Cote d'Ivoire : la vérité sur l'affaire des 120 000 cfa exigés au concours des Eaux et Forêts
lebanco.net - Publié le: 04-09-2019 - Mise-à-jour le: 05-09-2019 - Auteur: Karine Koré
Cote d'Ivoire : la vérité sur l'affaire des  120 000 cfa  exigés au concours  des Eaux et Forêts
L'Etat de Côte d'Ivoire entend se donner les moyens de lutter efficacement contre la déforestation et le braconnage. Et cela, conformément aux engagements qu'il a pris de traduire en acte les objectifs du développement durable, notamment en ce qui concerne la préservation de faune et de la flore.
C'est dans ce cadre qu'est organisé un concours pour recruter des éléments qui constitueront une Unité spéciale dans la corporation des agents des Eaux et forêts. A cet effet, il est demandé aux postulants de débourser la coquette somme de 120 000 Fcfa pour les frais médicaux uniquement. Une somme jugée élevée par des internautes, pour qui ce critère peut paraître rédhibitoire pour les économiquement faibles, qui auraient voulu postuler.
Approché par un confrère pour en avoir le cour net, le ministre en charge du département qui organise ce concours, Alain Richard Donwahi, s'est expliqué sur l'affaire. Selon le ministre des Eaux et Forêts, les examens médicaux exigés sont de l'ordre de 300 000 Cfa dans les hôpitaux et autres centres de santé. Le coût qui affole la toile est donc moindre, à comparer à ce qu'il aurait fallu que chaque candidat débourse dans des centres de santé autres que celui qui a été agréé, laisse sous-entendre Alain Donwahi.
D'autre part, le ministre explique que les candidats qui auront passé avec succès les différentes phases de recrutement vont intégrer une Unité spéciale de lutte contre la déforestation et le braconnage. « Il ne s'agit pas d'un concours des Eaux et Forêts mais d'un concours spécial de recrutement pour une brigade de lutte contre la déforestation et le braconnage », fait-il savoir. Et le ministre d'ajouter : « Ces agents sont recrutés sur les mêmes critères que ceux de la Force spéciale et formés par la Force spéciale ».
Toujours selon lui, ce sont 2800 postulants sur 38 000 au départ, qui vont subir des tests approfondis et une formation commando, à l'issue desquels seulement 650 vont être en définitive recrutés. Déjà, pour en arriver aux 2800, il a fallu retenir 8000 qui ont subi des tests médicaux. Ceux-là provenaient d'un groupe de 15 000 personnes qui avaient été retenues sur les 38 000 ayant fait acte de candidature. Et cela, après des tests dits ordinaires. Voilà qui devrait éclairer la lanterne de ceux qui trouvaient excessifs les 120 000 Fcfa réclamés à chacun des candidats au titre des frais médicaux.Karine Koré
Rédigé par: Abd'Latif Mofrey Sy Savane   le: Vendredi 6 Septembre 2019
Vivement que M.le Ministre pour lequel j'ai beaucoup de respect, retire immédiatement cette décision. Elle est subtile, impopulaire et sujette à discutions. Il serait plus correcte et même honnête de faire faire la visite médicale uniquement aux candidats retenus définitivement. Les inaptes seront remplacés au fur et à mesure par les autres les surplus d'admis. J'en appelle aussi à la vigilance du Premier Ministre et des Parlementaires sur le mal fondé d'une force spéciale formée par les forces spéciales. La Sécurité risque de se retrouver dans un imbroglio non maîtrisable. Je sais de quoi je parle pour avoir servi à la Gendarmerie pendant 37 ans. Que les responsables de la sécurité en CIV rejettent systématique cette idée qui fera plus de mal que de bien à notre chère Côte d'Ivoire...Sait en sée!!!
