoir mis à disposition une partie de leurs locaux pour la bonne cause.
 
La tournée du vice-Président dans les eaux de Grand-Bassam l'a aussi conduit au Palais du royaume des N'Zima Kotoko où, en présence du roi, Sa Majesté Awoulae Tanoe Désiré, il a pu exprimer sa solidarité avec le peuple Nzima qui a dû reprogrammer les festivités publiques de l'Abissa 2019 à une  date ultérieure. Avant cette étape, le vice-Président avait pu échanger avec la notabilité de Petit-Paris qui n'a pu cacher son soulagement face aux mesures annoncées.
 
La visite du vice-Président de la République s'est achevée au quartier Phare, et plus précisément à la Place du Phare qui accueille, sous des tentes dressées à cet effet, le plus grand nombre de sinistrées des inondations.
 
Ici, en plus des mesures prises par le Gouvernement en vue de  venir à bout des inondations, il a été annoncé au bénéfice de l'ensemble des populations sinistrées et déplacées de Grand-Bassam, d'importants de vivres et de biens divers de première nécessité mettant l'accent sur la santé ; ce sont notamment des toilettes mobiles des gazinières, des bonbonnes de gaz, des matelas, des bottes, etc. Des dons en nature du vice-Président de la République, par ailleurs député élu de Grand-Bassam, à titre personnel, et du Gouvernement, qui se sont élevés à 38 millions de Fcfa. De la part de l'Office national de la Protection civile (ONPC), dont le directeur général, le général Fiacre Kili, était aussi présent sur les lieux, il a été annoncé un don de bien divers d'un montant total de 15 millions de Fcfa.
 
Toute cette mobilisation vient en plus de ce qui avait été déjà fait pour ces populations par les ministères en charge de la Solidarité et de la Santé dès les premières des inondations dans le Sud-Comoé qui, faut-il le déplorer, ont fait un mort à Ayamé ; un jeune homme emporté par les eaux.
 
Notons aussi que l'Institut national de l'Hygiène publique (INHP), également représenté par son directeur général au cours de cette visite, a annoncé la distribution de moustiquaires sur l'ensemble des sites concernés par le sinistre.
 
Le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, Dr AKA Aouélé, intervenant à la Place du Phare, s'est pour sa part appesanti sur les risques d'épidémies qui pourraient apparaitre à la longue ; des risques pour lesquelles il a appelé tous à la vigilance et dit avoir mis en alerte ses différents services à cet effet.
 
 
SERCOM
 
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 22 Octobre 2019
L'une des solutions les plus durables et les moins coûteuses consisterait à reconstituer les mangroves détruites par les humains. Mais la mangrove est un milieu considéré comme inhospitalier, dangereux, inutile et même nuisible. Pourtant elle a une multitude de vertus, non seulement elle protège contre les assauts de l'océan, mais en fixant les sédiments entre les racines des palétuviers, elle permet de gagner (gratuitement) de l'espace sur la mer, et surtout, elle sert de nurserie aux poissons et crustacés et garantit donc des pêches abondantes. C'est facile à faire, car les palétuviers sont des arbres "vivipares", à savoir qu'ils produisent directement des plantules qu'il suffit de ramasser et de ficher dans le sable ou la vase, et la croissance est relativement rapide. Mais au lieu de cela (qui aurait pu être fait à Grand Lahou), on préférera projeter des ouvrages et travaux aussi pharaoniques qu'inutiles, voire contre-productifs, et de quémander des milliards pour cela, qui, si c'est fait, ne le sera que lorsque les dégâts seront trop graves et irréversibles comme c'est le cas à Grand Lahou.
Rédigé par: Lago Tape   le: Mardi 22 Octobre 2019
Toutes les mesures que Kablan-Duncan a annoncées, ce sont des solutions à court-terme et de courte durée, contre les inondations causées par les récentes pluies diluviennes. Par contre, le VP Kablan-Duncan a été muet sur les solutions du gouvernement contre le changement climatique et la très forte érosion côtière qui touche plus particulièrement toute la zone côtière. Installer des pompes après les inondations c'est bien, mais c'est insuffisant car il y aura encore d'autres inondations et l'Atlantique avance sur la côte. En effet, les inondations sont devenues récurrentes. Quelle est la solution à long-terme du gouvernement pour restaurer la mangrove pour que Grand-Bassam, Jacqueville, Grand-Lahou . ne disparaissent pas ? Avec le manque de vision de nos responsables politiques, ce n'est pas demain que Grand-Bassam deviendra comme Amsterdam, avec des canaux et des digues. Bref! Le gouvernement est passif, sans aucun plan d'anticipation des inondations. Juste quelques pompes qui viendront après les inondations, on ne sait trop quand!
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 21 Octobre 2019
Attention à votre penchant pour le griotisme et votre tendance à prendre pour argent comptant les promesses et annonces tapageuses des politiques. Vous titrez "... Duncan annonce aux Bassamois le démarrage immédiat des grands (...) d'ouverture de l'embouchure" alors que l'article dit exactement, dès son 1er paragraphe : "Daniel Kablan Duncan (...) est allé (...) annoncé (sic), au nom du Président de la République, (...) le démarrage, dans quelques semaines, des travaux d'ouverture de l'embouchure de Grand-Bassam". Entre "immédiat" et "dans quelques semaines" (surtout quand on ne sait pas combien font "quelques", il y a une différence énorme, potentiellement infinie ! Vous avez trop tendance à mettre dans la bouche des politiques les paroles que vous aimeriez entendre et qui vous feraient plaisir, et prendre ainsi vos désirs pour des réalités. Comme les problèmes de Lahou Kpanda, englouti dans les eaux depuis quelques années, les problèmes de Bassam sont connus depuis plusieurs décennies et rien de concret n'a été fait. Une fois les eaux retirées, on imagine plus concrètement et vraisemblablement que rien de plus ne sera fait. On en est encore à quémander des fonds auprès de la BM (projet "WACA"), qui vont s'évanouir dans des réunions, séminaires et conclaves en pure perte alors que sur le terrain, les gens souffrent et n'ont pas de solution réelle. Voilà un bel exemple de "l'immergence" à la sauce RHDP-RDR. Maintenant qu'on a évincé le maire PDCI, on a ce qu'on voulait, et le reste ne compte plus.