Economie/ TICAD: Bruno Koné « vend » Abidjan au Japon
lebanco.net - Publié le: 28-08-2019 - Mise-à-jour le: 28-08-2019 - Auteur: Karine Koré
Economie/ TICAD:   Bruno Koné « vend » Abidjan au Japon
Le ministre ivoirien de la Construction, du Logement et de l'Urbanisme, Bruno Koné, a exposé au Japon les initiatives prises par le gouvernement pour développer Abidjan. C'était à l'occasion d'un panel qui s'est tenu en prélude à l'ouverture de la 7econférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique( Ticad 7), le mercredi 28 août 2019.
Invité à partager l'expérience ivoirienne en matière de développement urbain durable, Bruno Koné a instruit l'auditoire sur les stratégies envisagées par la Côte d'Ivoire pour assurer le développement durable et harmonieux de la ville d'Abidjan. Il a mis en avant l'importante contribution de la communauté internationale dans le succès de ces plans de développement d'Abidjan. Bien avant, il a fait une large présentation de la capitale économique ivoirienne.
Notons que le ministre ivoirien de la Construction, du Logement et de l'Urbanisme, a animé ce panel avec ses pairs d'Abuja, Kinshassa et Dar Es Salam. Tous représentaient de futures mégalopoles dont les populations pourraient atteindre 10 millions d'habitants en 2050.
Bruno Koné fait partie d'une délégation d'officiels ivoiriens à la 7eTicad, conduite par le Premier ministre Amadou Gon.
Karine Koré
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Jeudi 29 Août 2019
Oui FORESTIER: C'est une catastrophe écologique ce qui se passe à Sassandra dans l'indifférence des pouvoirs publics
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 29 Août 2019
"Diarrasse Napie" merci de défendre les zones touristiques du Sud Ouest, complètement sinistrées par l'abandon et l'état désastreux des routes. Toutefois, s'agissant de Sassandra, il faut savoir que le site est en train d'être complètement défiguré par les Japonais, qui veulent l'utiliser comme base pour la pêche industrielle du thon, cela dans l'indifférence générale. Quant à l'insalubrité, elle n'est, hélas, pas l'apanage exclusif d'Abidjan, Sassandra étant chroniquement envahi par les fumées et par des essaims de mouche du fait du fumage artisanal (mais à l'échelle industriel) du poisson auquel se livre une majorité de la population (dans certains quartiers, chaque maison possède plusieurs fours), tout cela en utilisant du bois de mangrove.
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Mercredi 28 Août 2019
Parlons bien et parlons vrai, monsieur le ministre: "Développement urbain durable et harmonieux d'Abidjan" qu'est-ce que cela veut dire concrètement? Abidjan est sale, certes! Mais la Côte d'Ivoire ne se résume pas déjà Abidjan. Laissons Abidjan et partons au sud-ouest de notre pays, là où se trouvent nos plus belles plages qui, dans un passé (pas très) lointain, attiraient des touristes. On peut dire que le Sud-Ouest a été complètement été abandonné. Il n'y a même plus de bonnes routes pour s'y rendre. Et si on tient à s'y rendre malgré tout, on risque aussi de rencontrer des "coupeurs de routes"...Et par exemple, une très belle ville comme Sassandra est devenue n'importe quoi. Et, on nous parle aussi de développement du tourisme dans ce pays ! (Et le ministre du tourisme lui aussi voyage comme Bruno Koné pour soi-disant vanter la politique touristique de la Côte d'Ivoire.). Est-ce que nous sommes sérieux en Côte d'Ivoire ? Nous voulons qu'un touriste vienne ici pour admirer quoi ? Nos ordures ? Nos lagunes pourries ? Nos plages et bords de mer pleins de détritus? Nos villes sans espace vert et sans jardins publics? Les hommes ivoiriens qui pissent sans honte dans les rues avec leurs p-n-s en l'air? Réveillons-nous avant qu'il ne soit trop tard.