Rédigé par: Abd'Latif Mofrey Sy Savane   le: Vendredi 6 Septembre 2019
Vivement que M.le Ministre pour lequel j'ai beaucoup de respect, retire immédiatement cette décision. Elle est subtile, impopulaire et sujette à discutions. Il serait plus correcte et même honnête de faire faire la visite médicale uniquement aux candidats retenus définitivement. Les inaptes seront remplacés au fur et à mesure par les autres les surplus d'admis. Ce n'est pas compliqué M. le Ministres. J'en appelle aussi à la vigilance du Premier Ministre et des Parlementaires sur le mal fondé d'une force spéciale formée par les forces spéciales. La Sécurité risque de se retrouver dans un imbroglio non maîtrisable. Je sais de quoi je parle pour avoir servi à la Gendarmerie pendant 37 ans. Que les responsables de la sécurité en CIV rejettent systématique cette idée qui fera plus de mal que de bien à notre chère Côte d'Ivoire...Sait en sée!!!
Rédigé par: papus   le: Vendredi 6 Septembre 2019
Certes notre Ministre est un Fils a Papa ne avec une cuillere en or dans la bouche,mais il n'est pas sans ignorer que le SMIG en CI est de 60 mille CFA,comment peut-on demander a un chomeur de payer 120 mille cfa au titre d'un concours ou il n'est meme pas sur d'etre admis? S'il est anime de bonnes intentions qu'il oriente les candidats dans les centres de sante de la police et de la defense qui ont une expertise averee en la matiere d'examens medicaux des concours.
Rédigé par: Rk225   le: Vendredi 6 Septembre 2019
Pourquoi faire payer 120.000 frs aux 2.100 enfants de pauvres qui ne seront pas retenus. Sans risques de se tromper 99% des postulants sont issus des 40% de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté car seuls les enfants des pauvres arrêtent les études au niveau BEPC. Cette anarque interpelle Gon qui nous rabâche les oreilles avec son slogan "année du social"
Rédigé par: nas   le: Vendredi 6 Septembre 2019
JC DJANDAN RECTIF: le joli pactole en question n'est pas pour les caisse de l'état c plutôt pour les caisses de la POLICLINIQUE FARAH et !!
Rédigé par: papus   le: Vendredi 6 Septembre 2019
Nos Ministres ont vraiment l'imagination fertile pour escroquer leurs concitoyens,je ne serai pas surpris de voir son collegue des Mines recruter aussi une brigade speciale pour lutter contre l'orpaiilage clandestin.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Jeudi 5 Septembre 2019
Il y a suffisamment d'hôpitaux militaires bien équipés en Côte d'Ivoire (et de médecins militaires ivoiriens bien formés), pour faire passer des visites médicales aux futures unités militarisées. On n'a pas besoin de s'arranger à 120 000CFA par candidat avec de petites structures médicales de la place. Comment ces médecins privées d'ailleurs vont-ils pouvoir évaluer les aptitudes médicales et psychologiques qu'on doit avoir pour être sélectionné dans les Forces Spéciales (qui sont des forces militaires d'élite). Cela ressemble vraiment à une mauvaise plaisanterie. C'est de l'amateurisme ou quoi ?
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 5 Septembre 2019
"Awoulaba Cool" je suis tout à fait d'accord, ces soi-disant "forces spéciales" ne sont qu'un gadget. Pour lutter réellement et efficacement contre la déforestation, ce dont on a besoin ce n'est pas de nouvelles unités (source de corruption supplémentaire) mais de volonté politique réelle.
Rédigé par: Awoulaba Cool   le: Jeudi 5 Septembre 2019
La déforestation est due déjà l'implantation illégale et clandestine de populations allogènes venues des pays sahéliens voisins. C'est ce que le gouvernement lui-même a déclaré. Pour les expulser de nos forets, la gendarmerie nationale de Côte d'Ivoire peut le faire, s'il y a une volonté politique d'exécuter les décisions de Justice qui expulsent ces clandestins des forêts ivoiriennes. FORESTIER DE LAHOU: On n'a pas besoin de Forces Spéciales pour lutter contre la déforestation.
