IBK sur la mort des militaires à Boulkessi : « Ils ont été braves jusqu'à la témérité »
L'Observatoire - Publié le: 07-10-2019 - Mise-à-jour le: 07-10-2019 - Auteur: Ousmane MORBA
IBK sur la mort des militaires à Boulkessi : « Ils ont été braves jusqu'à la témérité »
Saluant la bravoure et le courage des éléments des Forces Armées du Mali, tombés dans l'attaque terroriste contre leur camp à Boulkessy, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita a déclaré : « . Que nul ne pense que nos éléments n'ont pas été braves. Ils ont été braves jusqu'à la témérité ». C'était lors de sa rencontre avec les partis politiques signataires de l'accord politique de gouvernance, le samedi dernier à Koulouba.
« Nous sommes en guerre. Je l'ai dit, nous sommes en guerre. Ça veut dire que ce qui s'est passé à Boulkessi pourrait malheureusement survenir encore. J'attends, aujourd'hui, du Gouvernement d'être vigilant, d'anticipatif », a, d'entrée de jeu, exhorté le Président IBK , qui interroge : ''Est-ce que l'on peut penser sérieusement et honnêtement que nous avons d'autres urgences aujourd'hui que celles-là?''
 
Sur cette attaque meurtrière survenue dans le camp militaire de Boulkessi, IBK estime que la responsabilité est partagée. ''Nous avons tous été concernés'', a-t-il dit.
Par contre, le Chef de l'Etat reconnait que ''Boulkessi était l'un de nos points les mieux protégés. Nous avions tenu, en raison de la fragilité du secteur et de la récurrence des attaques que le camp avait subies, à le renforcer singulièrement. Et cela avait été un engagement réel et exécuté''.
''Nous en tirerons toutes les conséquences'' 
Le Président Kéita a indiqué que quand les gens arrivent dans les opérations complexes, avec l'armement qu'ils ont acquis ailleurs, généralement des armes lourdes, à viser ce camp-là, à le pilonner, on peut penser, on peut comprendre l'émoi que cela peut soulever au niveau des jeunes militaires, et l'effroi. « Mais nous en tirerons toutes les conséquences », a-t-il averti.
Pour le Président IBK nous avons affaire à des gens qui n'ont pas nos valeurs, nous avons affaire à un moment de règne de l'obscur, où la mort est devenue l'objectif, la mort est recherchée, la mort est le but, à partir de cela, nos moyens deviennent limités.
Devant se rendre à Genève en vue de discuter de la question du Coton et plus tard à Lyon pour la question du Fonds mondial pour la Santé, le Président IBK a dû annulé son voyage pour être auprès des familles, auprès de l'armée malienne, en cette période difficile. De même pour le chef du gouvernement qui devait se rendre à Boulkessi mais qui l'a finalement différé sur la demande du Président de la République.
Déterminé à mettre les Forces Armées du Mali dans les meilleures conditions de lutte contre les terroristes, le Chef Suprême des Armées a indiqué que les conséquences de cette tuerie seront tirées et les moyens seront renforcés.
« Nous renforcerons ce qui doit être renforcé mais que nul ne pense que nos éléments n'ont pas été braves. Ils ont été braves jusqu'à la témérité. Beaucoup sont morts les armes à la main », reconnait-il.
Et le Président IBK d'ajouter que ce qui se passe dans notre pays est l'une des conséquences de cette affaire de la Libye qui a ouvert la boîte de Pandore.
« La Libye dont le sud est devenu un marché à ciel ouvert, dont les armes de tous calibres qui s'exposent à tout sauf Galea et aussi en dépit du nombre de victimes et du choc que cette affaire a causé à nos opinions nationales », croit savoir le Président IBK qui estime que les Forces Armées au plan national, au plan du G5 Sahel, au plan de Barkhane, vont prospérer.
Face à cette situation, selon IBK, notre nation a, plus que jamais besoin de solidarité, de se resserrer. Elle n'a pas besoin d'élucubration des nostalgiques du putsch.
