Côte d'Ivoire / Loi sur la CEI : Voici ce qui change dans la composition du bureau central
lebanco.net - Publié le: 11-08-2019 - Mise-à-jour le: 11-08-2019 - Auteur: JS Dagou
Côte d'Ivoire / Loi sur la CEI : Voici ce qui change dans la composition du bureau central
La loi n°2019-708 sur la Commission Electorale Indépendante (CEI) a été promulguée par le président de la République, comme il l'a promis lors de son message à la Nation du 6 août 2019. Le texte a  été rendu public.
On y note que la Commission centrale sera composée d'un représentant du président de la République, d'une personnalité proposée par le ministre chargé de l'Administration du territoire, de six personnalités de la société civile, d'un magistrat, de trois membres du parti au pouvoir et trois membres de l'opposition. Soit un total de 15 membres.
 
A l'échelle régionale et départementale, chaque Commission locale sera composée d'un membre proposé par le préfet de région ou le sous-préfet et de six personnalités, dont trois issues du parti au pouvoir et trois de l'opposition. Cette nouvelle composition reste contestée par une frange de l'opposition, qui a de nouveau saisi la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, celle-là même qui avait ordonné aux autorités ivoiriennes de procéder à un rééquilibrage de la Cei, jugeant sa précédente composition favorable au parti au pouvoir.
 
J .S .Dagou
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 14 Août 2019
"BI MICHEL" tes propos sont à la fois clairs et stupides. Si, comme tu l'affirmes, la société civile c'est synonyme d'opposition, cela signifie clairement que Ouattara n'a plus de légitimité et qu'il doit quitter immédiatement.
Rédigé par: BI MICHEL   le: Lundi 12 Août 2019
N'oublier pas d'ajouter société civile a l'opposition car c'est ça la vérité sinon on enlève société civile dedans. En plus s'il t'a égalité pouvoir opposition soyez sûr que cette cei sera bloqué en permanence. Dans ce cas on ira dans une crise à la fin du mandat du président actuel. C'est ce que recherche l'opposition
Rédigé par: Beugré Julien   le: Lundi 12 Août 2019
Je suis majoritaire : Rendons donc notre CEI neutre!
Rédigé par: Beugré Julien   le: Lundi 12 Août 2019
Avant les élections de 2020, j'irai en exil avant. Puisque les causes qui ont causé tant de morts et en 2010 et les élection de Bassam sont toujours réunies.
Rédigé par: Diarasse Napie   le: Lundi 12 Août 2019
La question électorale est très sensible à cause des conséquences dramatiques des crises électorales de 2000 (100 morts et un charnier à Yopougon) et 2010 (plus de 3000 morts). Mais, les autorités politiques ne veulent pas d'une CEI complètement indépendante. Est-ce l'ombre d'une crise électorale qui plane déjà sur la présidentielle de 2020? Nous prions tous pour que tout se passe dans la paix. La Côte d'Ivoire a besoin d'élections apaisées.
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 12 Août 2019
La loi réformant la Commission Électorale Indépendante (CEI) a été adoptée par l'Assemblée nationale (124 voix contre 78) le 30 juillet dernier. La commission centrale de la CEI, passe de 17 à 15 membres et sera composée d'un représentant du chef de l'État, d'un du ministère de l'Intérieur, d'un du Conseil national de la magistrature, de six représentants de la société civile, de trois représentants du parti au pouvoir et, enfin, de trois autres pour les partis de l'opposition. Une réforme dénoncée à la fois par l'opposition mais aussi par de larges composantes de la société civile ivoirienne. Ont-ils raison de contester la nouvelle CEI ? La loi sur la réforme de la CEI ne traite pas les lacunes qui lui étaient reprochées. En effet, les politiques sont surreprésentés avec 9 représentants (6 pour le pouvoir et 3 pour l'opposition) sur les 15. Autrement dit, la CEI demeure ainsi toujours politisée, ce qui nuit à son indépendance et, partant, à sa crédibilité. Il est clair que les représentants des partis politiques, malgré leurs slogans, ne font que défendre les intérêts de leurs partis, et ce même aux dépens de la démocratie. Ainsi, en 2010, des représentants du pouvoir avaient bloqué la proclamation des résultats refusant la défaite de leur candidat. Par ailleurs, on note un déséquilibre de représentation dans la commission centrale de la CEI en faveur du pouvoir qui compte 6 membres (1 représentant du chef de l'État, 1 du ministère de l'Intérieur, 1 du Conseil national de la magistrature, 3 du parti au pouvoir) contre 3 pour les partis politiques de l'opposition. Cela se traduit aussi dans les commissions locales où il y a 4 représentants du pouvoir contre 3 de l'opposition. Grâce à sa surreprésentation, le pouvoir pourra être le maître du jeu.