Côte d'Ivoire/ Climat : Ces gros désagréments que cause la pluie aux populations
lebanco.net - Publié le: 12-10-2019 - Mise-à-jour le: 12-10-2019 - Auteur: Issouf Kamagaté
Côte d'Ivoire/ Climat : Ces gros désagréments que cause la pluie aux populations
Depuis la semaine dernière, de fortes pluies s'abattent sur Abidjan et les autres  villes de l'intérieur du pays.
Si, selon le calendrier, cette période correspond à la  petite saison, on pourrait penser qu'on est plutôt en plein dans la grande saison, eu égard au volume de pluie qui  tombe. Si bien que dans la journée de ce vendredi 11 octobre,  la Société d'exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (Sodexam) a, annoncé que l'ensemble du pays enregistrera des pluies fortes avec orage, du 11 au 13 octobre. La note va plus loin en citant des régions (le Gontougo, le Boukani, l'Indenié, le Sud Comoé, le Tonkpki, le N'Zi et le district d'Abidjan) qui « pourraient enregistrer d'importantes quantités de pluies et qui pourraient causer des dégâts ».
Déjà, le quartier de Gesco et la localité d'Ayamé ont fait les frais de ces fortes pluies la semaine dernière, lesquelles ont fait un mort et 3 portés disparus. Ce vendredi 11 octobre, de nombreux Ivoiriens ont préféré rester chez eux, à cause de la pluie. Si se couvrir avec un imperméable ou un parapluie semble être une alternative, c'est tout le contraire pour la circulation. Car, les voies sont inondées d'eau, ce qui complique la circulation, surtout pour les piétons.
Ceux-ci semblent aussi être confrontés à la boue dans les quartiers. Par exemple, à la gare des wôrô wôrô( taxi communal) au carrefour dit « nouveau goudron », l'espace présentait, ce vendredi, un décor boueux et pâteux.  « C'est dégueulasse cette boue », a lancé un passager de wôrô-wôrô après avoir été éclaboussé par un mini car. Les clients, quant à eux, sont contraints de traverser cette pour emprunter le taxi. Les plus chanceux contournent l'espace en passant sur le bitume pour être à un endroit plus facilement accessible.
Cette situation cause d'énormes désagréments  à ceux qui  vont quotidiennement au travail. Car, les semelles des chaussures sont badigeonnées de boue et parfois les pantalons sont tachetés de terre rouge. Sans oublier le risque de chute du aux voies devenues glissantes. « J'ai failli me blesser un matin en descendant du wôrô-wôrô. Je dois mon salut à un autre véhicule sur lequel  j'ai pu prendre appui », raconte Désiré Yapi, un fonctionnaire.
Dans cette saison des pluies, il y a des quartiers qui sont inaccessibles. A Yopougon, au quartier Selmer Extension, à quelques encablures de la mosquée, une rivière artificielle s'est créée, du fait des emprises bouchées. De cette eau se dégage une odeur nauséabonde. Ce qui  laisse croire que certaines personnes ouvrent leurs fosses septiques pour laisser leur contenu se mêler trompeusement à l'eau de ruissèlement de la pluie.
Issouf Kamagaté
Rédigé par: Victor Nelson   le: Dimanche 13 Octobre 2019
Le vrai problème c'est les constructions sans aucune étude sérieuse des sol et terrain puis des canalisations approximatives: les pluies ne devraient pas constituer un problème si tout se faisait correctement... Il y a trop de choses à rectifier ou carrément à faire chez nous !
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Dimanche 13 Octobre 2019
Quand on aura fini de construire un peu partout, un peu n'importe quoi, un peu n'importe comment, tout ça en dépit du bon sens et en ignorant délibérément les chemins d'écoulement naturel des eaux, peut-être qu'on aura aussi fini de pleurnicher à chaque averse. C'est toujours la même chose en Côte d'Ivoire, on fait n'importe quoi et comme ça ne va pas, on met tout ça sur le dos du colonisateur et c'est toujours l'Etat qui doit intervenir, toujours dans le même sens, c'est à dire en donnant de l'argent. Prenez vos responsabilités !!!
Rédigé par: Lago Tape   le: Samedi 12 Octobre 2019
Cela montre bien qu'il faut que la Cote d'Ivoire se dote d'un plan anti-inondations. Les pluies diluviennes sont de plus en plus imprévisibles et elles surviennent maintenant en dehors même de la saison des pluies. En effet, pourquoi attendre d'abord que le désastre survienne avant que nos Autorités ne réagissent ? Et ensuite, envoyer la ministre de la solidarité aller dire "yako" (au nom du gouvernement) aux familles qui ont des morts à chaque pluie diluvienne ?