Kenya : l'Église catholique refuse l'argent des politiciens
BBC - Publié le: 07-10-2019 - Mise-à-jour le: 07-10-2019 - Auteur: BBC
Kenya : l'Église catholique refuse l'argent des politiciens
Les responsables du clergé catholique déclarent qu'ils ne recevront que les dons sans numéraire. Et tous les dons de plus de cinq cents dollars doivent être accompagnés d'une lettre du donateur. 
Les évêques kényans ont lancé l'opération "Briser les chaînes de la corruption".
Ils annoncent que des bureaux anticorruption seront mis en place dans les églises pour permettre aux fidèles de dénoncer des cas de corruption.
 
 
Certains individus canalisent de plus en plus leurs richesses mal acquises vers les organisations religieuses, les églises notamment, selon le journal kényan "The Standard", qui cite la commission nationale anticorruption du pays.
Cette commission s'est réjouie des mesures prises par les évêques catholiques contre la corruption.
"La décision de l'Église catholique d'inciter ses fidèles à soutenir fermement la lutte contre la corruption en interdisant tous les dons sans traçabilité est bienvenue", a déclaré Twalib Mbarak, le chef de la commission nationale anticorruption.
 
 
"Nos églises ne seront pas utilisées comme des plateformes politiques ou pour d'autres motifs que le culte de Dieu", a déclaré l'évêque Philip Anyolo, cité par le site d'information "Sunday Nation".
Selon un autre journal en ligne, "Nairobi News", l'Église anglicane du Kenya, par l'intermédiaire de son archevêque Jackson Ole Sapit, a interdit en juin les dons venant des politiciens.
 
 
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Lundi 7 Octobre 2019
Pendant qu'on y est, ce n'est pas du tout le rôle de l'Etat Ivoirien de financer le jeûne du Ramadan à l'heure où des villes et des villages n'ont même pas de l'eau potable, des maternités et des dispensaires et manquent de l'essentiel. Jeûner relève (en principe) de la vie privée. L'état/la Première Dame en utilisant l'argent public pour financer cela agit dans un but clientéliste, en vue d'acheter des consciences qui lui seront redevables. Cela n'est pas acceptable dans une période ou il y a d'autres urgences. C'est une manoeuvre politique, une violation de la laïcité. La religion du citoyen relève encore une fois de sa vie privée, ainsi que jeûner ou bien son pèlerinage vers un lieu saint. Sur cette lancée, posons nous ouvertement la question : que fera l'Etat si les Harristes, les adeptes du christianisme céleste, les pentecôtistes, les assemblées de Dieu, les zoroastriens, les adeptes de la scientologie et autres raëliens demandaient demain le même traitement pour leurs jeûnes et pèlerinages ? Il ne faut pas commencer ce qu'on ne peut pas terminer et L'Etat devrait se concentrer sur les besoins les plus urgents du pays. Il faut arrêter ces distributions de sucre, de lait et de sacs de riz dans nos mosquées pendant le carême musulman et cela, avec l'argent de l'Etat. On retrouve souvent ces denrées en vente sur les marchés. Ceux qui disent d'arrêter ne sont pas contre la communauté musulmane encore moins contre nos parents musulmans. Je suis issu d'une famille dans laquelle il y a des musulmane et il y a aussi des chrétiens ... On nous répond souvent que c'est Houphouët-Boigny qui avait initié ce genre de pratiques. Nous disons ici que nous ne sommes pas obligés de continuer. L'Eglise catholique du Kenya montre le bon exemple à suivre pour toutes les religions...
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 7 Octobre 2019
Les avantages et les bienfaits de la liberté (de conscience) des imams, des pasteurs et des prêtres sont incommensurables: Le prêtre, le pasteur et l'imam doivent élever la voix pour nous indiquer la bonne direction afin que la morale, la fraternité humaine, la tolérance, la solidarité nationale ainsi que le bien commun soient le ciment de la vie nationale dans nos pays d'Afrique. Tout manquement à ces devoirs affaiblissent durablement la communauté nationale et poussent le pays vers les bords du précipice, (c'est notre avis). Car en définitif, si les (mauvaises) paroles prononcées (par des religieux) sont coupables, le silence des religieux est plus grave encore, devant une tragédie humaine. C'est pourquoi (en principe), les religieux ne devraient plus accepter les grands et petits cadeaux du pouvoir politique. Et (bien-entendu) refuser les prises en charge par l'Etat du jeûne du mois de Ramadan et aussi des pèlerinages à la Mecque, à Médine, à Rome, à Lourdes, Jérusalem ou à Fatima. L'Eglise du Kenya montre le bon exemple (religieux) à suivre!