Cette rencontre a été rehaussée par la présence de plusieurs personnalités dont le ministre du Commerce et de l’Industrie, Diarrassouba Souleymane, le président du Conseil international du cacao (ICCO), Philipe Fontayne, le porte-parole des producteurs, importateurs et transformateurs du cacao, Régis Meritan et le représentant permanent de l’ICCO, Aly Touré.
Plus d’une cinquantaine de producteurs, importateurs et transformateurs de cacao, venus des quatre coins du monde, ont pris part à cette rencontre d’Abidjan, dans le but de définir des stratégies de sauvegarde de la filière café-cacao, et surtout de prendre des mesures idoines pour l’amélioration du prix de ces produits aux fins d’en faire tirer profit aux producteurs.
Face aux défis auxquels se trouve confrontée l’industrie cacaoyère à savoir, le changement climatique, la valorisation du cacao, la volatilité des coûts et la promotion des produits du cacao, le Vice-président a invité l’ensemble des producteurs, transformateurs et tous les intermédiaires de l’industrie mondiale du cacao, à tout mettre en œuvre afin que le cacao puisse produire des revenus rémunérateurs aux producteurs.
Il a insisté sur la nécessité pour les acteurs de l’industrie cacaoyère à rechercher et trouver des solutions et alternatives durables à la problématique de la volatilité des coûts du cacao.
« Car un juste prix est indispensable pour favoriser la consommation sans décourager les producteurs. Il ne fait aucun doute que les producteurs et les consommateurs sont liés dans un partenariat gagnant-gagnant pour assurer la viabilité et la durabilité de l’industrie cacaoyère », a-t-il fait savoir. Selon lui, la durabilité de l’industrie cacaoyère est liée à ce que toutes les parties prenantes dans la filière puissent en tirer un revenu décent.
Au nom du collège des producteurs de Côte d’Ivoire, le représentant permanent de l’ICCO, a tenu avant toute chose, à remercier le gouvernement pour les efforts consentis pour la délocalisation du siège de l’ICCO à Abidjan en 2017, ainsi que des personnalités présentes qui ont contribué à la signature de l’accord de siège.
Selon lui, sur 100 milliards de dollars que génère l’industrie du cacao seulement 5% reviennent aux producteurs. « C’est un scandale », s’insurge-t-il. Au niveau de l’ICCO, le plan stratégique quinquennal qui sera adopté au cours de cette session ou plus tard et d’autre part grâce à l’accord entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, « cette donne doit changer et elle changera », a-t-il promis.
JOB
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
Publié le :
9 novembre 2019Par:
Lago TapeA qui la faute (de ce scandale) ? est la vraie question qu'il faut se poser: La Côte d’Ivoire assure 40 % de l’approvisionnement mondial en cacao (fèves en vrac) mais ne reçoit que 5-7 % des gains générés par cette filière au niveau mondial, qui proviennent essentiellement de la transformation et de la distribution. Ainsi, bien que ce secteur emploie près d’un million de producteurs et fournit un revenu à 1/5 de la population ivoirienne, il n’a guère contribué à l’enrichissement du pays. On estime que 54,9 % des producteurs de cacao ivoiriens et leurs familles, vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté. Par ailleurs, ces deux dernières décennies ont été marquées par une prise de conscience écologique et sociale des consommateurs qui sont devenus plus exigeants, après que de nombreuses enquêtes aient montré le rôle néfaste de la production de cacao sur la déforestation et la présence d’enfants travaillant souvent dans des conditions de travail extrêmement pénibles dans les plantations de cacao.publicitéPLUS D'ARTICLES
-
Carnet de route. Abidjan - Ibadan - Abidjan en voiture : (2/2)- A La découvertes d’autres réalités
-
Et si on enseignait le vodun dans les écoles béninoises ?
-
Carnet de route. Abidjan - Ibadan - Abidjan en voiture : (1/2)- 1 200 kilomètres de fatigue et de contrastes
-
Côte d'Ivoire : le secteur agricole en pleine transformation depuis 2011
-
Côte d’Ivoire. Ouattara attend des ministres des résultats concrets pour 2026
-
"Bonne année" aux ministres sortants. Ils sont devenus accessibles
-
Côte d'Ivoire. Traditions : le jour où les génies se réunissent sur la Lagune Aby
-
Un matelas de 3 cm et un supplément à payer pour un Snickers: la vie de Maduro en prison
-
Côte d’Ivoire. Gouvernement, districts, Présidence : Ouattara met fin aux fonctions de tous les ministres
-
CAN 2025. Les Éléphants face aux Pharaons : vaincre le signe indien
-
Côte d’Ivoire. 277 doses de cocaïne saisies dans un village
-
Côte d’Ivoire : une nouvelle station de traitement renforce la desserte à San Pedro
-
CAN Maroc-2025 : La Côte d’Ivoire corrige le Burkina Faso
-
A-t-on oublié ce qui est arrivé à Saddam Hussein et Kadhafi ?
-
François Bikoro exige des technocrates pour le futur gouvernement de Paul Biya
-
Côte d’Ivoire. Lotissements anarchiques : bientôt la fin des régularisations
-
Kibarou. Quel grand désordre mondial !
-
Côte d’Ivoire. RHDP : du rififi entre des cadres du Bafing
-
Maduro exhibé sur les réseaux sociaux : la « mort » de l’ONU !
-
CAN 2025. Éléphants, attention au piège du « champion maudit »
-
Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro après des frappes américaines
-
Bénin - Égypte (8e de finale de CAN) : La grosse prime promise aux Guépards en cas de victoire
-
Côte d’Ivoire. 2 janvier : un air de ville morte (Alépé)
-
CAN 2025. A Marrakech, le ministre Adjé Silas Metch mobilise les supporters des Éléphants
-
Côte d’Ivoire. Fin d'année : Gaz lacrymogènes contre la guerre des pétards
-
Coup d'État en Guinée : Alpha Condé n'a pas pris au sérieux les avertissements du général Baldé
-
CAN 2025. Après la victoire des Eléphants, la joie des supporters
-
Côte d’Ivoire. Nouvel An : la victoire des Eléphants rend la fête plus explosive
-
CAN Maroc 2025. Les Éléphants attendent les Étalons en huitièmes de finale
-
Côte d’Ivoire. Vœux du nouvel an. « Nous poursuivrons les grands chantiers de modernisation » (Alassane Ouattara)
-







Publié le :
9 novembre 2019Par:
Diarrasse Napie