Côte d'Ivoire/ Agriculture : Seulement 3% des financements bancaires accordés aux acteurs de la filière engrais
lebanco.net - Publié le: 06-10-2019 - Mise-à-jour le: 06-10-2019 - Auteur: Issouf Kamagaté
Côte d'Ivoire/ Agriculture : Seulement 3% des financements bancaires accordés aux acteurs de la filière engrais
La chaîne de valeur des engrais ne se porte pas bien dans la zone Cedeao. Seulement 3% des prêts bancaires de la région sont destinés au secteur de l'agriculture, selon l'Association de professionnels de l'engrais en Afrique de l'ouest (Wafa en anglais). Et les taux d'intérêt des banques commerciales sont trop élevés par rapport aux autres types de financement de la zone avec son lot de lourdeur dans le processus d'aide  aux agriculteurs..
Réunis le lundi 30 septembre 2019, au siège de la Banque africaine de développement (Bad),  à Abidjan-Plateau,  pour le premier Forum ouest-africain sur le financement des engrais, les acteurs du secteur ont réaffirmé leur engagement  à soutenir  financièrement la chaîne de valeur des engrais afin d'améliorer la productivité agricole dans les pays membres de  la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest  (Cedeao).
A l'occasion de ce forum, organisé par la Bad, le Mécanisme africain de financement du développement des engrais (Affm) et la Wafa, plusieurs résolutions ont été adoptées. Etudier les besoins de financement de la chaîne de valeur des engrais et dégager les produits de financement adaptés ;  permettre à la Banque africaine de développement et au Mécanisme africain de financement du développement des engrais de présenter leurs produits aux acteurs de la filière, et mettre en relation les distributeurs du secteur privé avec la Banque et les autres institutions financières de la région.
Pour le ministre de la Promotion du riz, Touré Gaoussou, cette initiative de la Bad et du Mécanisme africain de financement des engrais est opportune. Car «elle nous rappelle qu'il est urgent de reconsidérer nos politiques et nos stratégies dans le domaine du financement des engrais», a-t-il fait remarquer.  A sa suite, Pierre Guislain, vice-président du secteur privé, des infrastructures et de l'industrialisation au sein de l'institution a déclaré à exhorter les partenaires financiers à soutenir le secteur de l'engrais. 
Issouf Kamagaté