Rédigé par: Y K   le: Mercredi 28 Août 2019
Dans notre pays, l'esthétique et la propreté de nos cités sont les cadets des soucis de nos édiles (maires et députés). Apparemment, la seule chose qui les intéresse, c'est d'encaisser le maximum de taxes, et pour cela, il faut installer le maximum de commerçants, partout, le long des principales voies... Dans ce pays, tout le monde veut être commerçant, et personne ne peut dire à qui que ce soit qu'il y a des endroits réservés à cela. J'ai travaillé quelques années en Tunisie avec la BAD. Et l'une des choses qui m'a le plus frappe en Tunisie est la propreté des villes et les espaces verts. Chaque ville tunisienne a son boulevard de l'Environnement. Et l'on m'a raconté que le maire de la ville d'Hammamet fut limogé un jour par l'ex président Ben Ali sur le champs, parce qu'il avait trouvé la ville sale. Dans notre pays, la saleté ne dérange strictement personne, et l'on vit avec, dedans, à côté, sans état d'âme. Nous adorons nos ordures ; c'est pour cela que nous n'avons jamais interpellé nos Autorités face à cette situation. Et nos Autorités adorent aussi leurs ordures. Nous avons tous grogné ici parce que les factures d'électricité avaient pris l'ascenseur et quand le ministre Gaoussou Touré des Transports avait voulu changer nos permis de conduire. Mais personne à Adjamé, Abobo, Bingerville, Koumassi, Dabou, nulle part, ne grognera un jour parce qu'on le laisse vivre dans la saleté. Nous avons manifesté la plus totale indifférence devant le spectacle de l'ancienne maison d'Houphouët-Boigny et le siège historique du Pdci-Rda à Treichville transformés en dépotoirs. Lorsque nos élites visitent les villes du Maroc et de la Tunisie ou en Europe et en Amérique du Nord, elles ne manquent pas de s'extasier sur leur propreté. Mais de retour chez elles, cela ne les intéresse absolument pas de chercher à rendre leurs villes aussi propres et belles que celles qu'elles ont visitées. Parce qu'une ville ordonnée, propre, fleurie, c'est une affaire de blancs.La saleté c'est ici.
Rédigé par: Awoulaba Cool   le: Mercredi 28 Août 2019
C'est quoi finalement l'émergence ? Peut-on atteindre l'émergence sans propreté, ni hygiène ? Peut-on être sale et en mauvaise santé et vivre dans des villes polluées et sales, dans un environnement encrassé, encombré de détritus et parler d'émergence parce que le taux de croissance est entre 8% et 10% ? Certainement pas. La santé, c'est aussi bien l'hygiène personnelle (corporelle et « domiciliaire ») et la discipline aussi, ainsi que la propreté publique dans les rues, les hôpitaux, les restaurants et "maquis", les écoles, les marchés, les bureaux.etc...Le traitement des ordures et des eaux usées des grandes villes n'est pas une mince affaire, nulle part dans le monde. Mais ça se complique encore advantage, si les ivoiriens ne mettent pas la main à la pâte en nettoyant chez eux, leur quartier, en ne jetant pas les déchets en tout genre dans les canniveaux, dans la lagune et dans la mer...Les mairies ont des budgets pour gérer les immondices et certaines mairies travaillent bien comme celle de Bouaflé par exemple, mais quelle que soit leur ardeur à la tâche, lorsque plusieurs millions de citadins et de villageois jettent quelques centaines de grammes de plastique ou des résidus organiques, chaque jour que Dieu fait, dans la nature ou pissent comme les chiens sur la voie publique, on n'émerge pas. On sombre. On coule. On croule. On se noie sous la masse de crasse. Et on étouffe en raison de la puanteur...C'est ainsi qu'on deviant un pays de m--de!
