Obsèques du roi du coupé-décalé : Le témoignage exclusif des auteurs de la profanation du corps de Dj Arafat
lebanco.net - Publié le: 31-08-2019 - Mise-à-jour le: 01-09-2019 - Auteur: Karine Koré
Obsèques du roi du coupé-décalé : Le témoignage exclusif des auteurs de la profanation du corps de Dj Arafat
A peine leur sale besogne accomplie, les auteurs de la profanation de la tombe de Dj Arafat, parlent des motivations ayant guidé leur acte de vandalisme. Dans des enregistrements qui circulent, ils retracent ce qui s'est passé au cimetière ce samedi 31 août 2019, dès après l'inhumation.
« On est rentrés au cimetière. On a gbôlô( cassé) la tombe. J'étais sur les lieux. Ce n'est pas « on-dit » », relate l'un d'eux. Et un autre d'ajouter : « On a décalé ( sorti) le cercueil. Je jure que ce n'est pas Yôrô (diminutif de Yôrôbô, l'un des nombreux surnoms de Dj Arafat, ndlr). C'est un mannequin qui est dans le cercueil là ». Comme pour confirmer les propos du précédent, un autre renchérit : « Tous les habits qui étaient sur lui ont été enlevés pour voir les tatouages de Yôrô. Il n'y avait pas de tatouage. Ce n'est pas lui. Les tatouages de Yôrô ne peuvent pas disparaître ! ».
Une certitude partagée par un autre « Chinois » : « Le môgô ( jeune homme) qui est ici, ce n'est pas Yôrô, mon frère. Ce n'est jamais lui-même ! ». C'était donc bien pour lever tout doute sur le corps qui est dans le cercueil que des fans de Dj Arafat sont allés jusqu'à vandaliser son tombeau.
Interrogé sur la question, un sociologue juge cette attitude des « Chinois » normale. « C'est une étape normale dans le vécu du deuil d'un individu. C'est une étape qu'on appelle le déni. On se dit que la personne qu'on aime ne peut pas mourir (......) Et vu que certains ont été tenus éloignés de cette étape, ils en sont encore à cette étape », explique-t-il.
Puis le sociologue de poursuivre : « D'un point de vue profanation, cela peut être perçu comme grave. Mais pour moi, c'est une étape qu'on pourrait considérer comme normale dans le processus de vécu du deuil des individus ». Toujours est-il que la profanation de la tombe de Dj Arafat, juste après son inhumation au cimetière de Williamsville à Abidjan, continue de susciter l'indignation d'une frange de la population.
Karine Koré
 
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 2 Septembre 2019
La mort de DJ Arafat offre à la société ivoirienne, l'occasion, passée l'émotion, d'engager une réflexion profonde sur notre irresponsabilité vis à vis des lois que le parlement vote et que personne ne respecte. Ainsi donc, nous observons tous (en silence) l'indiscipline notoire des automobilistes (particuliers, "Gbakas", Woro-woro, taxi-compteurs) et des motards sur nos routes qui va de pair avec le laxisme et la corruption de nos forces de l'ordre. Qui ne savait pas, à Abidjan, depuis des mois, que DJ Arafat et ses amis motards ne respectaient aucune règle du code de la route ? Qu'ils se livraient, en pleine agglomération, particulièrement sur les routes d'Angré, à des acrobaties dangereuses, en mettant au passage, leur vie et la vie des autres, en danger ? Combien de morts et d'handicapés à vie, la conduite sans respect du code de la route a causé dans notre pays ? (Selon les Nations Unies et la Banque mondiale, notre pays a l'un des taux les plus élevés au monde d'accidents de la route et de tués).Et pourtant, ici, on ne respecte plus le port de la ceinture de sécurité, le port du casque, les feux tricolores, la limitation de vitesse, les règles de priorité et beaucoup d'automobilistes roulent la nuit sans phare. D'autres roulent saoulés et/ou drogués). Qui ne savait pas que, si aucune mesure urgente n'était prise, les funérailles de DJ Arafat samedi allait être l'occasion de nombreux autres drames? Car ses fans parmi les plus excités, se préparaient à beaucoup d'excès et de débordements à l'occasion de ces funérailles? Pourquoi alors est-ce que le cimetière n'était-il pas surveillé (avant que la tombe d'Arafat ne soit profanée) ? Les vidéos de l'accident et la récapitulation de la vie pleine de frasques de DJ Arafat nous conduisent à une seule conclusion: C'est l'irresponsabilité de toute la société ivoirienne (y compris de ceux qui le "couvraient" et de ses "amis" qui le suivaient) qui a tué DJ Arafat. Ce qui ne l'exhonore pas de sa propre responsabilité.
Rédigé par: papus   le: Samedi 31 Août 2019
Tout a fait d'accord avec l'analyse du sociologue c'est nous sans doute plus soucieux du respect des normes ou codes de la vie qui ne comprenons pas leurs comportements macabres. Au deces de JOHNNY HALIDAY sa famille avait vite compris qu'il fallait inhumer l'homme dans tres loin de ces fans dans l ile de ST-MARTIN afin d eviter ce genre d'hysterie. C'etait previsible avec toutes les rumeurs folles qui ont circule, nos forces auraient du anticiper de tels comportements en securisant le lieu.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Samedi 31 Août 2019
La bêtise de ces jeunes soi-disant "mélomanes" est incommensurable et sans limites. Aucun respect, aucune tenue, il n'y a rien à en tirer. Voilà toute une jeunesse qui est perdue pour la Côte d'Ivoire.