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Politique

Pauvreté : Un expert de la banque mondiale s’inquiète pour l’Afrique dans 10 ans

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Albert Zeufack – Economiste à la Banque Mondiale

L’Economiste en chef pour la Région Afrique de la Banque mondiale, Albert Zeufack, a présenté mercredi 9 octobre, à Washington, DC , la 20eédition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel de la Banque mondiale, consacré à la conjoncture économique africaine.
 
Dans ce rapport, l’accent est mis sur les actions visant à lutter contre la pauvreté. Car, si l’on n’y prend garde, l’extrême pauvreté va devenir un phénomène presque exclusivement africain à l’horizon 2030, par faute d’initiatives d’envergure pour créer des débouchés économiques et atténuer les risques pour les pauvres, explique le rapport. Qui relève par ailleurs qu’en 2015, 4 Africains sur 10, soit plus de 416 millions d’individus, survivaient avec moins de 1,90 dollar par jour.  
Pour Albert Zeufack, « la lutte contre la pauvreté doit donner aux pauvres les moyens d’agir et s’attacher à accélérer la transition démographique et la baisse des taux de fécondité, à mieux tirer parti du système alimentaire en valorisant l'agriculture et en développant les activités rurales non agricoles, à s’atteler aux facteurs de risque et de conflit et, enfin, à augmenter et optimiser l’allocation de fonds publics pour améliorer le quotidien des plus vulnérables »
Pour la réduction de la pauvreté en Afrique, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Hafez Ghanem préconise également l’inclusion des femmes. Pour lui, c’est un  élément clé pour stimuler la croissance. « Les décideurs africains sont confrontés à un choix crucial : poursuivre les politiques actuelles ou prendre des mesures volontaristes pour favoriser une économie plus inclusive », dit-il.
 
Par ailleurs le rapport note également que  la performance économique de l’Afrique subsaharienne est restée morose, entravée par l’incertitude persistante de l’économie mondiale et la lenteur des réformes visant à renforcer la résilience des pays. « La croissance régionale devrait atteindre 2,6 % en 2019 (0,2 point de moins  que les prévisions d’avril) contre 2,5 % en 2018. Du côté de la demande, le PIB réel s’est affaibli en raison du ralentissement de la formation brute de capital fixe et des exportations nettes, reflétant ainsi la morosité des investisseurs dans un contexte d’incertitude politique mondiale », souligne l’Economiste en Chef de la Banque mondiale pour la région Afrique.
 
Issouf Kamagaté 
 

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