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mercredi 28 Août 2019
Comment font les autres pays pour ne pas avoir des montagnes d'ordures à ne pas savoir quoi en faire ? Les techniques existent pour les détruire et même à en tirer profit, mais apparemment, certains chez nous trouvent un intérêt à ce que les choses restent en l'état, sans se soucier de la santé des millions de personnes. Et nous autres habitants de cette ville, puisque visiblement le milieu dans lequel nous nous sentons le mieux est celui des ordures, de la saleté et nous ne trouvons rien à dire. Prenez n'importe lequel des quartiers d'Abidjan, n'importe laquelle de nos villes. La première chose qu'un visiteur remarque, ce sont les ordures jetées et abandonnées dans les rues. Et les "cochons" que nous sommes devenus ne les remarquent même plus, ne les sentent plus. Yamoussoukro, la ville du « père fondateur » qui est notre capitale officielle, est elle aussi envahie par les ordures ; les beaux lacs qui y avaient été créés sont abandonnés et en train de mourir. Est-ce que le peuple ivoirien est sérieux ? Qu'avons-nous fait de notre forêt ? Nous l'avons consciencieusement détruite, les espèces animales qui y vivaient ont disparues. L'année dernière, à cette même époque, je suis allé avec ma famille dans le parc de la Comoé qui est l'un des plus grands d'Afrique de l'Ouest. Nous n'y avons rencontré aucun animal, en dehors de quelques petits singes et une antilope aperçue de très loin. Au sud, les forêts classées et parcs sont tous occupés par des planteurs de cacao venus des pays sahéliens pour la plupart et qui occupent illégalement la forêt classée. Sous Laurent Gbagbo, on avait même failli détruire la forêt du Banco, l'une des plus belles forêts de ce continent et qui permet aux habitants d'Abidjan de respirer un air pas trop pollué. De quelle politique de la ville le ministre Bruno Koné est-il en train de parler? Il vend du vent aux japonais!
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 28 Août 2019
Vraiment quand on voit comment nos villes ivoiriennes se développent en totale anarchie et sont sales (Abobo par exemple est une "poubelle à ciel ouvert")., alors je me demande bien quel Abidjan, le ministre est allé vendre au Japon ? Il faut d'abord bien travailler avant de chercher à vendre Abidjan. Pour cela, il faut d'abord et avant tout régler les problèmes du transport Abidjanais (éradiquer la criminalité des "gnambros" , régler les problèmes de voirie, de ramassage, recyclage et valorisation des déchets, entretenir et sécuriser nos marchés publics qui brulent trop souvent et qui sont sales. En plus, Abidjan n'a plus du tout de jardins publics et des espaces verts, ni de bibliothèques de quartiers. Abidjan n'a pas de toilettes publiques et les Abidjanais pissent partout la "quéquette" en l'air en pleine rue. La belle lagune Ebrié sur laquelle des vacanciers venaient faire du ski nautique dans la baie de Cocody ? Nous l'avons laissée pourrir tranquillement. Et c'est lorsque la baie de Cocody a failli se fermer totalement pour devenir un champ de bananiers que nous sommes allés chercher des Marocains pour y mettre du béton partout: une vraie catastrophe écologique. Pendant ce temps que faisons-nous des autres lagunes ? Allez voir celle de Bingerville, du côté du quartier Gbagba et vous comprendrez. On y déverse toutes les eaux usées de Bingerville, on a installé sur ses pourtours des porcheries, elle est totalement polluée et elle est en train de mourir. Lorsqu'elle sera totalement inutilisable et invivable pour ses riverains, nous irons chercher à nouveau des Marocains, ou des martiens cette fois-ci, pour venir essayer de nous la rendre à nouveau propre. Le plus simple n'est-il pas d'éviter de salir la lagune ? Notre décharge se trouvait à Akouédo, laquelle cité est aujourd'hui en plein milieu de la ville. Bref, qu'est-ce que Bruno Nabagné Koné est allé faire au Japon? Vendre le développement durable et harmonieux d'Abidjan? De qui se moque-t-on?