« Aucun putsch ne prévaudra au Mali, qu'on se le dise. Et je crois que cela n'est pas du tout à l'ordre du jour et nous ne saurons nous inquiéter. Mais je tiens à dire combien cela est absolument ignominieux, indécent dans les temps où nous sommes», a conclu le Président IBK devant les responsables des partis politiques, EPM, COFOP, ARP.
Ousmane MORBA
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Lundi 7 Octobre 2019
Nos armées africaines sont des armées de pacotille et ce n'est pas un beau défilé militaire (avec l'artillerie rutilante), le jour de l'indépendance qui va changer cela. « Depuis des années, les rares armées opérationnelles du continent ont été entraînées et équipées pour participer à des opérations (de maintien de la paix des Nations Unies), mais elles sont incapables de mener une guerre offensive. Si nous, occidentaux ne prenons pas les choses en main - ce qui en l'état n'est ni envisageable, ni souhaitable - il ne se passera rien ». Le général Carter F Ham, patron d'Africom (commandement américain en Afrique), s'exprimait ainsi lors d'une interview accordé le 3 Décembre 2012 au Homeland Security Policy Institute (un Think-Thank bien connu de Washington, DC), pour faire savoir son scepticisme sur les capacités d'une force conjointe africaine "G5 Sahel" à mener une opération militaire victorieuse au Nord-Mali. Les événements ont donné raison à ce général américain. En effet, le G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad, Niger) est un échec. Ces cinq pays pauvres du Sahel sont confrontés à un défi redoutable : comment assurer à la fois leur développement durable et leur sécurité sur un territoire semi-désertique de 3 millions de km2 où les djihadistes ont tout loisir de se planquer et de mener divers trafics pour renflouer leurs caisses et s'armer ? La situation se détériore d'ailleurs de jour en jour et le G5 Sahel n'est toujours pas opérationnel en 2019. Si la riposte aux djihadistes devait être commune aux cinq pays du G5 Sahel, l'activation d'une force conjointe, avec l'appui de la France, manque toujours le nerf de la guerre ; l'argent. Les Européens pour qui « le Sahel reste une région stratégique pour leurs intérêts économiques et politiques », en sus de constituer « une menace potentielle pour leur propre sécurité, et une source de migration et de terrorisme », n'ont presque rien versé. C'est cela qui est paradoxal! Pauvre Sahel! Pauvre Afrique!
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 7 Octobre 2019
Nos militaires Maliens sont des soldats de parade, aussi remarquables les jours de défilé qu'inaptes sous le feu. D'ailleurs aucune armée de pays francophone d'Afrique n'est capable de défendre son propre territoire. Ce qui se passe au nord du Mali et au Burkina nous en donne la preuve tous les jours. Les djihadistes tuent en toute impunité les soldats Maliens et du Burkina comme des poulets. L'incapacité du "G5 Sahel" à faire quoi que ce soit en est aussi la preuve flagrante. Les armées africaines sont nulles. L'armée ivoirienne ne fait pas exception à ce triste constat. Les raisons de cet échec collectif ne tiennent évidemment pas à la qualité intrinsèque des hommes de troupe qui sont des braves, ni à la formation des officiers (tout au moins les officiers supérieurs), issus souvent des meilleures écoles en France, Grande Bretagne et Etats-Unis. Outre "la logistique et les moyens" adéquats, ce qui manque le plus à nos armées africaines sont "la motivation" et "le sens de la mission" qui leur est confiée. Se battre sans savoir pourquoi on se bat et avec l'impression constante de ne pas être respecté, ni soutenu par un pouvoir politique fort et, un leadership uni sont des handicaps rédhibitoires. Le manque de confiance entre pouvoirs et militaires est au paroxysme dans nos pays d'Afrique. Les militaires se méfient de l'État et l'État se méfie d'eux, au point qu'aujourd'hui encore certains chefs d'état-major, voire certains présidents africains, ne distribuent armes et cartouches qu'avec une extrême parcimonie, de peur qu'elles ne se retournent contre eux. Pauvre Mali, pauvre Burkina et pauvre Afrique!
Rédigé par: BI MICHEL   le: Lundi 7 Octobre 2019
courage à vous.