Médias : Le ministre de la Communication dans les locaux du banco.net
lebanco.net - Publié le: 22-09-2019 - Mise-à-jour le: 22-09-2019 - Auteur: Jeremy Junior
Médias : Le ministre de la Communication dans les locaux du banco.net
Le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Touré, a rendu visite à la rédaction du site d'informations générales, lebanco.net, le jeudi 19 septembre 2019, dans leurs locaux, sis à Adjamé 80 logements, en face du groupe Fraternité Matin. 
Prenant la parole au nom du gérant empêché, le Directeur de publication, Assane Niada , a de prime abord, remercié le ministre et ses proches collaborateurs, pour avoir fait le déplacement dans nos locaux pour toucher du doigt la réalité des médias en ligne.
Cette visite, qui se situe dans le cadre d'une tournée que le ministre Sidi Touré a décidé d'effectuer dans les organes de presse, a été l'occasion d'échanger avec le personnel du banco.net. A l'occasion, le ministre a été largement informé sur le fonctionnement des médias en ligne et les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
A son tour, Sidi Touré a promis se pencher sur l'économie de la presse en ligne dans un cadre qu'il définira le moment venu. Avant de prendre congé de ses hôtes, le ministre a offert un ordinateur à la rédaction du banco.net.
Jeremy Junior
Rédigé par: Lago Tape   le: Dimanche 22 Septembre 2019
Si le banco.net se veut très professionnel, ce n'est pas le cas des autres médias en ligne de Côte d'Ivoire. Il n' y a pas que les problèmes de financement pour la presse en ligne. Il y a aussi le manque de professionnalisme. La plupart des médias en ligne ne respectent pas l'éthique et la déontologie. Il suffit de parcourir la presse en ligne pour s'en rendre compte: Il y a par exemple des articles de "Publi-reportage" sans aucune mention de cela, et qui sont présentés comme de l'information. (C'est une violation de l'article 7 du Code de déontologie). Il y a par exemple des articles en ligne sur les ("microbes"/enfants et adolescents en conflit avec la loi") qui nous montrent ces enfants/adolescents, sans que leurs noms n'aient été changés et à visage découvert. (Pourtant, selon l'article 15 de la charte ivoirienne des professionnels des médias pour la protection des droits de l'enfant, les professionnels des médias doivent changer le nom, mettre un bandeau ou un masque sur le visage de l'enfant/adolescent accusé ou coupable d'un crime, lorsque celui-ci est associé aux groupes armés). Un autre article en ligne évoque plus de 10 cas de viol au Tribunal de Man, avec la photo d'une jeune femme sans aucun lien apparent avec l'article et non masquée, (en violation de l'article 11 du Code de déontologie). Le 05 juillet 2018, un site en ligne a publié la photo d'un homme nu ayant une érection qui ne s'arrêtait pas, car souffrant du priapisme. Le hic est que le malade avait été filmé nu à son insu (avec son pénis en érection) aux urgences du CHU de Cocody et, la vidéo a été publié par ce media sans son consentement. (Cela est une violation de l'article 15 du Code déontologie). Bref, les exemples sont nombreux et il semblerait que la presse numérique n'est même pas au courant du Code d'Ethique et de Déontologie. Tout cela fait partie des problèmes de la presse en ligne en Côte d'Ivoire qui ne se limitent pas seulement aux problèmes de financement.