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 5 Septembre 2019
Bi Michel: Aucune structure privée (prélevant 120 000 par tête) ne peut organiser la visite médicale des Forces Spéciales. Cela ne se fait dans aucun pays sérieux. La Côte d'Ivoire doit pouvoir s'inspirer des meilleures pratiques internationales et non pas improviser. Soyons un pays sérieux et rigoureux!
Rédigé par: KGP   le: Jeudi 5 Septembre 2019
Un recrutement d'agents de l'état ivoirien, il faut débourser 120.000 FCFA pour y postuler, on aura tout vu dans ce pays. En Côte d'Ivoire, il existe au moins 5 hôpitaux militaires dont deux avec un très grand plateau technique (HMA et Bouaké). Puisqu'il s'agit d'un recrutement paramilitaire pourquoi ne pas confier la visite médicale à ces deux structures de l'état pour minimiser les coûts ? En plus, les médecins militaires ne sont ils pas mieux qualifiés et plus professionnels pour faire ce travail ? A mon humble avis, Donwahi Alain a d'autres calculs en tête. C'EST DOMMAGE !
Rédigé par: BI MICHEL   le: Jeudi 5 Septembre 2019
M Lago Tapé quand l'administration organise la visite médicale on parle de corruption que nous décrions tous. On confie à une structure privée y a encore à redire. Ceux qui ont pris cette décision sont dans l'opérationnel (ont donc l'expérience du passé) et donc savent les raisons mieux que nous autres.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 5 Septembre 2019
J'ai de très grands doutes quant à la réalité de la volonté de lutter contre la déforestation. Tout le monde sait que la déforestation, le braconnage et les installations clandestines sont le fait des soi-disant forestiers, soit directement, soit indirectement par la corruption. Qui que vous soyez, si vous disposez d'un espace boisé, surtout ne faites pas appel à eux (Sodefor & Cie) pour l'entretenir, c'est là que vos ennuis vont commencer !
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 4 Septembre 2019
Bi Michel: Il n'existe pas de consensus sur la définition de ce qui constitue une force spéciale. La grande variété de ces unités spéciales dans le monde, les différentes utilisations que les pays en font et les nombreuses façons d'organiser les forces armées rendent difficile l'établissement de caractéristiques spécifiques permettant de déterminer systématiquement quelles forces sont des forces spéciales. Cependant, les travaux académiques touchant ce domaine ont permis de déceler certaines caractéristiques propres aux forces spéciales. Plusieurs auteur(e)s ont tenté de les définir en déterminant ce qui les distingue des forces conventionnelles. L'historien australien D.H. Horner par exemple, considère que les forces spéciales sont composées, d'une part, par les forces « qui jouent des rôles opérationnels qui ne sont pas normaux pour les forces conventionnelles » (D.H. HORNER 1989), et, d'autre part, par les forces hautement entraînées et polyvalentes chargées d'appuyer des opérations contre-insurrectionnelles, de guérillas ou de guerres non conventionnelles. Le stratège Colin Gray va plus loin dans ce sens en affirmant que si les forces spéciales se distinguent des forces conventionnelles, c'est parce qu'elles « entreprennent des missions que les forces régulières ne peuvent pas effectuer ou bien ne peuvent effectuer à un coût acceptable » (C.S. GRAY 1996). Les missions des forces spéciales sont donc grandement variées et se distinguent clairement des missions effectuées par les forces conventionnelles. Une chose est sûre, ce n'est pas une clinique privée de la place dans laquelle on paye 120 000 CFA/tête qui peut juger de l'aptitude médicale et psychologique d'un futur élément d'une Force Spéciale. Il faut donc que ce soient des médecins militaires qui fassent le travail. Les propos de ce ministre ne sont ni convaincants, ni sérieux!
Rédigé par: BI MICHEL   le: Mercredi 4 Septembre 2019
on parle d'une prestation d'une clinique privé d'où vient que vous parlez de caisse de l'état ? soignons lucide
Rédigé par: JC DJADAN   le: Mercredi 4 Septembre 2019
336.000.000f CFA en frais médicaux dans les caisse de l'état pour ne retenir que 650 au final. Joli pactole dans les caisse de l'Etat...